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Tandis que la progression de l’épidémie de grippe fait la une des journaux, la météo nous annonce que le redoux sera éphémère et qu’une vague de froid plus forte que la précédente nous attend la semaine prochaine.

La journée internationale du migrant et du réfugié se tiendra dimanche prochain 15 janvier, 

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                                                                                                                         Blois, le 13 janvier 2017

MIGRANTS ET RÉFUGIÉS DANS LE FROID

Tandis que la progression de l’épidémie de grippe fait la une des journaux, la météo nous annonce que le redoux sera éphémère et qu’une vague de froid plus forte que la précédente nous attend la semaine prochaine : « selon les prévisionnistes, annonce un site internet, l’hiver 2017 en Europe sera le plus froid depuis les 100 dernières années. » L’attaque partirait même, semble-t-il, de la Russie, souvent montrée du doigt en ce moment…

Il est vrai qu’à la différence des cyber-attaques, celle du froid fait partie des menaces sur lesquels les hommes n’ont pas prise. Pourtant, les phénomènes qui ne dépendent pas de nous mettent souvent en évidence d’autres choses qui dépendaient bel et bien de nos décisions ou de nos négligences humaines. C’est ainsi que, dans l’indifférence quasi générale, on nous annonce que « la Serbie est devenue une gigantesque salle d’attente glaciale » pour les 12 000 réfugiés et migrants qui s’y trouvent, et que dans les îles grecques près de 60 000 personnes sont dans la même situation, vivant sous tente par des températures de 10 degrés au-dessous de zéro. Là, comme le dit un représentant de Médecins sans Frontières, « ce n’est pas la météo qui est à blâmer, mais bien les hommes et leur incapacité à préparer un phénomène tout à fait prévisible. »

Même si nous ne pouvons pas faire grand-chose pour améliorer la situation de ces pauvres gens, nous savons aussi que le nombre de réfugiés arrivant dans notre pays, très inférieur à celui de l’Allemagne ou des pays scandinaves par exemple, n’est pas un obstacle insurmontable pour les accueillir décemment. C’est ce qu’a rappelé le Pape François dans son message pour la journée internationale du migrant et du réfugié qui se tiendra dimanche prochain 15 janvier, en insistant particulièrement sur les mineurs migrants, ces enfants et ces jeunes « vulnérables et sans voix »…

Alors, plutôt que de déplorer ce que nous ne pouvons pas faire ailleurs, demandons-nous simplement ce que nous pouvons faire ici et maintenant, et essayons de le faire ensemble !