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Chronique de Mgr de Germiny du 26 février 2010

26 février 2010

Le 28 février, on fête le P. Daniel Brottier, né à La Ferté-Saint-Cyr le 7 septembre 1876, mort à Paris, le 28 février 1936 ou plutôt « entré dans la vie », selon l’expression de sa protectrice, Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face.

Blois, le 26. II. MMX

Chers amis, bonjour !

En cette année du sacerdoce il est bon d’évoquer des prêtres du Loir-et-Cher, du diocèse de Blois.
Le 28 février, on fête le P. Daniel Brottier, né à La Ferté-Saint-Cyr le 7 septembre 1876, mort à Paris, le 28 février 1936 ou plutôt « entré dans la vie », selon l’expression de sa protectrice, Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face.
L’activité du P. Brottier dans le Loir-et-Cher fut brève et se situe principalement au collège de Pontlevoy.
Devenu missionnaire spiritain, il entre dans l’histoire, j’oserai dire dans la légende, au Sénégal, puis comme aumônier militaire durant la Grande Guerre. À l’issue de celle-ci avec l’appui de Clemenceau, il fonde l’Union nationale des combattants où il invite les Français à la compréhension mutuelle : « Tous unis comme au Front ».
Puis c’est le développement de l’œuvre des « Orphelins Apprentis d’Auteuil » où il se révèle éducateur généreux et ingénieux au secours des enfants en détresse. Mais laissons la parole au P. Brottier : « Quelle plus belle vie voulez-vous envisager pour un prêtre que celle que nous pratiquons ici ? Du matin au soir, que faisons-nous ? Accueillir des gens dans la peine, les nourrir, les coucher, les mettre à l’abri du besoin, les éduquer, les catéchiser, en faire de bons chrétiens ; intercéder auprès des autorités civiles, militaires ou religieuses en faveur de familles ou de personnes dans la misère ; éclairer ou guider des âmes incertaines ou angoissées qui cherchent le bon chemin, visiter les malades, les consoler, les réconcilier avec Dieu ; prier et faire prier sans cesse nos enfants pour les mille et une misères dont nous sommes les confidents, rendre service à tous, aux riches encore plus qu’aux pauvres, bien souvent. Oui, croyez-moi, nous avons choisi la meilleure part, ou plutôt le bon Dieu l’a choisie pour nous et nous devons Le remercier avec effusion. Vivre comme le Christ a vécu, n’est-ce point pour un prêtre le chemin de la perfection ? »
Bon Père Brottier, priez pour nous.
Chers amis, à la semaine prochaine.


                                                                                   † Maurice de Germiny
                                                                                        évêque de Blois

 

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