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L'assemblée plénière des évêques de France a débuté ce matin à Lourdes, et elle s'achèvera mercredi prochain.

Le premier grand sujet abordé aujourd’hui même par notre assemblée est celui des vocations sacerdotales.

 

 rcf.fr/spiritualite/le-mot-de-leveque-6

 

 

Blois, le 4 novembre 2016 


ASSEMBLÉE DES ÉVÊQUES ET VOCATIONS SACERDOTALES

L’assemblée plénière des évêques de France a débuté ce matin à Lourdes, et elle s’achèvera mercredi prochain. Cette assemblée d’automne a longtemps été la seule, avant que ne soit introduite l’assemblée de printemps, et elle demeure la plus chargée en sujets extrêmement divers.

Le Concile Vatican II, dans son décret sur les évêques, avait demandé que soit généralisé dans les différents pays le système des conférences épiscopales, que le Concile définissait ainsi : « une conférence épiscopale est… une assemblée dans laquelle les [évêques] d'une nation ou d'un territoire exercent conjointement leur charge pastorale en vue de promouvoir davantage le bien que l'Eglise offre aux hommes, en particulier par des formes et méthodes d'apostolat convenablement adaptées aux circonstances présentes. »

La Conférence des évêques de France est un gros paquebot, dont les lourdeurs et les lenteurs peuvent avoir quelque chose d’usant, voire de démobilisant parfois. Elle n’en est pas moins un outil indispensable pour, déjà, nous rencontrer tous ensemble et nous confronter les uns aux autres (comme nous le faisons en assemblée), et pour, ensuite, être en mesure de mener une réflexion de fond sur les différents défis qui se présentent à l’Église de France.

Le premier grand sujet abordé aujourd’hui même par notre assemblée est celui des vocations sacerdotales, ce « leitmotiv ecclésial qui pique le cœur de l’Église française et inquiète les fidèles », comme le dit le journal La Croix. Mais avant de nous demander comment mieux appeler au sacerdoce, et si la crise est une crise de l’appel ou une crise de la réponse, nous aurons à nous interroger sur la prise au sérieux de la condition de disciples du Christ par les chrétiens. Je retiens à ce sujet la réflexion de l’un d’entre nous : « La crise que nous traversons n’est pas d’abord une crise des vocations, mais une crise de la vie baptismale : sommes-nous des chrétiens de don de soi, ou des chrétiens de confort ? » Voilà une belle question : évêques, prêtres ou laïcs, elle s’adresse à chacun de nous.