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A l’approche de la Toussaint : Heureux sommes-nous....

20 octobre 2010

Commentaire de la Toussaint par Philippe Marxer, du Service National de la Catéchèse et du Catéchuménat (SNCC).

Dès qu’il est question de bonheur, il y a foule. Et si Jean la voit au ciel dans sa vision apocalyptique, Jésus, lui, la contemple sur terre. Il regarde tous ces pauvres qui s’approchent de lui, portant sur eux bien des peines du monde.
Que fait Jésus ? Non pas un grand discours ou un enseignement. Il fait juste la lecture de tous ces visages et révèle cette semence de bonheur que chacun porte et qu’il ignore souverainement. Il lit sur leurs lèvres la parole que son Père leur a donnée et qui reste comme entravée. Elle est cette signature de Dieu en nous, promesse d’une vie heureuse enfouie sur tous nos visages. Et il ose réveiller ce bonheur en nous disant « heureux êtes-vous ».
Mais si chacune de ces paroles commencent par ces mots, la suite surprend jusqu’à être difficilement acceptable. Jésus ne déclare-t-il pas heureuses des personnes que nous disons malheureuses ?
En vérité, Jésus invite à accueillir le vrai bonheur de Dieu, au-delà de nos soifs d’avoir ou de pouvoir. Les Béatitudes, à bien les écouter, pointent plus nos points faibles que nos points forts ! Et c’est pourquoi cette litanie nous touche tant. Personne d’entre nous ne peut dire qu’il n’a pas eu, dans son existence passée ou présente, des raisons de pleurer ou d’espérer que justice lui soit rendue. Dans nos larmes ou les injustices subies, Jésus nous dit qu’il y a du bonheur en germe. Et c’est à partir de là que nous pourrons être
vraiment compatissant à l’égard d’autrui, que la bonté et la douceur pourront se répandre entre les hommes. Le bonheur que promet Jésus est donc à la hauteur de notre passé. Il est aussi personnel que l’est notre existence.
Personne n’a le droit de dire que la sainteté n’est pas de ce monde et que nous n’en sommes pas dignes ! Surtout après ce qu’a dit Jésus !
Alors entrons dans la louange et demandons au Seigneur de faire croître en nous ce germe de sainteté qu’il a déposé. La gloire de Dieu et le service de nos frères en dépendent.

Philippe MARXER
SNCC
Service National de la Catéchèse et du Catéchuménat
 

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