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  <title>Prochains commentaires</title>
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  <item rdf:about="https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/dimanche-26-avril-2026-4eme-de-paques">
    <title>Dimanche 26 avril 2026 : 4ème de Pâques</title>
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    </description>
    
    <content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><strong>Première lecture (Ac 2,&nbsp;14a.36-41)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Le jour de la Pentecôte, Pierre, debout avec les onze autres Apôtres, éleva la voix et fit cette déclaration : « Que toute la maison d’Israël le sache donc avec certitude : Dieu l’a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous aviez crucifié. » Les auditeurs furent touchés au cœur ; ils dirent à Pierre et aux autres Apôtres : « Frères, que devons-nous faire ? » Pierre leur répondit : « Convertissez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ pour le pardon de ses péchés ; vous recevrez alors le don du Saint-Esprit. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants et pour tous ceux qui sont loin, aussi nombreux que le Seigneur notre Dieu les appellera. » Par bien d’autres paroles encore, Pierre les adjurait et les exhortait en disant : « Détournez-vous de cette génération tortueuse, et vous serez sauvés. » Alors, ceux qui avaient accueilli la parole de Pierre furent baptisés. Ce jour-là, environ trois mille personnes se joignirent à eux.</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Psaume (Ps 22 (23),&nbsp;1-2ab,&nbsp;2c-3,&nbsp;4,&nbsp;5,&nbsp;6)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer. Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ; il me conduit par le juste chemin pour l’honneur de son nom. Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure. Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis ; tu répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante. Grâce et bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie ; j’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Deuxième lecture (1 P 2,&nbsp;20b-25)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Bien-aimés, si vous supportez la souffrance pour avoir fait le bien, c’est une grâce aux yeux de Dieu. C’est bien à cela que vous avez été appelés, car c’est pour vous que le Christ, lui aussi, a souffert ; il vous a laissé un modèle afin que vous suiviez ses traces. Lui n’a pas commis de péché ; dans sa bouche, on n’a pas trouvé de mensonge. Insulté, il ne rendait pas l’insulte, dans la souffrance, il ne menaçait pas, mais il s’abandonnait à Celui qui juge avec justice. Lui-même a porté nos péchés, dans son corps, sur le bois, afin que, morts à nos péchés, nous vivions pour la justice. Par ses blessures, nous sommes guéris. Car vous étiez errants comme des brebis ; mais à présent vous êtes retournés vers votre berger, le gardien de vos âmes.</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Évangile (Jn 10,&nbsp;1-10)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">En ce temps-là, Jésus déclara : « Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans l’enclos des brebis sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit. Celui qui entre par la porte, c’est le pasteur, le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Quand il a poussé dehors toutes les siennes, il marche à leur tête, et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix. Jamais elles ne suivront un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui, car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. » Jésus employa cette image pour s’adresser aux pharisiens, mais eux ne comprirent pas de quoi il leur parlait. C’est pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je vous le dis : Moi, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr. Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance. »</p>

<p style="text-align: justify;">– Acclamons la Parole de Dieu.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>L’appel de Dieu à la vie.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Ce dimanche nous fêtons plusieurs choses importantes&nbsp;: le 4ème dimanche de Pâques et la résurrection du Christ, le dimanche du Bon Pasteur et le dimanche des vocations. Ce qui rassemble toutes ces fêtes et qui constitue le lien entre elles, c’est un verbe que l’on trouve dans toutes les lectures d’aujourd’hui&nbsp;: le verbe appeler. La résurrection est un appel à la vie, le Bon Pasteur appelle ses brebis à la vie, la vocation est un appel de Dieu à la vie avec lui. L’appel est au cœur de ce dimanche de fête et il est bon de regarder dans chacune de ces lectures, la spécificité de cet appel.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>I/ Une promesse faite à tous ceux que Dieu appellera. (Actes)</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>«&nbsp;La promesse est pour vous, pour tous ceux qui sont loin, aussi nombreux que Le Seigneur appellera.&nbsp;»</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Comme la semaine dernière, le livre des Actes des Apôtres nous situe le jour de la Pentecôte. Pierre prêche, debout, le baptême au nom de Jésus Christ pour obtenir le pardon des péchés. Il ne propose pas le baptême seulement à quelques-uns mais bien à tous ceux que Dieu appellera. Il ne donne aucun préalable, ni ne pose aucune condition. L’appel de Dieu résonne à la Pentecôte comme un appel universel qui concerne tous les hommes et les femmes de ce monde. Pierre ne nous parle pas de dignité, de mérites, d’œuvres à accomplir, il nous parle de conversion, c’est-à-dire de se tourner vers Dieu. Il nous parle d’être appelés et d’accueillir la Parole de Dieu dans notre vie. Aucune condition n’est posée, au point que 3000 personnes sont baptisées ce jour-là. L’appel de Dieu touche tout le monde quel que soit sa nationalité, sa langue, sa culture, sa religion. Contrairement à nous, Dieu ne fait pas de différence entre les hommes. L’appel de Dieu est un salut offert au monde entier sans restrictions et gratuitement. L’appel de Dieu à le suivre, la vocation, n’est pas réservé seulement aux prêtres mais bien à tous les hommes et femmes de bonne volonté qui sont dans le monde. Tous nous sommes, par vocation, appelés au salut.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>II/ Appelés à passer par la mort avec le Christ. (1 Pierre)</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>«&nbsp;C’est bien à cela que vous avez été appelés.&nbsp;»</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Ce salut nous est offert dans la mort et la résurrection du Christ. L’appel de Dieu, nous dit Pierre dans sa lettre, est un appel à suivre le Christ. Mais, cet appel peut alors nous faire peur&nbsp;: Pierre parle d’un appel à suivre le Christ dans la souffrance, dans la mort de la croix, dans ses blessures. Il nous appelle à vivre dans la justice en étant passés par la mort au péché et la mort corporelle. L’appel est alors moins joyeux et moins attrayant. Peut-être est-ce pour cela qu’il y a crise des vocations, crise de l’engagement, crise de la pratique religieuse. On veut bien répondre à l’appel du Christ mais non pas passer par le chemin qu’il a emprunté. Accéder à la vie, c’est passer par la mort, voilà le message de Pâques, mais dans nos sociétés ce message est difficilement audible. Le Christ qui nous appelle ne le fait pas d’en haut, il nous appelle dans notre souffrance, au cœur de nos pauvretés, dans la mort qu’il partage avec nous. On oublie parfois que c’est lui qui vient partager notre mort et notre souffrance et non l’inverse.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>III/ Appelés par son nom à suivre le Berger. (Jean)</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>«&nbsp;Il les appelle chacune par leur nom, pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance.