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La stratégie de miséricorde de Dieu consiste à laisser le mal se déchaîner contre lui sans se laisser gagner par lui.

Jamais nous ne le percevons autant qu’en contemplant Jésus sur la croix. En lui, nous découvrons une double attitude, envers le Père et envers nous.

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                                                                                                                    Blois le 5 février 2016

« La miséricorde, 3ère partie »

3/ Dieu sauve le pécheur et le transforme en juste
La stratégie de miséricorde de Dieu consiste à laisser le mal se déchaîner contre lui sans se laisser gagner par lui. Jamais nous ne le percevons autant qu’en contemplant Jésus sur la croix. En lui, nous découvrons une double attitude, envers le Père et envers nous.

- Envers le Père d’abord : Jésus crucifié persiste jusqu’au bout dans la prière filiale alors même qu’il est abandonné et que les « douze légions d’anges » dont parle l’évangile (Matthieu 26, 53) ne viennent pas le sauver : « Père, entre tes mains je remets mon esprit ».

- Envers nous ensuite : alors que les hommes le mettent à mort, il persiste jusqu’au bout dans la prière fraternelle : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23, 33).

Concrètement, cela veut dire que sur la croix, et jusqu’au moment ultime, Jésus persiste à croire que le Père l’aime alors qu’il s’est identifié au dernier des pécheurs ; et il persiste pour la même raison à demander pardon pour les pécheurs, alors même que ce sont eux qui le crucifient.

Par conséquent, en regardant Jésus en croix, quelque chose doit se produire en nous. C’est la brisure du cœur qui fait dire au « bon larron » : « lui n’a rien fait de mal », et « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton royaume » (Luc 23, 40-41). Celui qui dit ces paroles a compris que Dieu n’est pas là où il devrait être, mais qu’il est là où nous devrions être : sur le lieu de la mort, et de la mort éternelle. Mais si Dieu, en Jésus, est venu s’établir sur ce lieu de la mort et de la séparation, c’est pour réunir à nouveau ce qui était séparé et nous donner accès à son royaume.

Ainsi, comme le dit l’apôtre Paul, « là où le péché avait abondé, la grâce a surabondé » (Romains 5, 20) : la miséricorde a vaincu le mal et la désespérance qu’il entraîne, et cela pour toujours. La croix de Jésus est la fontaine de la miséricorde.