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Diocèse de Blois

150e anniversaire de l’école Notre-Dame des Aydes

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Samedi 26 mai 2018.

La célébration de l’anniversaire de l’établissement scolaire blésois s’est déroulée le samedi 26 mai dernier. Elle a débuté avec la messe célébrée en la cathédrale Saint-Louis par Mgr Jean-Pierre-Batut, entouré du père Claude Picard, ancien élève et ancien directeur de l’établissement, du père Philippe Verrier, ancien enseignant, du père Pierre Cabarat, ancien élève, qui résida à l’école durant plusieurs années. Étaient également présents le père Pascal Gonin, doyen du Blésois, les pères Pierre Lamé et Guillaume Lanchet, anciens élèves, et les pères Dominique Malmezat, Cédric Lafontaine et Jérôme Bertrand, en charge de la pastorale des établissements scolaires blésois.

La célébration eucharistique, dans la cathédrale joliment fleurie aux couleurs bleu, blanc et jaune de l’école, était animée par la maîtrise Saint-Louis et les chants de l’assemblée dirigés par Emmanuelle Viora, présidente de l’association des parents d’élèves. Dans son homélie, Mgr Batut a posé la question du sens à donner à la célébration des 150 ans d’une école : souvenirs, attendrissement, nostalgie ? « Ce qui nous rassemble aujourd’hui, c’est une école et une histoire. Une institution devient histoire à travers ceux qui l’ont fait vivre. La suite de leur vie est devenue une preuve vivante de ce qui a été semé ». Évoquant les deux anciens élèves que sont le père Victor Dillard, mort à Dachau, et le frère Christophe Lebreton, assassiné à Tibhirine, l’évêque poursuivait : « Comment ne pas penser que ce qu’ils ont donné vient de ce qu’ils ont reçu à Notre-Dame des Aydes ». Mgr Batut a également évoqué la place du prêtre à l’intérieur de l’école. « L’école permet la rencontre et le dialogue. C’est par les prêtres que l’école catholique est le lieu des questions. Le doute ne fonde rien, le doute est à notre porte. L’école catholique demeure le lieu de l’espérance ». Une affirmation qui ne manque pas de saveur lorsque l’on sait que la Fondation du doute est installée dans le bâtiment situé en face du lycée rue Franciade.

La messe s’est terminée, comme il se devait par le « J’espère en Toi », cantique à Notre-Dame des Aydes composé par l’abbé Augereau en 1885 que tous les anciens auront chanté avec une émotion certaine sous la conduite de Bruno Guignard.

Les festivités se sont poursuivies dans la grande cour de l’établissement. Sous le préau étaient présentés une œuvre de Hubert Damon, ancien élève, spécialement réalisée pour l’anniversaire de l’école, et le tableau restauré du chanoine Millet, fondateur de Notre-Dame. Jean-Claude Lambert, ancien élève et ancien professeur, président de l’organisme de gestion de l’établissement et cheville ouvrière du Comité de pilotage des 150 ans a accueilli les invités, parmi lesquels Mgr Jean-Pierre Batut, Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l’Intérieur et ancienne enseignante ; Nicolas Perruchot, président du Conseil départemental et Stéphane Baudu, maire de La Chaussée Saint-Victor, tous deux anciens élèves. Étaient également présents Bruno Chauvineau, directeur diocésain de l’Enseignement catholique et deux de ses prédécesseurs, Gérard Godineau et Jerôme Brunet.

« Votre présence nous honore, elle manifeste le rayonnement de notre école, de votre école. S’appuyant sur la devise de l’établissement « Fide et opere », « Par la foi et par l’action », Jean-Cyrille Péroteau, chef d’établissement, a expliqué l’investissement des membres de la communauté éducative par la confiance et le travail. « Notre-Dame accueille des jeunes de tous horizons ; les élèves sont des sujets actifs. Nous devons aider les adolescents à grandir dans l’exigence et dans la bienveillance. Notre-Dame des Aydes, c’est Notre-Dame qui aide ».

Parmi les nombreuses prises de parole qui se sont succédé, notons celles de Nicolas Perruchot qui fut en classe terminale l’élève de Jacqueline Gourault et de la ministre elle-même qui rappela qu’elle fut embauchée à Sainte-Marie et à Notre-Dame comme professeur d’histoire pour un remplacement et qu’elle y resta vingt-six ans.

Monseigneur Batut bénit ensuite la nouvelle statue de Notre-Dame des Aydes, inspirée de celle qui est à l’église Saint-Saturnin. Ce temps à la fois officiel et amical s’est conclu par la remise par Bruno Chauvineau de la médaille d’argent de l’Enseignement catholique à Jacques Hallais en reconnaissance de son investissement au service de l’établissement et tout particulièrement à la présidence de l’association des anciens élèves.

Un déjeuner devait rassembler ensuite plus de trois cents personnes avant les présentations dans l’après-midi de diverses expositions, démonstrations sportives et un concert donné par les élèves. La journée devait s’achever par la représentation à la Salle du Carroir à la Chaussée Saint-Victor, de la pièce de Nicole Leprat, « Le parapluie de Chaillot ».

La célébration du 150e anniversaire a été l’occasion de présenter l’histoire de l’école dans toutes ses dimensions. L’ouvrage est l’œuvre de Bruno Guignard, Jean-Claude et Florence Lambert. 150 ans de la vie d’un établissement à travers son histoire, celle des enseignants et des élèves qui l’ont marqué, des anecdotes, des souvenirs … « Notre-Dame des Aydes, une école, une histoire », pour se replonger dans l’histoire de l’établissement ou la découvrir.

Marie-Annick Pellé