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Chers amis, au début de cette nouvelle année, j’avais l’intention de vous présenter mes vœux. C’est en effet par là que je commence, mais l’année est déjà bien entamée, et déjà l’actualité nous presse.

Dieu a resurgi là où on ne l’attendait pas...Pour nous chrétiens, c’est l’année de la miséricorde. Elle nous tourne vers un Dieu qui souffre de nos souffrances, qui a mal quand nous faisons le mal...

 

                    

                                                                                                                           Blois, le 8 janvier 2016

 « Début d’année et douloureux anniversaire »

Chers amis, au début de cette nouvelle année, j’avais l’intention de vous présenter mes vœux. C’est en effet par là que je commence, mais l’année est déjà bien entamée, et déjà l’actualité nous presse.

L’actualité, c’était hier la commémoration du drame du 7 janvier 2015. Comme toutes les commémorations dont Dieu est absent, elle a surtout rajouté de la mort à la mort – car la mémoire de la mort ne remplace pas l’espérance de la vie éternelle.

Mais Dieu a resurgi là où on ne l’attendait pas, sur le dessin de première page de Charlie Hebdo. Nous avons appris qui était le coupable des assassinats du 7 janvier : Dieu lui-même. Pour les athées endurcis que sont ces journalistes, cela équivaut à dire qu’il n’y a pas de coupable, puisque selon eux Dieu n’existe pas, et que les assassins, qui ont bel et bien existé, étaient innocents : voilà qui est bien étrange, vous ne trouvez pas ?

À juste titre, cette caricature a scandalisé les croyants de toutes religions. Car il est écrit : « tu ne te feras pas d’image », et « tu ne prononceras pas à faux le nom du Seigneur ton Dieu ».

Quant à ceux pour qui ces commandements n’ont aucune valeur, ils devraient se souvenir d’un autre commandement que notre société a inventé tout spécialement pour eux : « tu ne feras pas d’amalgame ». Les voilà pris en flagrant délit de violation de ce commandement sacro-saint : amalgamer le dieu fou des fous de Daesh et le Dieu des mystiques, soufis, juifs ou chrétiens, le Dieu des philosophes et des savants et le Dieu qui se fait vulnérable et petit enfant dans la crèche, voilà qui devrait coûter cher devant les tribunaux médiatiques, si notre société était cohérente avec elle-même…

Cela dit, bonne et sainte année. Pour nous chrétiens, c’est l’année de la miséricorde. Elle nous tourne vers un Dieu qui souffre de nos souffrances, qui a mal quand nous faisons le mal, et qui a mis son corps sur la croix pour que la croix puisse marquer nos corps des sacrements du pardon et de la vie.