Aller à la page d'accueil. | Aller au contenu. | Aller à la navigation |

s'inscrire à la newsletters'inscrire à la newsletter

 
Document Actions

Voeux du diocèse présentés par Mgr Verrier à Mgr de Germiny

23 décembre 2008

Jeudi 18 décembre, à la cathédrale de Blois, devant les futurs médaillés, leurs familles et un nombre important de diocésains, Mgr Verrier présentait à Mgr de Germiny les voeux du diocèse.

Cathédrale de Blois – 18 décembre 2008 - Vœux à Mgr de Germiny.

En la cathédrale de Blois, le jeudi 18 décembre 2008, Mgr de Germiny a reçu pour les vœux du diocèse.
M le Secrétaire général de la Préfecture excusait et remplaçait M le Préfet. M. Maurice Leroy, Député et Président du conseil Général, des Conseillers généraux et de nombreux Maires du département étaient également présents aux côtés de prêtres et de responsables des services et des mouvements.,
Le vicaire général a offert les voeux du diocèse auxquels Mgr de Germiny a répondu et remis plusieurs distinctions pour services rendus à l’Eglise et au diocèse.

Voici le texte du vicaire général :
Présenter les vœux officiels appartient à un genre littéraire particulièrement difficile.
Vous y répondrez en disant les remerciements du diocèse et de vous-même à des personnes qui ont tenté de servir de leur mieux, leurs frères les hommes, et plus particulièrement l’Eglise de Jésus-Christ qui est à Blois.
Cette Eglise de Blois dont vous avez la charge.
Dans cette église, il est assez facile d’en faire mémoire. Cette église Saint-Solenne devenue en 1697, la cathédrale de Blois, c’est vous qui en avez béni et les vitraux de Dibbets et les orgues restaurées le 22 décembre 2000.
Cette année, un certain nombre d’événements ont marqué 2008. J’en retiendrai trois qui me semblent importants pour la vie du diocèse :
- un nouveau conseil, le conseil diocésain de pastorale. ;
- un nouveau média, RCF41 ;
- un pèlerinage – retraite avec prêtres et diacres du diocèse.

- un nouveau conseil, le conseil diocésain de pastorale. ;
Le 14 novembre dernier près de 120 personnes, prêtres, diacres, religieux et religieuses, laïcs à qui vous avez confié des responsabilités diocésaines, laïcs engagés dans des services ou des mouvements, délégués des Conseils pastoraux des différents secteurs, avaient répondu à votre appel pour une première rencontre. Cette journée inaugurait un nouveau type de Conseil diocésain de pastorale. Cette réalité proposée par le concile Vatican II a été initiée par Mgr Goupy. Ce fut sinon le premier, l’un des tout premiers en France. Journée qui fut studieuse et qui, espérons-le sera de nature à aider à l’Evangélisation du diocèse. Le thème en était la mission vers ceux qui sont loin… A suivre.
- un nouveau média, RCF41 ; le lancement de cette radio qui fait partie de l’Union des radios chrétiennes francophones, émet sur Blois – 96.4 – et sur Vendôme – 101.9 – il reste à étoffer l’équipe de bénévole dirigée par un journaliste professionnel, à trouver les soutiens financiers et à obtenir une meilleure couverture du terrain. Les échos des débuts sont très encourageants.
- un pèlerinage – retraite avec prêtres et diacres du diocèse. Avec le directeur des pèlerinages, avec l’animation du P. François Brossier, l’exégète du diocèse, les 14 prêtres, 4 diacres et 3 épouses, 21 personnes sont revenues ravies et enrichies spirituellement et culturellement de cette initiative que vous avez eue après la lecture du Jésus de Nazareth de notre pape Benoît XVI.
Pour ces trois initiatives, merci Monseigneur.

Pour l’année à venir, vous avez toujours en chantier l’évangélisation de ce diocèse, cette terre du Loir-et-Cher. Terre qui a été riche de communautés religieuses prestigieuses :
les abbayes bénédictines, l’abbaye cardinale de la Trinité de Vendôme, l’abbaye Notre-Dame des Blanches de Pontlevoy, l’abbaye Saint-Laumer de Blois, l’abbaye Saint-Georges des Bois ;
les abbayes cisterciennes de la Guiche, l’abbaye Notre-Dame de l’Aumône, dit le petit Citeaux, l’abbaye du Lieu Notre-Dame, près de Romorantin, d’Olivet ;
les Prémontrés de l’Etoile ;
les Augustins de Notre-Dame de Bourg-moyen, de Notre-Dame d’Aigues-Vives ;
les Templiers et hospitaliers de La Commanderie, d’Artins et d’Arville ;
les Dominicains des jacobins à Blois, de La Guiche, en Val de Cisse ;
les Franciscains : Cordeliers, Capucins et Minimes à Blois, Cordeliers à Vendôme ;
les Jésuites et leur collège de Blois ;
les Oratoriens en leur collège de Vendôme.
Je ne citerai pas les chanoines des diverses collégiales, ni toutes les Maisons religieuses féminines.
L’énumération même non exhaustive est impressionnante :
les Calvairiennes à Vendôme, les Carmélites, les Visitandines à Blois,
les Ursulines à Blois, à Vendôme, à Montrichard et à selles-sur-Cher.
La plupart de ces communautés ont aujourd’hui disparu.
Mais les Capucins demeurent. Le Carmel aussi…
Et Marie-Virginie Vaslin a fondé les Sœurs franciscaines servantes de Marie.
Les Filles du cœur de marie adoptent les Sœurs de la Providence…
Les Fraternités de Jérusalem, la Communauté des Béatitudes et les bénédictins de l’abbaye Saint-Georges témoignent d’un renouveau récent.
Qui, il a 25 ans aurait dit que les prêtres de la Communauté Saint-Martin, ceux de la Fraternité Saint-Thomas Becket, et d’autres venus de loin viendraient annoncer l’Evangile dans ce diocèse, en en val de Loire, dans le Perche, en Beauce et en Sologne ?
Il y a donc des signes d’espérance. Et comme on aime, ici, à le répéter : « Le pire n’est jamais sur ! »

