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Aucun temps liturgique n’aurait de sens sans le Carême et le temps pascal. La première fête chrétienne, source de toutes les autres, c’est la fête de Pâques.

Fête si importante que le Carême a été inventé pour s’y préparer, et pour en permettre le déploiement dans les cinquante jours qui mènent à la Pentecôte.
 

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Blois le 24 février 2017

ENFIN LE CARÊME !

Aucun temps liturgique n’aurait de sens sans le Carême et le temps pascal. La première fête chrétienne, source de toutes les autres, c’est la fête de Pâques. Fête si importante que le Carême a été inventé pour s’y préparer, et pour en permettre le déploiement dans les cinquante jours qui mènent à la Pentecôte.

Cette année, la liturgie nous fait vivre le Carême par excellence, celui qui reproduit le chemin évangélique des catéchumènes. Après les évangiles des tentations au désert et de la transfiguration, que nous entendons tous les ans, nous nous laisserons guider par l’évangile de Jean avec le dimanche de la Samaritaine, celui de l’aveugle-né et celui de Lazare ramené à la vie par Jésus : trois paraboles de la renaissance du baptême avec l’eau vive, la sortie des ténèbres vers la lumière, et pour finir la résurrection. Trois paraboles qui forment un chemin, celui des catéchumènes qui peut redevenir le nôtre : ce chemin nous conduit du désir de la rencontre (la Samaritaine) à cette rencontre transformante du Crucifié-Ressuscité, qui surpasse tout désir (la renaissance baptismale).

Dans son message de Carême pour cette année, le Pape François nous propose un autre fil conducteur, à partir de la parabole de l’homme riche et du pauvre Lazare (Luc 16, 19-31). Mais les deux chemins se rejoignent, car il s’agit toujours d’apprendre à désirer et à voir les dons de Dieu. Le Pape nous invite à redécouvrir que la parole de Dieu est un don, et que la rencontre de l’autre est un don. Vous pouvez écrire « l’autre » avec ou sans majuscule : les deux rencontres, celle de Dieu et celle du prochain, et d’abord le plus faible et le plus fragile, celui auquel je ne fais pas attention, sont inséparables l’une de l’autre.

C’est tout le sens du Carême : nous donner faim de la Parole de Dieu pour nous ouvrir à la parole, articulée ou muette, des frères et sœurs qui sont tout près de nous. Alors chaque Carême peut redevenir, selon les mots du Pape, « un nouveau commencement, un chemin qui conduit à une destination sûre : la Pâque de la résurrection, la victoire du Christ sur la mort. »

Beau et saint Carême !