&nbsp;»</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Alors, pour nous rassurer, Jésus, dans l’évangile de Jean, nous parle de l’appel de Jésus comme de l’appel du Bon Berger qui veille sur ses brebis et ne veut que leur bien. Il est bien la porte (cf. 1P), mais il est aussi le berger qui accompagne et qui guide par sa voix. Il nous redit que si nous avons foi en lui, comme la brebis en son berger, il nous conduira vers les verts pâturages, vers la vie et non vers la mort. Evidemment, comme les brebis ou les pharisiens, nous ne comprenons pas tout et nous sommes bien incapables de nous diriger par nous-mêmes. Mais comme des brebis, nous avons à écouter la voix du Berger, à lui faire confiance et mettre notre foi en lui. La vocation est pour tous, pour avoir la vie et la vie en abondance. L’évangile du Bon Pasteur invite à la confiance et à l’abandon à la voix du berger. La vocation est toujours une réponse confiante à un appel qui nous dépasse et que nous ne comprenons pas toujours. La brebis ne comprend pas bien ce que le Berger a en tête mais elle suit cette voix parce qu’elle a confiance en elle.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>A un appel, il faut toujours une réponse. Aux trois dimensions de l’appel qui sont développées dans les textes de ce jour, il nous est demandé une triple réponse. La foi est trinitaire, l’appel est trinitaire, la réponse est trinitaire car tout reste ouvert.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">P. Damien Stampers</p>
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    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Margot Peigné</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    <dc:date>2026-04-10T15:00:34Z</dc:date>
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  <item rdf:about="https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/dimanche-19-avril-2026-3eme-de-paques">
    <title>Dimanche 19 avril 2026 : 3ème de Pâques</title>
    <link>https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/dimanche-19-avril-2026-3eme-de-paques</link>
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    </description>
    
    <content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><strong>Première lecture (Ac 2,14.22b-33)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Le jour de la Pentecôte, Pierre, debout avec les onze autres Apôtres, éleva la voix et leur fit cette déclaration : « Vous, Juifs, et vous tous qui résidez à Jérusalem, sachez bien ceci, prêtez l’oreille à mes paroles. Il s’agit de Jésus le Nazaréen, homme que Dieu a accrédité auprès de vous en accomplissant par lui des miracles, des prodiges et des signes au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes. Cet homme, livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu, vous l’avez supprimé en le clouant sur le bois par la main des impies. Mais Dieu l’a ressuscité en le délivrant des douleurs de la mort, car il n’était pas possible qu’elle le retienne en son pouvoir. En effet, c’est de lui que parle David dans le psaume : Je voyais le Seigneur devant moi sans relâche : il est à ma droite, je suis inébranlable. C’est pourquoi mon cœur est en fête, et ma langue exulte de joie ; ma chair elle-même reposera dans l’espérance : tu ne peux m’abandonner au séjour des morts ni laisser ton fidèle voir la corruption. Tu m’as appris des chemins de vie, tu me rempliras d’allégresse par ta présence. Frères, il est permis de vous dire avec assurance, au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli, et que son tombeau est encore aujourd’hui chez nous. Comme il était prophète, il savait que Dieu lui avait juré de faire asseoir sur son trône un homme issu de lui. Il a vu d’avance la résurrection du Christ, dont il a parlé ainsi : Il n’a pas été abandonné à la mort, et sa chair n’a pas vu la corruption. Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ; nous tous, nous en sommes témoins. Élevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père l’Esprit Saint qui était promis, et il l'a répandu sur nous, ainsi que vous le voyez et l’entendez.</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Psaume (Ps 15 (16),&nbsp;1-2a.5,&nbsp;7-8,&nbsp;9-10, 11)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge. J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu ! Seigneur, mon partage et ma coupe : de toi dépend mon sort. » Je bénis le Seigneur qui me conseille : même la nuit mon cœur m’avertit. Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ; il est à ma droite : je suis inébranlable. Mon cœur exulte, mon âme est en fête, ma chair elle-même repose en confiance : tu ne peux m’abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption. Tu m’apprends le chemin de la vie : devant ta face, débordement de joie ! À ta droite, éternité de délices !&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Deuxième lecture (1 P 1,&nbsp;17-21)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Bien-aimés, si vous invoquez comme Père celui qui juge impartialement chacun selon son œuvre, vivez donc dans la crainte de Dieu, pendant le temps où vous résidez ici-bas en étrangers. Vous le savez : ce n’est pas par des biens corruptibles, l’argent ou l’or, que vous avez été rachetés de la conduite superficielle héritée de vos pères ; mais c’est par un sang précieux, celui d’un agneau sans défaut et sans tache, le Christ. Dès avant la fondation du monde, Dieu l’avait désigné d’avance et il l’a manifesté à la fin des temps à cause de vous. C’est bien par lui que vous croyez en Dieu, qui l’a ressuscité d’entre les morts et qui lui a donné la gloire ; ainsi vous mettez votre foi et votre espérance en Dieu.</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Évangile (Lc 24,&nbsp;13-35)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine), deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé. Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Jésus leur dit : « De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes. L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. » Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple : comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié. Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé. À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau, elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision : des anges, qui disaient qu’il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. » Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? » Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait. Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux. Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? » À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent : « Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. » À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.</p>

<p style="text-align: justify;">– Acclamons la Parole de Dieu.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Il chemine avec nous.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>L’évangile des disciples d’Emmaüs nous ramène au soir du dimanche de Pâques, tandis que la première lecture du livre des Actes des Apôtres se situe déjà 50 jours plus tard, le jour de la Pentecôte. La liturgie de ce jour englobe donc entièrement le temps Pascal. Le temps pascal est ce temps compris entre la Résurrection et la Pentecôte. Comme le carême, c’est un temps de cheminement, un temps d’accueil de la parole de Dieu, un temps de conversion au mystère de la résurrection, et l’on voit bien que pour les disciples accueillir la résurrection dans leur vie n’est pas plus simple que d’accueillir la mort sur la croix. Dans un certain sens, le chemin parcouru par Jésus avec les disciples d’Emmaüs est le chemin que chaque croyant doit lui aussi faire avec le Christ tout au long de sa vie. Cet évangile est donc plein d’enseignement pour nous.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>I/ Faire la rencontre du ressuscité dans sa vie et dans son coeur.