Chronique de Mgr de Germiny sur RCF 41, du 24 avril 2009
28 avril 2009Trouver sa place, garder sa place.
Chers amis, bonjour.
Trouver sa place, garder sa place…
Ces mots me trottent sans cesse dans la tête.
Je suis effrayé par les chiffres des licenciements assénés chaque jour dans tous les domaines et dans tous les pays… garder sa place !
Puis-je être insensible aux turbulences universitaires qui minent l’avenir des étudiants ? Les examens auront-ils lieu ?... Trouver sa place.
Dans l’Église, il en va de même : trouver sa place, garder sa place…
J’y pense plus particulièrement à quelques jours de Pâques où de nombreux adultes ont été baptisés, confirmés et ont communié au corps et au sang du Christ ressuscité. Les néophytes, c’est-à-dire les nouveaux fidèles du Christ, ont à trouver leur place dans l’Église et à la garder, non pas comme un acquis seulement, mais comme un dynamisme qui les envoie toujours plus « au large ». Bien souvent j’ai rencontré des baptisés de Pâques déçus par la communauté car ils ne se sentaient pas intégrés. Parfois aussi, demandant des nouvelles de ces baptisés de Pâques, le curé ou l’équipe du catéchuménat constatait qu’ils avaient disparus…
Trouver sa place dans le corps du Christ qu’est l’Église.
Garder sa place dans le corps du Christ qu’est une communauté chrétienne.
Une fois encore j’en reviens au souhait cher à Jean-Paul II : « Faire de l’Église la maison et l’école de la communion : tel est le grand défi qui se présente à nous dans le millénaire qui commence, si nous voulons être fidèles au dessein de Dieu et répondre aussi aux attentes profondes du monde » (Novo millennio ineunte, 43).
La maison suggère la famille, l’enfant de la nuit pascale qui doit trouver sa place et dans l’amour la garder : « Lorsque l’enfant paraît, le cercle de famille applaudit à grands cris… »
À bientôt.
† Maurice de Germiny
évêque de Blois