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Diocèse de Blois

23e dimanche A - 10 septembre 2017

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1ère Lecture : Ez 33, 7-9

La parole du Seigneur me fut adressée : « Fils d’homme, je fais de toi un guetteur pour la maison d’Israël. Lorsque tu entendras une parole de ma bouche, tu les avertiras de ma part. Si je dis au méchant : ‘Tu vas mourir’, et que tu ne l’avertisses pas, si tu ne lui dis pas d’abandonner sa conduite mauvaise, lui, le méchant, mourra de son péché, mais à toi, je demanderai compte de son sang. Au contraire, si tu avertis le méchant d’abandonner sa conduite, et qu’il ne s’en détourne pas, lui mourra de son péché, mais toi, tu auras sauvé ta vie. »

Commentaire :

La responsabilité du prophète est clairement définie dans ce passage du livre d’Ézéchiel. Son rôle s’apparente à celui du guetteur qui avertit la ville du danger.

Le prophète prévient les fils d’Israël que leur conduite les conduit à la mort. S’il ne le fait pas, il porte une lourde responsabilité dont il devra rendre des comptes devant Dieu.

François Brossier

2ème lecture : Rm 13, 8-10

Frères, n’ayez de dette envers personne, sauf celle de l’amour mutuel, car celui qui aime les autres a pleinement accompli la Loi. La Loi dit : Tu ne commettras pas d’adultère, tu ne commettras pas de meurtre, tu ne commettras pas de vol, tu ne convoiteras pas. Ces commandements et tous les autres se résument dans cette parole : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. L’amour ne fait rien de mal au prochain. Donc, le plein accomplissement de la Loi, c’est l’amour.

Commentaire :

Dans le paragraphe précédent, Paul a exhorté les chrétiens à payer les impôts, les taxes et les dettes pour mener une vie irréprochable aux yeux des non-chrétiens. La seule dette qu’il faut garder, c’est celle de l’amour du prochain. Là est le parfait accomplissement de la Loi. Paul est bien dans la droite ligne de l’enseignement de Jésus (Mt 22,39-40).

François Brossier

Evangile : Mt 18,15-20

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. S’il ne t’écoute pas, prends en plus avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins. S’il refuse de les écouter, dis-le à l’assemblée de l’Église ; s’il refuse encore d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain. Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel. Et pareillement, amen, je vous le dis, si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux. En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. »

 

Commentaire :

Prenons garde au contexte : le chapitre 18 de Matthieu concerne la vie interne de la communauté des disciples. C’est dans ce cadre de l’accueil des faibles et des égarés que se pose le problème de l’égaré qui refuse d’entendre ses frères : une telle persistance dans le refus d’entendre les mises en garde ne signifie-t-elle pas que le fautif s’est de lui-même exclu de la communauté dont il prétendait faire partie.

Il ne faut pas forcer le fait que Jésus demande de considérer cet exclu comme un païen et un publicain. Jésus a suffisamment montré sa sollicitude pour eux. Cela veut dire que l’égaré se place en position d’exclu lorsqu’il refuse d’écouter l’ensemble des membres de la communauté. Il ne s’agit pas d’une loi à appliquer sans discernement : c’est dans la prière et la communion fraternelle seulement que ce problème du frère qui s’est exclu peut se traiter.

Ce qui est grave dans l’attitude du pécheur public, c’est que, par là, il met en cause l’Église et son rôle de témoin de l’Évangile.

François Brossier