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>La foi se vit en communauté, elle est une expérience qui se révèle dans un corps, le corps du Christ qui s’appelle l’Eglise. Mais la foi est d’abord une expérience personnelle et intime. Les disciples d’Emmaüs, avant de rejoindre les autres disciples en Eglise, doivent d’abord faire une rencontre personnelle avec Jésus vivant et ressuscité. Le second disciple, qui reste anonyme, est bien chacun de nous qui marche avec Cléophas, en s’éloignant de Jérusalem. Dans les évangiles de Luc et de Jean le disciple anonyme est toujours signe de notre présence auprès du Christ.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>La foi est donc avant tout une rencontre avec le Christ vivant qui marche avec nous, non pas il y a 2000 ans sur une route de Judée, mais bien en 2020. Cette rencontre nous pouvons la faire, nous dit l’évangile des disciples d’Emmaüs, dans la lecture des Ecritures et dans le partage eucharistique du pain et du vin. La lecture ou l’écoute des Ecritures, l’eucharistie sont ces deux moments clés qui permettent aux yeux des disciples de s’ouvrir. Ce sont les deux grands temps de toute messe&nbsp;: la liturgie de la parole et la liturgie eucharistique. Mais, avant d’être des moments de communion en Eglise, ils sont d’abord le temps et le lieu d’une rencontre intime qui se déroule dans le cœur de chacun et que personne ne peut vivre à notre place. C’est le cœur de chacun qui doit être touché, ce cœur lent à croire dit Jésus, ce cœur tout brûlant dont parlent les disciples. Chacun de nous a à faire cette rencontre dans son cœur à l’écoute de la parole et dans le pain eucharistique. Le déroulement du récit des disciples d’Emmaüs est d’ailleurs raconté comme le récit d’une messe&nbsp;: l’aveu que nous sommes perdus par la prière pénitentielle, l’écoute de la Parole en relisant les Ecritures, le partage du pain et du vin, l’envoi en mission.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>II/ La partager avec ses frères.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>L’envoi en mission clôt notre récit et nos messes. En effet, on pourrait penser que nous n’avons alors pas besoin des autres si le Christ chemine avec nous sur notre chemin personnel. Et, il est vrai, que parfois les chrétiens, même pratiquants, estiment que leur foi relève de leur domaine personnel et qu’ils n’ont pas besoin de s’ouvrir à leur voisin par le baiser de paix, ou de chanter à l’unisson avec la chorale, ou de faire communauté en paroisse. On peut alors se replier sur soi, sa famille, son groupe, son mouvement. Mais ce serait rejeter la fin de l’évangile où les disciples retournent à Jérusalem partager leur joie avec leurs frères et sœurs. La rencontre avec le ressuscité n’enferme pas sur soi ou son monde, elle est partage et joie. Nos messes ne doivent pas être un agrégat de croyants repliés sur eux-mêmes, mais bien communion à un même esprit et à une même expérience de foi. Une paroisse n’est pas un agrégat d’expériences personnelles de foi, mais un partage, une communion, qui fait de toutes ces expériences un tout qui forme corps et qui est l’Eglise.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>III/ L’annoncer au monde entier.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Nous ne pouvons être témoins du Christ ressuscité que si nous sommes capables de vivre ces deux dimensions de la foi, la dimension personnelle et la dimension communautaire, ensemble et ne faisant plus qu’une dimension. Alors, nous pourrons nous ouvrir à cette autre dimension contenue dans le message de Pâques&nbsp;: la dimension universelle, celle de la Pentecôte, celle qui pousse Pierre à proclamer la Bonne Nouvelle, à Jérusalem et plus tard dans ses lettres. Alors nous pourrons dire que notre foi est vraiment catholique.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">P. Damien Stampers</p>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Margot Peigné</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    <dc:date>2026-04-10T14:58:43Z</dc:date>
    <dc:type>Document</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/dimanche-12-avril-2026-2eme-de-paques">
    <title>Dimanche 12 avril 2026 : 2ème de Pâques</title>
    <link>https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/dimanche-12-avril-2026-2eme-de-paques</link>
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    </description>
    
    <content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><strong>Première lecture (Ac 2,&nbsp;42-47)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Les frères étaient assidus à l’enseignement des Apôtres et à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières. La crainte de Dieu était dans tous les cœurs à la vue des nombreux prodiges et signes accomplis par les Apôtres. Tous les croyants vivaient ensemble, et ils avaient tout en commun ; ils vendaient leurs biens et leurs possessions, et ils en partageaient le produit entre tous en fonction des besoins de chacun. Chaque jour, d’un même cœur, ils fréquentaient assidûment le Temple, ils rompaient le pain dans les maisons, ils prenaient leurs repas avec allégresse et simplicité de cœur ; ils louaient Dieu et avaient la faveur du peuple tout entier. Chaque jour, le Seigneur leur adjoignait ceux qui allaient être sauvés.</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Psaume (Ps 117 (118),&nbsp;2-4,&nbsp;13-15b,&nbsp;22-24)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Oui, que le dise Israël : Éternel est son amour ! Que le dise la maison d’Aaron : Éternel est son amour ! Qu’ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur : Éternel est son amour ! On m’a poussé, bousculé pour m’abattre ; mais le Seigneur m’a défendu. Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ; il est pour moi le salut. Clameurs de joie et de victoire sous les tentes des justes. La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle ; c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux. Voici le jour que fit le Seigneur, qu’il soit pour nous jour de fête et de joie !&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Deuxième lecture (1 P 1,&nbsp;3-9)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ : dans sa grande miséricorde, il nous a fait renaître pour une vivante espérance grâce à la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts, pour un héritage qui ne connaîtra ni corruption, ni souillure, ni flétrissure. Cet héritage vous est réservé dans les cieux, à vous que la puissance de Dieu garde par la foi, pour un salut prêt à se révéler dans les derniers temps. Aussi vous exultez de joie, même s’il faut que vous soyez affligés, pour un peu de temps encore, par toutes sortes d’épreuves ; elles vérifieront la valeur de votre foi qui a bien plus de prix que l’or – cet or voué à disparaître et pourtant vérifié par le feu –, afin que votre foi reçoive louange, gloire et honneur quand se révélera Jésus Christ. Lui, vous l’aimez sans l’avoir vu ; en lui, sans le voir encore, vous mettez votre foi, vous exultez d’une joie inexprimable et remplie de gloire, car vous allez obtenir le salut des âmes qui est l’aboutissement de votre foi.</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong><em>Évangile (Jn 20,&nbsp;19-31)</em></strong></p>

<p style="text-align: justify;">C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. » Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.</p>