Le chantier est vaste en ces temps de crise. Comment l’Eglise de Jésus-Christ pourrait-elle être indifférente aux difficultés que rencontrent les hommes ? Au loin et c’est relativement plus facile d’y penser que d’agir…
Et tout près, là où nous ne pouvons pas nous contenter de vœux pieux !
Les entreprises en difficulté qui ne peuvent pas faire autrement que de licencier.
Les entreprises qui licencient parce que les profits sont jugés insuffisants… et qui délocalisent.

Les problèmes rencontrés par ceux qui viennent demander notre hospitalité. Nous ne pouvons oublier que la Bible nous invite fortement à accueillir l’étranger, l’immigré… Le ministre de l’immigration vient d’écrire une lettre aux évêques de France. Son propos est résumé dans La Croix à laquelle il a confié sa missive : « une politique d’immigration réussie ne peut aboutir que dans le dialogue entre États souverains » Il ne faudrait pas réduire l’accueil à une question de diplomatie, même si(‘l semble juste de traiter les questions en amont…

Pour terminer, je voudrais citer le P. Henri de Lubac qui cite dans son « Teilhard posthume » un aspect de la pensée du grand jésuite qui me semble tout à fait actuelle.
« Il y aurait lieu de commencer par une comparaison entre le « nouveau Nicée » que Teilhard attendait et le « nouveau Vatican » dont la convocation eut lieu cinq ans après la mort de Teilhard.
« Teilhard craignait, il l’a écrit un nouvel arianisme, une nouvelle intimidation de la conscience chrétienne se heurtant à une nouvelle culture : de nouveau, ce serait pour beaucoup, comme au temps d’Arius, - Arius était un prêtre de Constantinople qui a vécu au IVème siècle, d’environ 280 à 336 – la tentation d’une diminution du Christ non plus (au moins directement) dans son rapport à Dieu, mais dans son rapport à l’univers. C’est pourquoi il désirait un concile qui sût « conférer à la christologie traditionnelle un surcroît d’actualité et de vitalité » en donnant tout leur relief aux affirmations de saint Paul et de l’apocalypse. Contre les tendances sécularistes qui risquaient d’affaiblir la foi chrétienne en restreignant son domaine, il reprenait sur la fin de sa vie, en la complétant par celui de quelque consécration solennelle, le vœu qu’il avait exprimé dès 1918 : « Je souhaite, avait-il écrit alors, - par tout le désir que j’ai d’aimer Dieu – que les éléments de vérité, universellement crus et professés par l’Eglise, touchant l’action et la présence de Dieu et du Christ, soient enfin considérés ensemble et sans atténuation ». Le programme de Vatican II ne fut pas exactement celui-là…
Au moment où la chaîne de télévision publique Arte publie ses sujets sur l’Apocalypse, ce texte, récemment publié dans les œuvres complètes d’Henri de Lubac, au tome XXVI, me semble d’une très grande actualité.
Les procédés de montage des interviews dans ces émissions me semblent une escroquerie intellectuelle presque anonyme. Les auteurs n’ont jamais dit le but qu’ils poursuivaient. Ils refusent, eux, tout dialogue. Y compris avec ceux qu’ils ont interrogés et qui s’estiment trahis. Leur intervention, saucissonnée, étant placée entre deux autres propos qui donnent à penser que l’auteur de la viande du sandwich pense, en raison des deux tranches, le contraire de ce qu’il professe en vérité ! Tel exégète français qui a été ainsi traité dans Corpus Christi, émission des mêmes auteurs, a donc refusé de participer à l’Apocalypse. Tout dialogue ou droit de réponse lui ayant été refusé… C’était politiquement incorrect à la télé qu’un croyant accuse des non-croyants de manquer d’objectivité !
Le propos des auteurs doit être proche du danger que prévoyait déjà, il y a près d’un siècle, le P. Teilhard de Chardin. Le cardinal de Lubac écrivait, lui, son texte, en 1977.

Pour faire face à tout cela, Monseigneur, il y a beaucoup à faire. En me prêchant à moi-même, je me redis souvent la parole de Pascal : « Le Christ est agonie jusqu’à la fin du monde, il ne faut pas dormir pendant ce temps là. » Que le Seigneur vous garde ! Recevez tous nos vœux de bonne et sainte année !
 

<< Go back to list