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Diocèse de Blois

Chronique du 8 septembre 2017

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L’ÉGLISE ET LES MIGRANTS, 1

 

Chers amis de RCF Loir et Cher et des Chroniques, je suis très heureux de vous retrouver en ces jours de rentrée, et je vous espère prêts à démontrer la vérité de la devise de RCF : « la joie se partage ! »

Dans cette chronique et les trois ou quatre suivantes, je voudrais vous proposer une réflexion sur un sujet difficile et qui suscite beaucoup de controverses, au sein même de l’Église. Il s’agit de la question des migrants.

 

Notre Pape François s’est exprimé sur ce sujet dans un message du 15 août, à cinq mois de la Journée mondiale du migrant et du réfugié qui sera célébrée le 14 janvier 2018 – et le moins qu’on puisse dire est que ses propos n’ont pas calmé les passions : parmi les catholiques eux-mêmes, beaucoup se sont dits troublés par les propositions qu’il formule, voire franchement hostiles. Il vaut donc la peine d’y regarder de plus près.

 

Je vous invite en somme à adopter une attitude à laquelle notre époque n’est plus guère habituée, surtout avec la rapidité de la diffusion des informations : prendre du recul et avoir soin de s’informer et de réfléchir objectivement avant de juger. C’est particulièrement nécessaire sur un sujet comme celui des migrations.

 

En effet, s’il est une chose certaine, c’est que le mouvement amorcé ne s’arrêtera pas de sitôt : toutes les conditions politiques, économiques, démographiques, climatiques, sont réunies, au contraire, pour qu’il aille en s’amplifiant dans les prochaines décennies. Selon l’Organisation internationale du Travail, les personnes vivant hors de leur pays d’origine sont aujourd’hui 232 millions sur la planète, et leur nombre a augmenté de 57 millions depuis l’an 2000 ; 30% des jeunes d’Asie du Sud et d’Afrique subsaharienne souhaiteraient s’installer de façon permanente à l’étranger. Toujours selon la même source, 23 258 personnes seraient mortes ou disparues en tentant de gagner l’Europe entre l’an 2000 et l’an 2013

 

Autant de chiffres qui  appellent une réflexion approfondie. Je vous dis donc « à la semaine prochaine » pour entrer plus avant dans ce sujet.