Chronique de Mgr de Germiny du vendredi 1er avril 2011.
1 avril 2011"Nous sommes à un mois de la béatification de Karol Wojtila. Des foules nombreuses sont attendues à Rome. Tous les médias parleront de celui que l’on voulut porter immédiatement sur les autels « Santo subito » !
Blois, le 1. IV. MMXI
Chers amis, bonjour.
Le samedi 2 avril 2005 à 21 h 37, Jean-Paul II « rentrait à la maison de son Père ». Les premières vêpres du 2ème dimanche de Pâques dit de la « Divine miséricorde » venaient d’être célébrées.
Nous sommes à un mois de la béatification de Karol Wojtila. Des foules nombreuses sont attendues à Rome. Tous les médias parleront de celui que l’on voulut porter immédiatement sur les autels « Santo subito » !
Sans être prophète, je crois que s’accomplira un miracle. Ce Pape hors du commun tournera tout notre être non pas vers lui mais vers son Seigneur et Maître : « Le rédempteur de l’homme, Jésus-Christ est le centre du cosmos et de l’histoire ».
Les saints sont le reflet, l’image de la sainteté de Dieu. On se plaît à recourir aux charismes qu’ils ont développés : la tendresse de saint François, la patience de sainte Rita, l’enfouissement de Charles de Foucauld et des moines de Tibhérine…
Je me souviens du Cardinal Marty accueillant Jean-Paul II pénétrant au Parc des Princes par ces mots : " Bienvenue à l’athlète de Dieu". Il avait fier allure lors de son premier voyage apostolique en France en 1980 :
- L’attentat était encore loin,
- le poids de la charge ne l’avait pas encore alourdie,
- la maladie ne l’avait pas touché,
- Vingt-cinq ans s’ouvraient devant lui.
Athlète de Dieu, il demeura jusqu’au bout. Lorsque le mal déforma son corps, il ne se cacha point : le regard était toujours ardent et la parole prompte à exprimer l’espérance qui l’habitait, même si parfois les mots étaient difficilement audibles.
Lorsque je rencontre des malades, je me confie à l’intercession de Jean-Paul II. Dans les dernières années de sa vie il avait rejoint l’homme des douleurs, défiguré par la souffrance, le Christ le rédempteur de l’homme.
Notre époque a besoin de tels athlètes.
Chers amis, à bientôt.
† Maurice de Germiny
évêque de Blois