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Diocèse de Blois

Nativité du >Seigneur B - Aurore 25 décembre 2017

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1ère lecture : Is 62/11-12

Voici que le Seigneur se fait entendre jusqu’aux extrémités de la terre : Dites à la fille de Sion : Voici ton Sauveur qui vient ; avec lui, le fruit de son travail, et devant lui, son ouvrage. Eux seront appelés « Peuple-saint », « Rachetés-par-le-Seigneur », et toi, on t’appellera « La-Désirée », « La-Ville-qui-n’est-plus-délaissée ».

Commentaire :

Dans ce passage d’Isaïe, nous sommes bien après le retour d’Exil à Babylone. Les habitants de Jérusalem ont rencontré bien des obstacles pour la reconstruction de Jérusalem et le rétablissement du culte dans le Temple. Leur déception est grande. Mais le prophète leur rappelle la fidélité de Dieu à ses promesses et redonne l’espérance à Jérusalem qui s’appellera symboliquement : « La-ville-qui-n’est-plus-délaissée. »

La fidélité de Dieu à ses promesses se vérifie définitivement dans la naissance de Jésus, Fils de Dieu fait homme.

François Brossier

2ème lecture : Tit 3 /4-7

Bien-aimé, lorsque Dieu, notre Sauveur, a manifesté sa bonté et son amour pour les hommes, il nous a sauvés, non pas à cause de la justice de nos propres actes, mais par sa miséricorde. Par le bain du baptême, il nous a fait renaître et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint. Cet Esprit, Dieu l’a répandu sur nous en abondance, par Jésus Christ notre Sauveur, afin que, rendus justes par sa grâce, nous devenions en espérance héritiers de la vie éternelle.

Commentaire :

La naissance de Jésus n’est pas une récompense pour nos mérites mais un acte de miséricorde de la part de Dieu. C’est le baptême qui nous fait bénéficier gratuitement de cette miséricorde en nous faisant renaître et en nous faisant vivre de l’Esprit. Fêter Noël, c’est fêter ce don gratuit de Dieu ; c’est reconnaître en l’Incarnation la manifestation de sa bonté et de son amour pour les hommes.

François Brossier

Evangile : Lc 2/15-20

Lorsque les anges eurent quitté les bergers pour le ciel, ceux-ci se disaient entre eux : « Allons jusqu’à Bethléem pour voir ce qui est arrivé, l’événement que le Seigneur nous a fait connaître. » Ils se hâtèrent d’y aller, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé.

Commentaire :

Les bergers préfigurent tous les chrétiens qui iront raconter « ce qui leur avait été annoncé, » c’est-à-dire témoigner de leur foi en Jésus le Fils de Dieu jusqu’aux extrémités de la terre. « Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers, » cela préfigure tous ceux qui au cours des siècles entendront cette Bonne nouvelle.

Quant à Marie qui « retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur », elle oriente notre lecture dans deux directions : d’une part, Marie est le modèle de la contemplation qui est aussi importante que la mission représentée par les bergers ; d’autre part, elle indique qu’il faut, à cet instant de la lecture, garder ce récit de la naissance de Jésus en mémoire car sa plénitude de sens ne sera perçue qu’à la fin de l’évangile, à la mort et à la résurrection de Jésus.

François Brossier