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Depuis l’année dernière, pendant la période qui va du 1er septembre au 4 octobre, nous sommes invités à prier et à agir pour la sauvegarde de ce que tous appellent l’environnement et que les croyants appellent d’abord la

.. si nous voulons être des bâtisseurs de paix, nous sommes donc tous invités à poursuivre d’abord un patient et profond travail sur nous-mêmes, en prenant appui sur la grâce de Dieu qui ne veut jamais la guerre.

 

                                                                                                                 Blois, le  23 septembre 2016

PRIER POUR LA PAIX

Depuis l’année dernière, pendant la période qui va du 1er septembre au 4 octobre (fête de Saint François d’Assise), nous sommes invités à prier et à agir pour la sauvegarde de ce que tous appellent l’environnement et que les croyants appellent d’abord la création. C’est au beau milieu de ce temps de prière, de pénitence et d’action que vient de se tenir à Assise, à l’initiative du Pape François, une cinquième rencontre interreligieuse pour la paix.

Il ne s’agit pas là d’une simple coïncidence de dates, car nous savons tous que les changements climatiques jouent un rôle dans la précarisation des conditions de vie, et par conséquent dans les menaces qui pèsent sur la paix. Mais je voudrais m’arrêter aujourd’hui sur deux points particuliers du discours prononcé par le Pape François mercredi dernier devant 400 représentants des diverses confessions religieuses.

Lors de la première rencontre d’Assise en 1986, Saint Jean-Paul II avait précisé qu’il ne s’agissait pas de « prier ensemble », mais d’« être ensemble pour prier ». Il soulignait ainsi à la fois les différences qui ne permettent pas une prière commune, et le fait que toutes les religions ont en commun la prière, et peuvent ensemble s’appuyer sur elle.

Le Pape François précise davantage cette intuition : « Nous n’avons pas prié les uns contre les autres…, nous avons en revanche prié les uns à côté des autres, les uns pour les autres ». Alors qu’il y a 100 ans, pendant la première guerre mondiale, des nations pourtant chrétiennes priaient encore les unes contre les autres, il est bon d’entendre dire que même des religions différentes peuvent se tenir côte à côte et prier les unes pour les autres.

Sommes-nous vraiment disposés à le faire ? Et croyons-nous vraiment que c’est dans la prière que tout commence ?

Le deuxième point qui me paraît remarquable est l’insistance sur le fait que la guérison des conflits ne peut venir que de l’intérieur, parce que, dit le Pape, le mot « paix veut dire pardon qui, fruit de la conversion et de la prière, naît de l’intérieur. » De même que les guerres naissent de l’intérieur du cœur de l’homme, et non des circonstances extérieures qui ne font que leur fournir des prétextes plus ou moins crédibles, de même la paix ne peut sourdre que du tréfonds de notre cœur, de la transformation en profondeur de nos pensées et de notre agir.

À l’issue de la cinquième rencontre d’Assise, alors que touche à sa fin l’année jubilaire de la miséricorde, si nous voulons être des bâtisseurs de paix, nous sommes donc tous invités à poursuivre d’abord un patient et profond travail sur nous-mêmes, en prenant appui sur la grâce de Dieu qui ne veut jamais la guerre.