L'Adieu au Père Pierre Aubert
19 mars 2010Le diocèse de Blois et le département du Loir-et-Cher ont rendu un dernier hommage, le jeudi 18 mars à la cathédrale Saint-Louis de Blois, à Mgr Pierre Aubert mort subitement à Quiberon, le vendredi précédent.
"Chers amis, nous voici réunis autour de Pierre Aubert qui, pendant neuf années, dans cette cathédrale, a rassemblé le peuple de Dieu pour la prière", a d'abord dit Mgr Maurice de Gerniny qui présidait cette cérémonie religieuse. 
Dans le choeur, entourant ce dernier, trois évêques, Mgr Georges Perron, Capucin et évêque émérite de Djibouti, Mgr Bernard-Nicolas Aubertin, archevêque de Tours et Mgr Michel Pansard, évêque de Chartres, une cinquantaine de prêtres et de diacres.
S'y trouvait aussi, bien en évidence, l'ostensoir reçu de sa famille et de ses paroissiens de Blois-Centre à l'occasion de ses vingt-cinq de sacerdoce, une oeuvre de Goudji que le Pape Benoît XVI avait utilisé lors d'une messe à Lourdes, en septembre 2008.
Dans la nef prenaient place parents et amis, des représentants des différentes communautés religieuses du diocèse, de même que les autorités civiles. Parmi celles-ci, au premier rang, on pouvait apercevoir la sénatrice Jacqueline Gourault, ancienne enseignante à Sainte-Marie où elle a eu comme collègue Marie Aubert, la soeur du défunt, le député et président du Conseil général Maurice Leroy, le député Nicolas Perruchot, le maire Marc Gricourt et la vice-présidente du Conseil général Monique Gibotteau.
Retraçant les grandes lignes de la vie du prêtre décédé, Mgr Philippe Verrier a évoqué ses racines vendômoises; ses années de séminaire à Issy-les-Moulineaux; ses débuts comme vicaire à Montoire où il formait, avec les pères Jean Boulay et François Brossier, une équipe dynamique; son attachement au "scoutisme qui l'a profondément marqué"; son rôle d'accompagnateur auprès des Équipes Notre-Dame et des groupes Vivre l'évangile aujourd'hui; son apport dans la création de la Résidence Saint-Louis pour étudiants et de la maison-musée Daniel Brottier à La Ferté Saint-Cyr; sa fierté de citoyen de Chambord; son don particulier pour l'accompagnement des malades; et également sa passion pour l'Eucharistie.
"Votre présence aussi nombreuse aujourd'hui montre bien que son rayonnement était grand", a conclu l'actuel vicaire général
Pour sa part, Mgr de Germiny a évoqué trois "oui" prononcés par Pierre Aubert. Le premier, le jour de son ordination à la prêtrise, le 20 juin 1980; le deuxième dans une lettre d'acceptation de la mission de vicaire général qu'il lui avait demandé d'assumer, un écrit daté du 12 janvier 2008; le troisième, encore plus récent, le 18 février dernier, quand l'homme très fatigué avait, après mûre réflexion, accepté d'aller se reposer pour mieux, par la suite, accomplir la lourde tâche qui lui incombait. Monseigneur a aussi rappelé deux souvenirs bien précis pour lui: celui du sourire de Pierre Aubert qui l'avait accueilli à Blois, en 1997, au moment de son arrivée à la tête du diocèse et celui, quelques jours plus tôt, des nouvelles venant des membres de sa famille disant qu'il retrouvait paix et énergie au bord de la mer, dans la nature qu'il aimait tant.
Avec les enfants, il savait "leur parler, les intéresser, leur faire connaître Jésus"; avec les blessés de la vie, il procédait "avec délicatesse et avec le souci de faire surgir la vérité qui libère". Enfin, Mgr de Germiny a souligné le fait que Pierre Aubert était mort au cours de l'année sacerdotale, lui qui "embrassait l'hostie consacrée et le calice au moment de l'échange de la paix" de chaque messe qu'il célébrait.
Pierre Aubert continue d'être prêtre du diocèse de Blois: sacerdos in eternum", a terminé l'évêque.
Une cérémonie sobre à laquelle la chorale du diocèse et le titulaire des grandes orgues Vincent Grappy ont apporté une note de beauté et d'espérance.