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Cette semaine et les semaines suivantes, je vous propose de nous arrêter sur la miséricorde, qui est au cœur de notre année jubilaire. La miséricorde nous met en présence de ce qu’il y a peut-être de plus divin en Dieu .

La miséricorde de Dieu n’est pas une faiblesse, mais une force. Elle n’est pas une faille dans la justice, mais une modalité de sa justice.

                                                                                                                              Blois, le 22 janvier 2016

 « La miséricorde, 1ère partie »

Cette semaine et les semaines suivantes, je vous propose de nous arrêter sur la miséricorde, qui est au cœur de notre année jubilaire. La miséricorde nous met en présence de ce qu’il y a peut-être de plus divin en Dieu ; quelque chose qui, chez nous, est souvent perçu et présenté comme une faiblesse, mais qui, en Dieu, est une capacité, un pouvoir : le pouvoir de se laisser toucher et affecter par le mal qui frappe l’homme ; et le pouvoir de guérir et de transformer ce qui semblait pour toujours perdu.

1/ Dieu se laisse toucher et affecter par le mal qui frappe l’homme.
La miséricorde commence par compatir.
La première parole de Dieu à Moïse, dont il va faire le libérateur de son peuple, est celle-ci : « j’ai vu, oui j’ai vu la misère de mon peuple ; je connais ses angoisses » (Exode 3, 7). Ce « j’ai vu et je connais » exprime le sentiment de celui qui compatit de l’intérieur à la misère de l’autre. Et cela ne vaut pas que de la misère subie, mais aussi du mal commis : devant le péché d’Israël, « mon cœur en moi se retourne, dit Dieu, toutes mes entrailles frémissent ; je ne donnerai pas cours à l’ardeur de ma colère, car je suis Dieu et non pas homme » (Osée 11, 8-9).

« Je suis Dieu et non pas homme » : répétons-le, la miséricorde de Dieu n’est pas une faiblesse, mais une force. Elle n’est pas une faille dans la justice, mais une modalité de sa justice. Dieu, pour le dire autrement, ne met pas sa justice entre parenthèses pour se montrer miséricordieux. Son but n’est pas d’amnistier, mais de pardonner. L’amnistie fait comme si le coupable n’avait pas commis de faute ; le pardon transforme le coupable en juste.

Comment la miséricorde réussit-elle à nous transformer ? C’est ce que nous considèrerons la semaine prochaine.