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Si vous n’avez pas mis les pieds dans une bibliothèque publique depuis un certain temps, vous risquez fort d’avoir des surprises.

En effet de nombreuses bibliothèques, à la recherche d’un second souffle et désireuses d’attirer de nouveaux publics, viennent d’amorcer une grande mutation

 

                                                                                                                                           Blois le 3 mars 2017

À LA RECHERCHE DU « TIERS LIEU »
Si vous n’avez pas mis les pieds dans une bibliothèque publique depuis un certain temps, vous risquez fort d’avoir des surprises. En effet de nombreuses bibliothèques, à la recherche d’un second souffle et désireuses d’attirer de nouveaux publics, viennent d’amorcer une grande mutation : ces bibliothèques, essentiellement municipales (elles sont plus de 16 000 en France) décident les unes après les autres de devenir des « tiers lieux ».

Que recouvre ce vocable de « tiers lieu » ? Une idée simple, qui préside aussi aux changements qui affectent le système scolaire : il ne faut plus que les bibliothèques soient des sanctuaires, des havres de silence, des lieux hors du monde et hors du temps, mais bien plutôt des lieux de convivialité, ou l’on pourra même, déclare triomphant un des promoteurs de la nouvelle formule, « travailler au milieu des livres ». Mais on pourra aussi, à son gré, y goûter des expositions, des spectacles, de la musique, des jeux vidéo, ou encore se livrer au « co-working », entendez au travail en groupe, pour rattraper (peut-être) ses devoirs scolaires en retard.

Si je comprends bien, ce projet novateur consiste à attirer dans les bibliothèques de nouveaux usagers pour leur proposer de venir y faire ce qu’ils faisaient déjà ailleurs : travailler éventuellement, mais aussi et surtout se divertir, « au milieu des livres » sans toutefois en ouvrir un seul. « Les cafés et les églises étant aujourd’hui moins prisés, il faut créer des tiers lieux », justifie un des promoteurs du projet.

Que pourront faire désormais ceux qui recherchent le silence d’un lieu propice à la méditation ? Une idée : fuir au désert ! C’est ainsi qu’à la faveur de nos bouleversements culturels, nous sommes peut-être à la veille d’une redécouverte proprement révolutionnaire du Carême comme tiers temps et du désert comme tiers lieu.