<p style="text-align: justify;">– Acclamons la Parole de Dieu.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>L’idéal de la foi.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Nous avions rencontré Thomas, le dimanche avant les Rameaux lors de la résurrection de Lazare. A cette époque, il était prêt à mourir avec Jésus. Nous le retrouvons, cette fois-ci, après la résurrection du Christ. Lui qui n’a pas été capable de mourir avec Jésus, contrairement à ce qu’il disait, il a bien du mal à croire à la résurrection du Christ. Thomas est comme nous, il est plein d’idéal, il s’enflamme vite et parle beaucoup plus qu’il n’agit. Il a aussi besoin de voir et de toucher pour croire. Qui serions-nous pour lui jeter la première pierre&nbsp;?</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>I/ Thomas a raison.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>La résurrection n’est pas à proprement parler un évènement historique, non pas qu’elle n’ait pas eu lieu, mais parce qu’il n’y a pas de témoins du moment de la résurrection. Il n’y a rien à voir, si ce n’est un tombeau vide, rien à toucher, si ce n’est un linceul plié. La résurrection nous échappe, elle échappe à nos yeux et à notre raison. Il est plus facile de ne pas y croire que d’y croire dans notre monde fondé sur la raison. On croit ce que nos yeux ont vu, même à l’époque de Photoshop. On croit à ce que nos mains ont touché, même si la réalité est parfois bien différente de l’apparence des choses. Thomas est le croyant normal qui a besoin de voir et de toucher pour croire.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>II/ Croire sans voir.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Pourtant, il nous faut, dit Pierre dans le 2nde lecture&nbsp;: «&nbsp;aimer sans avoir vu et croire sans voir encore.&nbsp;» Cela s’appelle la foi, une foi qui guide l’Eglise depuis 2000 ans et qui ne repose sur aucun fait concret, si ce n’est le témoignage des apôtres et les Ecritures. La foi avance dans l’obscurité, la foi ne vit que par cette espérance qui nait du cœur de l’homme que la vie est plus forte que la mort et que l’amour de Dieu pour chacun d’entre nous est sans limites et gratuit. La foi est portée par des témoins depuis les premiers temps de l’Eglise. Ces témoins n’étaient pas dans l’obscurité du tombeau, mais ils ont rencontré dans leur vie et dans leur cœur le Christ ressuscité. Il n’est pas anodin qu’un des piliers de l’Eglise soit Paul qui n’a jamais rencontré Jésus de son vivant et qui pourtant affirme&nbsp;: «&nbsp;ce n’est plus moi qui vit, c’est lui qui vit en moi.&nbsp;» Le témoin est celui qui a connu la joie de la rencontre du Christ vivant et ressuscité dans son cœur et dans sa vie, comme Paul. Le ressuscité n’est pas dans le tombeau, il est vivant en nous dans le cœur de chaque croyant.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>III/ Ce qu’il faut voir pour croire.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Alors, n’y a-t-il rien à voir et à toucher&nbsp;? L’évangile de ce jour nous dit aussi, à travers les gestes de Thomas, que l’on peut voir le corps du Christ et le toucher. Le corps du Christ que nous pouvons voir et toucher c’est d’abord le pain et le vin eucharistique. Mais le corps du Christ que l’on peut voir et toucher nous est aussi décrit dans la première lecture, celle des Actes des apôtres&nbsp;: ce Corps c’est l’Eglise elle-même, la communauté des croyants qui vivent de la joie pascale. Le monde est rempli de Thomas et ce qu’ils peuvent voir et toucher, c’est ce que nous sommes, c’est notre foi et la joie que nous dégageons. L’Eglise ce n’est pas que les papes ou les prêtres, l’Eglise, corps du Christ c’est l’ensemble des croyants qui vivent de la Bonne Nouvelle de Pâques, dans l’unité, le partage et la joie. L’Eglise devrait être ce corps du Christ que les Thomas de notre monde peuvent approcher, toucher, voir. Ils ont peut-être du mal à le voir car nous manquons bien souvent de joie, d’unité, de fidélité à la pratique dominicale. Quel signe donnons-nous quand seulement 4% des baptisés vont à la messe le dimanche&nbsp;? Quel signe donnons-nous quand la messe, la prière, le partage passent après tout le reste&nbsp;? Quel signe donnons-nous à toucher et à voir quand nous passons notre temps à geindre, à pleurer, à critiquer, à nous diviser&nbsp;? Quel signe donnons-nous à voir du ressuscité quand il n’y a plus de joie, de communion, d’allégresse et de simplicité en nous, quand nous refusons d’accueillir parmi nous ceux que l’Esprit nous envoie&nbsp;? Bien souvent, les Thomas ne voient pas grand-chose et ne touchent pas grand-chose et ce n’est pas que de la faute des prêtres. Pourtant, nous sommes plus que des Thomas, nous sommes des Christ ressuscités depuis notre baptême et le visage que nous avons à donner à voir est le visage que les Thomas voient et touchent aujourd’hui. Je crois qu’il nous faut encore un peu de temps pour retrouver en nous cette joie de la résurrection, mais nous savons qu’avec l’aide de l’Esprit reçu à la Pentecôte nous pouvons nous aussi revivre avec le Christ et participer à sa résurrection.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">P. Damien Stampers</p>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Margot Peigné</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    <dc:date>2026-04-10T14:56:42Z</dc:date>
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  <item rdf:about="https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/5-avril-2026-messe-du-jour-de-paques">
    <title>5 avril 2026 : Messe du jour de Pâques</title>
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    </description>
    
    <content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><strong>Première lecture (Ac 10,&nbsp;34a.37-43)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">En ces jours-là, quand Pierre arriva à Césarée chez un centurion de l’armée romaine, il prit la parole et dit : « Vous savez ce qui s’est passé à travers tout le pays des Juifs, depuis les commencements en Galilée, après le baptême proclamé par Jean : Jésus de Nazareth, Dieu lui a donné l’onction d’Esprit Saint et de puissance. Là où il passait, il faisait le bien et guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable, car Dieu était avec lui. Et nous, nous sommes témoins de tout ce qu’il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem. Celui qu’ils ont supprimé en le suspendant au bois du supplice, Dieu l’a ressuscité le troisième jour. Il lui a donné de se manifester, non pas à tout le peuple, mais à des témoins que Dieu avait choisis d’avance, à nous qui avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts. Dieu nous a chargés d’annoncer au peuple et de témoigner que lui-même l’a établi Juge des vivants et des morts. C’est à Jésus que tous les prophètes rendent ce témoignage : Quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon de ses péchés. »</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Psaume (Ps 117 (118),&nbsp;1.2,&nbsp;16-17,&nbsp;22-23)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! Éternel est son amour ! Oui, que le dise Israël : Éternel est son amour ! Le bras du Seigneur se lève, le bras du Seigneur est fort ! Non, je ne mourrai pas, je vivrai, pour annoncer les actions du Seigneur. La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Deuxième lecture (1 Co 5,&nbsp;6b-8)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Frères, ne savez-vous pas qu’un peu de levain suffit pour que fermente toute la pâte ? Purifiez-vous donc des vieux ferments, et vous serez une pâte nouvelle, vous qui êtes le pain de la Pâque, celui qui n’a pas fermenté. Car notre agneau pascal a été immolé : c’est le Christ. Ainsi, célébrons la Fête, non pas avec de vieux ferments, non pas avec ceux de la perversité et du vice, mais avec du pain non fermenté, celui de la droiture et de la vérité.</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Évangile (Jn 20,&nbsp;1-9)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. » Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.</p>

