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Voilà une semaine que le Pape François a donné à l’Église l’Exhortation tant attendue "La joie de l’amour"

Le message central de l’Exhortation est simple. C’est ce qu’on pourrait appeler une pastorale de la bienveillance.

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                                                                                                             Blois le 22 avril 2016

 La joie de l’amour
Voilà une semaine que le Pape François a donné à l’Église l’Exhortation tant attendue, faisant suite aux deux synodes sur la famille. Son titre, La joie de l’amour, nous rappelle que la famille a vocation à être une bonne nouvelle pour tous. Certes, les familles sont souvent blessées, parce que les réalités les plus importantes sont aussi les plus fragiles, et que les lieux de naissance et de croissance de la vie ont toujours été plus vulnérables que les lieux de pouvoir et de domination.

Le texte du Pape peut rebuter à cause de sa longueur. Il a lui-même anticipé l’impression de découragement qui pourrait guetter le lecteur en proposant un petit guide de lecture, en fonction de la diversité des centres d’intérêt, et en préconisant un approfondissement « morceau par morceau », en fonction des situations rencontrées.

Le message central de l’Exhortation est simple. C’est ce qu’on pourrait appeler une pastorale de la bienveillance. Mais c’est aussi une pastorale particulièrement exigeante pour les pasteurs, parce qu’elle suppose d’accompagner les personnes et les situations au lieu de prétendre avoir d’emblée une réponse globale pour tous.

Un des termes-clef est emprunté au saint Pape Jean-Paul II, souvent cité dans le document : la gradualité. Il s’agit de cette loi de progression, liée à la condition historique de l’humanité, qui fait que je n’atteins pas d’entrée de jeu ce pour quoi je suis fait. Loi de progression ou de gradualité qui n’est en rien une progression ou une gradualité de la loi elle-même : l’indissolubilité du mariage, par exemple, n’est pas remise en cause par la prise en compte pastorale des difficultés qu’éprouvent les personnes pour en vivre les exigences. Mais ce qui est donné au départ, dans le sacrement, doit s’incarner dans une histoire de grâce qui peut être jalonnée d’épreuves ou de péchés.

« L’être humain connaît, aime et accomplit le bien moral en suivant les étapes d’une croissance » affirme François en citant saint Jean-Paul II. L’enjeu est bien celui-là : que les étapes de toute existence, et de toute vie familiale, puissent envers et contre tout rester des étapes de croissance, et que tout ce qui vient contrecarrer l’idéal ne rende pas impossible la réponse à l’appel reçu de Dieu.