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Ce samedi soir, se déroulera dans bien des cathédrales et dans bien des églises un événement qui ne fera pas de bruit : des catholiques se retrouveront pour prier pour la vie.

Il est urgent de retrouver la parole pour défendre la vie. Faisons-le d’abord par la prière, et ensuite par l'éducation.

rcf.fr/spiritualite/le-mot-de-leveque-6 

Blois le 25 novembre 2016 

RETROUVER LA PAROLE SUR LE RESPECT DE LA VIE

Ce samedi soir, au moment d’entrer dans le temps de l’Avent, se déroulera dans bien des cathédrales et dans bien des églises de notre pays et du monde entier un événement qui ne fera pas de bruit : des catholiques se retrouveront pour prier pour la vie (à Blois, ce sera à 20 heures à Notre Dame de la Trinité – mais aussi à Montoire, Montrichard, Romorantin, Salbris).

Il s’agit là d’un appel lancé par les trois derniers papes, avec quelques tâtonnements sur le choix de la date : ce fut d’abord la fête de la visitation, c’est maintenant l’entrée en Avent. Mais le but est clair : retrouver la parole sur le drame de l’avortement, sans oublier toutes les autres atteintes au principe du respect de la vie et de la dignité humaines, de la conception à la mort naturelle.

Retrouver la parole devant Dieu d’abord : car le but de ces soirées, ce n’est pas de faire des meetings, c’est d’abord de prier. Mais aussi retrouver la parole devant les hommes : car le moyen qu’emploie sans modération notre société pour éviter qu’on parle d’un sujet qui fâche, c’est de pratiquer un terrorisme intellectuel et médiatique contre tous ceux qui essaient de l’aborder. Les stratégies sont multiples : elles commencent par la ringardisation de ces « négateurs obscènes de la modernité », comme osait dire monsieur Bartolone, pour enchaîner sur le mensonge pur et simple, comme celui de madame Rossignol qualifiant de « désinformation » le discours sur le traumatisme que provoque l’avortement chez les femmes qui le subissent, et n’hésitant pas à censurer sur le net les sites qui se proposent, justement, d’informer sur ce sujet. Et que dire de ce qui se passe en ce moment même, entre l’instrumentalisation de cette question à des fins électorales et l’épouvantail brandi par une certaine presse sous le titre plein de tact « Au secours, Jésus revient » ?

Peut-être avez-vous entendu parler de Georgina Dufoix, ministre de la santé sous François Mitterrand. Je me permets de raconter son histoire parce qu’elle le fait elle-même très volontiers. Elle était athée, et voilà qu’un jour, elle rencontre le Christ. À partir de ce moment, elle commence à relire sa vie, et pour la première fois elle fait le lien entre un avortement qu’elle avait vécu plusieurs années auparavant et une grave dépression qui s’en était suivie. Ayant compris cela, elle décide de donner son témoignage, que vous trouverez facilement sur internet. Elle le fait prioritairement auprès des jeunes, premières victimes de la banalisation des relations sexuelles et de la présentation mensongère de l’avortement comme d’un acte anodin, voire banal.

Il est urgent de retrouver la parole pour défendre la vie. Faisons-le d’abord par la prière, et ensuite par l’éducation. Ce sont les conditions nécessaires d’une nouvelle prise de conscience qui aboutira un jour, soyons-en sûrs, à des décisions politiques.