<p style="text-align: justify;">– Acclamons la Parole de Dieu.</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Ressusciter&nbsp;: Accueillir la vie.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Hier soir, l’évangile de Matthieu nous parlait de la peur des gardes et de celle des femmes confrontées au mystère de la résurrection. Le message de la nuit de Pâques était bien «&nbsp;soyez sans crainte&nbsp;». Le Christ ressuscité se trouve confronté à nos peurs et nos craintes bien réelles et bien humaines. La résurrection rencontre cette peur qui est la caractéristique de tout homme face à la vie et à la mort, au péché et à la maladie, cette peur qui rend esclavage et qui empêche d’entendre le message de la résurrection.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Aujourd’hui, avec le disciple, «&nbsp;l’autre disciple&nbsp;», nous avons, comme dit Paul aux Corinthiens, à nous «&nbsp;purifier des vieux ferments&nbsp;» de la peur et à accueillir le pain de la Pâque, la vie nouvelle en Christ.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>1/ Accueillir la vie nouvelle dans la foi&nbsp;!</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Dans la mort et la résurrection du Christ, nous sommes libérés de nos peurs, nous sommes libres par rapport à la mort et au péché. Sur nous le péché n’a plus le pouvoir et la mort corporelle devient une étape sur le chemin de la vie éternelle. Facile à dire, beaucoup plus difficile à vivre. Et pourtant, voilà, le mystère de Pâques, voilà le sens du baptême, voilà ce à quoi nous sommes appelés&nbsp;: «&nbsp;Tout homme qui croit en lui reçoit le pardon des péchés.&nbsp;» Ac 10,43.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Nous sommes libres, nous sommes vivants, nous sommes sauvés depuis notre baptême mais en sommes-nous réellement persuadés&nbsp;?</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Est-ce la liberté et la vie qui dominent et règnent en nous, ou encore la mort et le péché&nbsp;?</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Dans le monde confronté à la mort et à la maladie, à la révélation de ce qu’il y a de plus beau en l’homme mais aussi de ce qu’il y a de pire, notre foi en la vie plus forte que la mort est questionnée et nous avons à y répondre personnellement face au monde et à nous-mêmes.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Notre foi est-elle de l’utopie ou du laxisme&nbsp;?</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Nous sommes libres, mais une liberté qui ne se vit que dans l’amour et par l’amour de Dieu et du prochain. La vie est faite pour aimer et être aimé, en Dieu nous sommes appelés au bonheur des fils de Dieu. Il ne s’agit pas de faire n’importe quoi, il s’agit de vivre une vie nouvelle dans l’amour et dans la joie.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>2/ Etre «&nbsp;l’autre disciple&nbsp;», «&nbsp;le disciple que Jésus aimait&nbsp;».</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Pour cela il faut se mettre à la suite du Christ, mettre sa foi en lui, mettre ses pas dans ses pas, unir notre cœur à son cœur. C’est ce qu’accomplit le disciple que Jésus aimait, l’autre disciple de l’évangile de Jean.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Cet autre disciple, ce disciple que Jésus aimait, nous pouvons le regarder de deux manières différentes. La tradition de l’Eglise y a vu la figure de l’apôtre Jean, à la suite de la finale de l’évangile. Mais, l’évangile de Jean nous livre lui une autre lecture (l’une n’annulant pas l’autre mais l’enrichissant&nbsp;!). Le disciple que Jésus aimait c’est le baptisé qui reçoit, dans sa vie et dans la foi, le message de la résurrection. Jean ne donne jamais le nom de ce disciple, il invite chacun d’entre nous à se mettre à la place de ce disciple. Il fait de nous un acteur de la vie même du Christ.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>A travers la figure du disciple que Jésus aimait, c’est nous-mêmes qui sommes appelés à poser notre tête sur le cœur de Jésus à la Cène, à être là au pied de la croix avec Marie, à recevoir Marie comme notre mère et à l’accueillir chez nous, à entrer dans le tombeau vide et à croire, à témoigner de ce que nous avons vu et vécu. Le disciple que Jésus aimait, c’est chaque baptisé qui reçoit dans sa vie le Christ et vit sa vie avec lui.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>3/ Vivre sans peur dans la grâce de notre baptême et dans l’abandon à l’Amour de Dieu.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Si comme le disciple que Jésus aimait, nous mettons nos pas dans ceux du Seigneur, si nous l’accueillons dans notre cœur et notre vie, si nous mettons notre foi et notre espérance en lui en vivant dans l’amour de Dieu et du prochain, alors nous n’aurons plus jamais peur, alors sur nous le péché n’aura plus d’emprise, alors nous serons admis à la liberté des fils de Dieu dans laquelle nous sommes entrés par le baptême.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Par nous-mêmes, cela n’est pas toujours facile à vivre, mais nous sommes invités à le vivre en Eglise et avec les autres avec qui nous formons le corps du Christ. La messe n’est pas le lieu de l’obligation, elle est le lieu où se déploie la grâce et la liberté reçus au baptême. Elle est le lieu où le disciple devient corps du Christ et manifeste qu’il est ce disciple que Jésus aimait. Même si il n’est pas possible de le vivre dans une église avec les autres, ce mystère de la messe se vit aussi dans la communion de foi des membres du corps qu’est l’Eglise des baptisés.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">P. Damien Stampers</p>
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    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Margot Peigné</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    <dc:date>2026-04-10T14:54:28Z</dc:date>
    <dc:type>Document</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/samedi-4-avril-2026-resurrection-du-seigneur-veillee-pascale">
    <title>Samedi 4 avril 2026 : Résurrection du Seigneur - Veillée pascale</title>
    <link>https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/samedi-4-avril-2026-resurrection-du-seigneur-veillee-pascale</link>
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    </description>
    
    <content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><strong>Première lecture (Gn 1,&nbsp;1 – 2,&nbsp;2)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. La terre était informe et vide, les ténèbres étaient au-dessus de l’abîme et le souffle de Dieu planait au-dessus des eaux. Dieu dit : « Que la lumière soit. » Et la lumière fut. Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière des ténèbres. Dieu appela la lumière « jour », il appela les ténèbres « nuit ». Il y eut un soir, il y eut un matin : premier jour. Et Dieu dit : « Qu’il y ait un firmament au milieu des eaux, et qu’il sépare les eaux. » Dieu fit le firmament, il sépara les eaux qui sont au-dessous du firmament et les eaux qui sont au-dessus. Et ce fut ainsi. Dieu appela le firmament « ciel ». Il y eut un soir, il y eut un matin : deuxième jour. Et Dieu dit : « Les eaux qui sont au-dessous du ciel, qu’elles se rassemblent en un seul lieu, et que paraisse la terre ferme. » Et ce fut ainsi. Dieu appela la terre ferme « terre », et il appela la masse des eaux « mer ». Et Dieu vit que cela était bon. Dieu dit : « Que la terre produise l’herbe, la plante qui porte sa semence, et que, sur la terre, l’arbre à fruit donne, selon son espèce, le fruit qui porte sa semence. » Et ce fut ainsi. La terre produisit l’herbe, la plante qui porte sa semence, selon son espèce, et l’arbre qui donne, selon son espèce, le fruit qui porte sa semence. Et Dieu vit que cela était bon. Il y eut un soir, il y eut un matin : troisième jour. Et Dieu dit : « Qu’il y ait des luminaires au firmament du ciel, pour séparer le jour de la nuit ; qu’ils servent de signes pour marquer les fêtes, les jours et les années ; et qu’ils soient, au firmament du ciel, des luminaires pour éclairer la terre. » Et ce fut ainsi. Dieu fit les deux grands luminaires : le plus grand pour commander au jour, le plus petit pour commander à la nuit ; il fit aussi les étoiles. Dieu les plaça au firmament du ciel pour éclairer la terre, pour commander au jour et à la nuit, pour séparer la lumière des ténèbres. Et Dieu vit que cela était bon. Il y eut un soir, il y eut un matin : quatrième jour. Et Dieu dit : « Que les eaux foisonnent d’une profusion d’êtres vivants, et que les oiseaux volent au-dessus de la terre, sous le firmament du ciel. » Dieu créa, selon leur espèce, les grands monstres marins, tous les êtres vivants qui vont et viennent et foisonnent dans les eaux, et aussi, selon leur espèce, tous les oiseaux qui volent. Et Dieu vit que cela était bon. Dieu les bénit par ces paroles : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez les mers, que les oiseaux se multiplient sur la terre. » Il y eut un soir, il y eut un matin : cinquième jour. Et Dieu dit : « Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce, bestiaux, bestioles et bêtes sauvages selon leur espèce. » Et ce fut ainsi. Dieu fit les bêtes sauvages selon leur espèce, les bestiaux selon leur espèce, et toutes les bestioles de la terre selon leur espèce. Et Dieu vit que cela était bon. Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. Qu’il soit le maître des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, des bestiaux, de toutes les bêtes sauvages, et de toutes les bestioles qui vont et viennent sur la terre. » Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, il les créa homme et femme. Dieu les bénit et leur dit : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la. Soyez les maîtres des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, et de tous les animaux qui vont et viennent sur la terre. » Dieu dit encore : « Je vous donne toute plante qui porte sa semence sur toute la surface de la terre, et tout arbre dont le fruit porte sa semence : telle sera votre nourriture. À tous les animaux de la terre, à tous les oiseaux du ciel, à tout ce qui va et vient sur la terre et qui a souffle de vie, je donne comme nourriture toute herbe verte. » Et ce fut ainsi. Et Dieu vit tout ce qu’il avait fait ; et voici : cela était très bon. Il y eut un soir, il y eut un matin : sixième jour. Ainsi furent achevés le ciel et la terre, et tout leur déploiement. Le septième jour, Dieu avait achevé l’œuvre qu’il avait faite. Il se reposa, le septième jour, de toute l’œuvre qu’il avait faite.</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Psaume (Ps 103 (104),&nbsp;1-2a,&nbsp;5-6,&nbsp;10.12,&nbsp;13-14ab,&nbsp;24.35c)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Bénis le Seigneur, ô mon âme ; Seigneur mon Dieu, tu es si grand ! Revêtu de magnificence, tu as pour manteau la lumière ! Tu as donné son assise à la terre : qu’elle reste inébranlable au cours des temps. Tu l’as vêtue de l’abîme des mers : les eaux couvraient même les montagnes. Dans les ravins tu fais jaillir des sources et l’eau chemine aux creux des montagnes ; les oiseaux séjournent près d’elle : dans le feuillage on entend leurs cris. De tes demeures tu abreuves les montagnes, et la terre se rassasie du fruit de tes œuvres ; tu fais pousser les prairies pour les troupeaux, et les champs pour l’homme qui travaille. Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur ! Tout cela, ta sagesse l’a fait ; la terre s’emplit de tes biens. Bénis le Seigneur, ô mon âme ! OU BIEN&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Deuxième lecture (Gn 22,&nbsp;1-18)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">En ces jours-là, Dieu mit Abraham à l’épreuve. Il lui dit : « Abraham ! » Celui-ci répondit : « Me voici ! » Dieu dit : « Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, va au pays de Moriah, et là tu l’offriras en holocauste sur la montagne que je t’indiquerai. » Abraham se leva de bon matin, sella son âne, et prit avec lui deux de ses serviteurs et son fils Isaac. Il fendit le bois pour l’holocauste, et se mit en route vers l’endroit que Dieu lui avait indiqué. Le troisième jour, Abraham, levant les yeux, vit l’endroit de loin. Abraham dit à ses serviteurs : « Restez ici avec l’âne. Moi et le garçon, nous irons jusque là-bas pour adorer, puis nous reviendrons vers vous. » Abraham prit le bois pour l’holocauste et le chargea sur son fils Isaac ; il prit le feu et le couteau, et tous deux s’en allèrent ensemble. Isaac dit à son père Abraham : « Mon père ! – Eh bien, mon fils ? » Isaac reprit : « Voilà le feu et le bois, mais où est l’agneau pour l’holocauste ? » Abraham répondit : « Dieu saura bien trouver l’agneau pour l’holocauste, mon fils. » Et ils s’en allaient tous les deux ensemble. Ils arrivèrent à l’endroit que Dieu avait indiqué. Abraham y bâtit l’autel et disposa le bois, puis il lia son fils Isaac et le mit sur l’autel, par-dessus le bois. Abraham étendit la main et saisit le couteau pour immoler son fils. Mais l’ange du Seigneur l’appela du haut du ciel et dit : « Abraham ! Abraham ! » Il répondit : « Me voici ! » L’ange lui dit : « Ne porte pas la main sur le garçon ! Ne lui fais aucun mal ! Je sais maintenant que tu crains Dieu : tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique. » Abraham leva les yeux et vit un bélier retenu par les cornes dans un buisson. Il alla prendre le bélier et l’offrit en holocauste à la place de son fils. Abraham donna à ce lieu le nom de « Le-Seigneur-voit ». On l’appelle aujourd’hui : « Sur-le-mont-le-Seigneur-est-vu. » Du ciel, l’ange du Seigneur appela une seconde fois Abraham. Il déclara : « Je le jure par moi-même, oracle du Seigneur : parce que tu as fait cela, parce que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique, je te comblerai de bénédictions, je rendrai ta descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel et que le sable au bord de la mer, et ta descendance occupera les places fortes de ses ennemis. Puisque tu as écouté ma voix, toutes les nations de la terre s’adresseront l’une à l’autre la bénédiction par le nom de ta descendance. »</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Psaume (Ps 15 (16),&nbsp;5.8,&nbsp;9-10,&nbsp;11)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Seigneur, mon partage et ma coupe : de toi dépend mon sort. Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ; il est à ma droite : je suis inébranlable. Mon cœur exulte, mon âme est en fête, ma chair elle-même repose en confiance : tu ne peux m’abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption. Tu m’apprends le chemin de la vie : devant ta face, débordement de joie ! À ta droite, éternité de délices !&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Troisième lecture (Ex 14,&nbsp;15 – 15,&nbsp;1a)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">En ces jours-là, le Seigneur dit à Moïse : « Pourquoi crier vers moi ? Ordonne aux fils d’Israël de se mettre en route ! Toi, lève ton bâton, étends le bras sur la mer, fends-la en deux, et que les fils d’Israël entrent au milieu de la mer à pied sec. Et moi, je ferai en sorte que les Égyptiens s’obstinent : ils y entreront derrière eux ; je me glorifierai aux dépens de Pharaon et de toute son armée, de ses chars et de ses guerriers. Les Égyptiens sauront que je suis le Seigneur, quand je me serai glorifié aux dépens de Pharaon, de ses chars et de ses guerriers. » L’ange de Dieu, qui marchait en avant d’Israël, se déplaça et marcha à l’arrière. La colonne de nuée se déplaça depuis l’avant-garde et vint se tenir à l’arrière, entre le camp des Égyptiens et le camp d’Israël. Cette nuée était à la fois ténèbres et lumière dans la nuit, si bien que, de toute la nuit, ils ne purent se rencontrer. Moïse étendit le bras sur la mer. Le Seigneur chassa la mer toute la nuit par un fort vent d’est ; il mit la mer à sec, et les eaux se fendirent. Les fils d’Israël entrèrent au milieu de la mer à pied sec, les eaux formant une muraille à leur droite et à leur gauche. Les Égyptiens les poursuivirent ; tous les chevaux de Pharaon, ses chars et ses guerriers entrèrent derrière eux jusqu’au milieu de la mer. Aux dernières heures de la nuit, le Seigneur observa, depuis la colonne de feu et de nuée, l’armée des Égyptiens, et il la frappa de panique. Il faussa les roues de leurs chars, et ils eurent beaucoup de peine à les conduire. Les Égyptiens s’écrièrent : « Fuyons devant Israël, car c’est le Seigneur qui combat pour eux contre nous ! » Le Seigneur dit à Moïse : « Étends le bras sur la mer : que les eaux reviennent sur les Égyptiens, leurs chars et leurs guerriers ! » Moïse étendit le bras sur la mer. Au point du jour, la mer reprit sa place ; dans leur fuite, les Égyptiens s’y heurtèrent, et le Seigneur les précipita au milieu de la mer. Les eaux refluèrent et recouvrirent les chars et les guerriers, toute l’armée de Pharaon qui était entrée dans la mer à la poursuite