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Il est banal de comparer une nouvelle année à une page blanche. C'est bien ainsi, pourtant que nous la regardons tous.

Pour se réjouir sans réserve d’un début d’année, il faudrait pouvoir dire que quelque chose de décisif s’est produit, et que rien n’est plus comme avant. Chrétiens, nous le disons le matin de Pâques.

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Blois, le 6 janvier 2017

LE VRAI DÉBUT D’ANNÉE

Il est banal de comparer une nouvelle année à une page blanche. C’est bien ainsi, pourtant, que nous la regardons tous : telle une vie naissante, elle est pleine de promesses, et surtout, elle n’est pas encore tachée, raturée, abîmée.
« Pas encore » : nous le savons, hélas, cette virginité de l’an nouveau est de courte durée. Déjà, dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, des dizaines de personnes mouraient à Istanbul dans un terrible attentat, et, dans bien d’autres lieux, d’autres atrocités étaient commises. L’aube qui se levait sur le premier jour de l’année éclairait déjà des deuils et des souffrances.

Ainsi, il ne semble pas possible de rêver à un utopique nouveau départ, où tout serait devenu différent. Les mêmes causes sont toujours là, qui engendreront les mêmes effets. Mais faut-il pour autant désespérer, se mettre à détester les débuts d’année et leur cortège d’espoirs déçus ? Je ne le pense pas.

Il me semble simplement que le vrai début d’année, chrétiennement parlant, n’est pas le 1er janvier, mais tout simplement le jour de Pâques. Dans la nuit pascale, après la dernière lecture de l’Ancien Testament, celle qui nous promet « un cœur nouveau », le célébrant proclame : « ce qui était abattu est relevé, ce qui avait vieilli est rénové, et tout retrouve son intégrité première en Celui qui est le principe de tout, Jésus-Christ notre Seigneur ».

Pour se réjouir sans réserve d’un début d’année, il faudrait pouvoir dire que quelque chose de décisif s’est produit, et que rien n’est plus comme avant. Chrétiens, nous le disons le matin de Pâques. À l’intérieur du monde ancien, quelque chose de nouveau et de définitif a surgi, en même temps que le Christ ressuscité sortait de la nuit du tombeau.
Ce ne sont donc pas les changements de chiffres qui comptent, mais c’est le changement des cœurs. Il y a du travail, direz-vous ? Raison de plus pour ne pas perdre une minute de cette année qui commence !