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Canonisation de Jeanne Jugan et du Père Damien

9 octobre 2009

Dimanche 11 octobre, Benoït XVI canonisera un lépreux, Damien « prêtre missionnaire » de la Congrégation des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie (Picpus), ainsi que Jeanne Jugan, fondatrice de la Congrégation des Petites Soeurs de Pauvres.

Canonisation du Bienheureux Père Damien de Veuster « Apôtre des lépreux de Molokaï » (1840 – 1889).
Aussitôt ordonné, le 21 mai 1864, il va quitter sa famille et son pays et est envoyé sur les plages lointaines de l’Océanie. Il va arpenter à pied ou à cheval les terres volcaniques de la grande île d’Hawaï, baptisant, catéchisant, bâtissant églises et écoles.
En 1873, le vicaire apostolique demande des volontaires pour assurer une présence auprès des lépreux confinés sur une partie de l’île de Molokaï. Le Père Damien se propose et débarque sur la presqu’île sans autre bagage que son bréviaire.
Aimant les lépreux à la manière du Christ serviteur, prend-il toutes les précautions qui s’imposent à qui vit au milieu de ces malades ? En 1885, les premiers symptômes de la lèpre apparaissent sur son corps. Malgré la maladie il a toujours cherché à servir les plus « pauvres parmi les pauvres ".


Jeanne Jugan (25/10/1792 – 29/08/1879) pour aider sa famille (sa mère veuve avec quatre enfants) part travailler comme aide-cuisinière. A 25 ans, elle quitte sa famille et travaille comme infirmière dans un hôpital. Elle refuse la demande en mariage d’un jeune marin. Jeanne Jugan ne veut que servir Dieu et les autres, les pauvres, surtout les plus faibles, les plus démunis, fidèle à l’idéal de configuration à Jésus par Marie qu’enseigne Saint-Jean Eudes aux membres du Tiers-Ordre de la Mère adminrable, Association qu’elle rejoint.
A partir de 1839, elle accueille chez elle une vieille femme aveugle, puis… bien d’autres. Elle seront bientôt une quarantaine. Ces dernières la choisiront comme supérieure de leur petite association qui s’achemine vers une vraie vie religieuse.
Mais elle sera destituée de cette charge et releguée au silence. Les débuts de son œuvre sont falsifiés. Elle vit 27 ans de mise à l’écart. A sa mort (86 ans) peu de Petites Sœurs savent qu’elle est la fondatrice mais son influence auprès des jeunes novices aura été décisive. Dès 1902, la vérité commence à se dévoiler : Jeanne Jugan, Sœur Marie de la Croix, morte dans l’oubli est la Fondatrice de la Congrégation des Petites Sœurs des Pauvres.
 

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