d’Israël. Il n’en resta pas un seul. Mais les fils d’Israël avaient marché à pied sec au milieu de la mer, les eaux formant une muraille à leur droite et à leur gauche. Ce jour-là, le Seigneur sauva Israël de la main de l’Égypte, et Israël vit les Égyptiens morts sur le bord de la mer. Israël vit avec quelle main puissante le Seigneur avait agi contre l’Égypte. Le peuple craignit le Seigneur, il mit sa foi dans le Seigneur et dans son serviteur Moïse. Alors Moïse et les fils d’Israël chantèrent ce cantique au Seigneur :&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Cantique (Ex 15, 1b, 2, 3-4, 5-6, 17-18)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Je chanterai pour le Seigneur ! Éclatante est sa gloire : il a jeté dans la mer cheval et cavalier. Ma force et mon chant, c’est le Seigneur : il est pour moi le salut. Il est mon Dieu, je le célèbre ; j’exalte le Dieu de mon père. Le Seigneur est le guerrier des combats ; son nom est « Le Seigneur ». Les chars du Pharaon et ses armées, il les lance dans la mer. L’élite de leurs chefs a sombré dans la mer Rouge. L’abîme les recouvre : ils descendent, comme la pierre, au fond des eaux. Ta droite, Seigneur, magnifique en sa force, ta droite, Seigneur, écrase l’ennemi. Tu les amènes, tu les plantes sur la montagne, ton héritage, le lieu que tu as fait, Seigneur, pour l’habiter, le sanctuaire, Seigneur, fondé par tes mains. Le Seigneur régnera pour les siècles des siècles.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Quatrième lecture (Is 54,&nbsp;5-14)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Parole du Seigneur adressée à Jérusalem : Ton époux, c’est Celui qui t’a faite, son nom est « Le Seigneur de l’univers ». Ton rédempteur, c’est le Saint d’Israël, il s’appelle « Dieu de toute la terre ». Oui, comme une femme abandonnée, accablée, le Seigneur te rappelle. Est-ce que l’on rejette la femme de sa jeunesse ? – dit ton Dieu. Un court instant, je t’avais abandonnée, mais dans ma grande tendresse, je te ramènerai. Quand ma colère a débordé, un instant, je t’avais caché ma face. Mais dans mon éternelle fidélité, je te montre ma tendresse, – dit le Seigneur, ton rédempteur. Je ferai comme au temps de Noé, quand j’ai juré que les eaux ne submergeraient plus la terre : de même, je jure de ne plus m’irriter contre toi, et de ne plus te menacer. Même si les montagnes s’écartaient, si les collines s’ébranlaient, ma fidélité ne s’écarterait pas de toi, mon alliance de paix ne serait pas ébranlée, – dit le Seigneur, qui te montre sa tendresse. Jérusalem, malheureuse, battue par la tempête, inconsolée, voici que je vais sertir tes pierres et poser tes fondations sur des saphirs. Je ferai tes créneaux avec des rubis, tes portes en cristal de roche, et toute ton enceinte avec des pierres précieuses. Tes fils seront tous disciples du Seigneur, et grande sera leur paix. Tu seras établie sur la justice : loin de toi l’oppression, tu n’auras plus à craindre ; loin de toi la terreur, elle ne t’approchera plus. – Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Psaume (Ps&nbsp; 29 (30),&nbsp;3-4,&nbsp;5-6ab,&nbsp;6cd.12,&nbsp;13)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Quand j’ai crié vers toi, Seigneur, mon Dieu, tu m’as guéri ; Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme et revivre quand je descendais à la fosse. Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles, rendez grâce en rappelant son nom très saint. Sa colère ne dure qu’un instant, sa bonté, toute la vie. Avec le soir, viennent les larmes, mais au matin, les cris de joie ! Tu as changé mon deuil en une danse, mes habits funèbres en parure de joie ! Que mon cœur ne se taise pas, qu’il soit en fête pour toi ; et que sans fin, Seigneur, mon Dieu, je te rende grâce !&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Cinquième lecture (Is 55,&nbsp;1-11)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Ainsi parle le Seigneur : Vous tous qui avez soif, venez, voici de l’eau ! Même si vous n’avez pas d’argent, venez acheter et consommer, venez acheter du vin et du lait sans argent, sans rien payer. Pourquoi dépenser votre argent pour ce qui ne nourrit pas, vous fatiguer pour ce qui ne rassasie pas ? Écoutez-moi bien, et vous mangerez de bonnes choses, vous vous régalerez de viandes savoureuses ! Prêtez l’oreille ! Venez à moi ! Écoutez, et vous vivrez. Je m’engagerai envers vous par une alliance éternelle : ce sont les bienfaits garantis à David. Lui, j’en ai fait un témoin pour les peuples, pour les peuples, un guide et un chef. Toi, tu appelleras une nation inconnue de toi ; une nation qui ne te connaît pas accourra vers toi, à cause du Seigneur ton Dieu, à cause du Saint d’Israël, car il fait ta splendeur. Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver ; invoquez-le tant qu’il est proche. Que le méchant abandonne son chemin, et l’homme perfide, ses pensées ! Qu’il revienne vers le Seigneur qui lui montrera sa miséricorde, vers notre Dieu qui est riche en pardon. Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos chemins ne sont pas mes chemins, – oracle du Seigneur. Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes chemins sont élevés au-dessus de vos chemins, et mes pensées, au-dessus de vos pensées. La pluie et la neige qui descendent des cieux n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer, donnant la semence au semeur et le pain à celui qui doit manger ; ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission. – Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Cantique (Is 12,&nbsp;2,&nbsp;4bcd,&nbsp;5-6)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Voici le Dieu qui me sauve : j’ai confiance, je n’ai plus de crainte. Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ; il est pour moi le salut. Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom, annoncez parmi les peuples ses hauts faits ! Redites-le : « Sublime est son nom ! » Jouez pour le Seigneur, il montre sa magnificence, et toute la terre le sait. Jubilez, criez de joie, habitants de Sion, car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël !&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Sixième lecture (Ba 3,&nbsp;9-15.32 – 4,&nbsp;4)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Écoute, Israël, les commandements de vie, prête l’oreille pour acquérir la connaissance. Pourquoi donc, Israël, pourquoi es-tu exilé chez tes ennemis, vieillissant sur une terre étrangère, souillé par le contact des cadavres, inscrit parmi les habitants du séjour des morts ? – Parce que tu as abandonné la Source de la Sagesse ! Si tu avais suivi les chemins de Dieu, tu vivrais dans la paix pour toujours. Apprends où se trouvent et la connaissance, et la force, et l’intelligence ; pour savoir en même temps où se trouvent de longues années de vie, la lumière des yeux et la paix. Mais qui donc a découvert la demeure de la Sagesse, qui a pénétré jusqu’à ses trésors ? Celui qui sait tout en connaît le chemin, il l’a découvert par son intelligence. Il a pour toujours aménagé la terre, et l’a peuplée de troupeaux. Il lance la lumière, et elle prend sa course ; il la rappelle, et elle obéit en tremblant. Les étoiles brillent, joyeuses, à leur poste de veille ; il les appelle, et elles répondent : « Nous voici ! » Elles brillent avec joie pour celui qui les a faites. C’est lui qui est notre Dieu : aucun autre ne lui est comparable. Il a découvert les chemins du savoir, et il les a confiés à Jacob, son serviteur, à Israël, son bien-aimé. Ainsi, la Sagesse est apparue sur la terre, elle a vécu parmi les hommes. Elle est le livre des préceptes de Dieu, la Loi qui demeure éternellement : tous ceux qui l’observent vivront, ceux qui l’abandonnent mourront. Reviens, Jacob, saisis-la de nouveau ; à sa lumière, marche vers la splendeur : ne laisse pas ta gloire à un autre, tes privilèges à un peuple étranger. Heureux sommes-nous, Israël ! Car ce qui plaît à Dieu, nous le connaissons. – Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Psaume (Ps 18 (19),&nbsp;8,&nbsp;9,&nbsp;10,&nbsp;11)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">La loi du Seigneur est parfaite, qui redonne vie ; la charte du Seigneur est sûre, qui rend sages les simples. Les préceptes du Seigneur sont droits, ils réjouissent le cœur ; le commandement du Seigneur est limpide, il clarifie le regard. La crainte qu’il inspire est pure, elle est là pour toujours ; les décisions du Seigneur sont justes et vraiment équitables : plus désirables que l’or, qu’une masse d’or fin, plus savoureuses que le miel qui coule des rayons.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Septième lecture (Ez 36,&nbsp;16-17a.18-28)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">La parole du Seigneur me fut adressée : « Fils d’homme, lorsque les gens d’Israël habitaient leur pays, ils le rendaient impur par leur conduite et leurs actes. Alors j’ai déversé sur eux ma fureur, à cause du sang qu’ils avaient versé dans le pays, à cause des idoles immondes qui l’avaient rendu impur. Je les ai dispersés parmi les nations, ils ont été disséminés dans les pays étrangers. Selon leur conduite et leurs actes, je les ai jugés. Dans les nations où ils sont allés, ils ont profané mon saint nom, car on disait : ‘C’est le peuple du Seigneur, et ils sont sortis de son pays !’ Mais j’ai voulu épargner mon saint nom, que les gens d’Israël avaient profané dans les nations où ils sont allés. Eh bien ! tu diras à la maison d’Israël : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Ce n’est pas pour vous que je vais agir, maison d’Israël, mais c’est pour mon saint nom que vous avez profané dans les nations où vous êtes allés. Je sanctifierai mon grand nom, profané parmi les nations, mon nom que vous avez profané au milieu d’elles. Alors les nations sauront que Je suis le Seigneur – oracle du Seigneur Dieu – quand par vous je manifesterai ma sainteté à leurs yeux. Je vous prendrai du milieu des nations, je vous rassemblerai de tous les pays, je vous conduirai dans votre terre. Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés ; de toutes vos souillures, de toutes vos idoles, je vous purifierai. Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau. J’ôterai de votre chair le cœur de pierre, je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai en vous mon esprit, je ferai que vous marchiez selon mes lois, que vous gardiez mes préceptes et leur soyez fidèles. Vous habiterez le pays que j’ai donné à vos pères : vous, vous serez mon peuple, et moi, je serai votre Dieu. – Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Psaume (Ps 41 (42),&nbsp;3,&nbsp;5efgh&nbsp;; 42 (43),&nbsp;3,&nbsp;4)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Mon âme a soif de Dieu, le Dieu vivant ; quand pourrai-je m’avancer, paraître face à Dieu ? Je conduisais vers la maison de mon Dieu la multitude en fête, parmi les cris de joie et les actions de grâce. Envoie ta lumière et ta vérité : qu’elles guident mes pas et me conduisent à ta montagne sainte, jusqu’en ta demeure. J’avancerai jusqu’à l’autel de Dieu, vers Dieu qui est toute ma joie ; je te rendrai grâce avec ma harpe, Dieu, mon Dieu.</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Épître (Rm 6,&nbsp;3b-11)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Frères, nous tous qui par le baptême avons été unis au Christ Jésus, c’est à sa mort que nous avons été unis par le baptême. Si donc, par le baptême qui nous unit à sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, comme le Christ qui, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts. Car, si nous avons été unis à lui par une mort qui ressemble à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection qui ressemblera à la sienne. Nous le savons : l’homme ancien qui est en nous a été fixé à la croix avec lui pour que le corps du péché soit réduit à rien, et qu’ainsi nous ne soyons plus esclaves du péché. Car celui qui est mort est affranchi du péché. Et si nous sommes passés par la mort avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui. Nous le savons en effet : ressuscité d’entre les morts, le Christ ne meurt plus ; la mort n’a plus de pouvoir sur lui. Car lui qui est mort, c'est au péché qu'il est mort une fois pour toutes ; lui qui est vivant, c'est pour Dieu qu'il est vivant. De même, vous aussi, pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ. – Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Psaume (Ps 117 (118),&nbsp;1.2,&nbsp;16-17,&nbsp;22-23)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! Éternel est son amour ! Oui, que le dise Israël : Éternel est son amour ! Le bras du Seigneur se lève, le bras du Seigneur est fort ! Non, je ne mourrai pas, je vivrai, pour annoncer les actions du Seigneur. La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Évangile (Mt 28,&nbsp;1-10)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Après le sabbat, à l’heure où commençait à poindre le premier jour de la semaine, Marie Madeleine et l’autre Marie vinrent pour regarder le sépulcre. Et voilà qu’il y eut un grand tremblement de terre ; l’ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s’assit dessus. Il avait l’aspect de l’éclair, et son vêtement était blanc comme neige. Les gardes, dans la crainte qu’ils éprouvèrent, se mirent à trembler et devinrent comme morts. L’ange prit la parole et dit aux femmes : « Vous, soyez sans crainte ! Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié. Il n’est pas ici, car il est ressuscité, comme il l’avait dit. Venez voir l’endroit où il reposait. Puis, vite, allez dire à ses disciples : ‘Il est ressuscité d’entre les morts, et voici qu’il vous précède en Galilée ; là, vous le verrez.’ Voilà ce que j’avais à vous dire. » Vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. »</p>

<p style="text-align: justify;">– Acclamons la Parole de Dieu.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Soyez sans crainte.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>L’évangile de la résurrection chez Matthieu est, comme pour la Passion, marqué par le langage apocalyptique&nbsp;: «&nbsp;un grand tremblement de terre, l’ange du Seigneur descend du ciel, il a l’aspect de l’éclair et son vêtement est blanc comme neige.&nbsp;» C’est bien un langage que l’on retrouve dans les apocalypses de la Bible comme chez Ezéchiel, Daniel ou l’Apocalypse de Jean. Le messager de ces apocalypses est vêtu d’un vêtement blanc et vient annoncer la fin des temps et/ou le temps du salut. Il révèle ainsi ce qui est caché à nos yeux.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Les textes apocalyptiques, dans la Bible, visent toujours à rassurer en des temps troublés de persécution, de famine, d’épidémie, de guerres. Ezéchiel est écrit pendant l’exil à Babylone, Daniel pendant la persécution d’Antiochus Epiphane, l’Apocalypse de Jean pendant les premières persécutions chrétiennes. A chaque fois, le messager de Dieu, l’ange, vient révéler que la mort est vaincue et que la vie a triomphé malgré tous les signes extérieurs qui nous disent le contraire.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Peut-être cette année serons-nous plus sensibles à cet aspect apocalyptique du récit de la résurrection&nbsp;: la maladie, l’incertitude économique, la peur de la guerre, l’angoisse, la crainte sont là avec nous. La résurrection arrive au milieu d’une église sans apôtres, ni disciples, dans la nuit du tombeau. Nous vivons, en partie, ce que vivaient les destinataires des apocalypses de la Bible.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Nous découvrons aussi que la résurrection est accueillie comme une apocalypse par ceux qui la rencontre. Mais pas l’apocalypse au sens biblique de la révélation du salut, mais bien l’apocalypse avec notre sens commun&nbsp;: la mort, la destruction, la fin de tout.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>C’est pour cela que le mot qui revient le plus souvent dans notre évangile de la résurrection est le mot de «&nbsp;crainte&nbsp;»&nbsp;: les gardes sont dans la crainte, l’ange dit aux femmes&nbsp;: «&nbsp;vous, soyez sans crainte&nbsp;», elles quittèrent le tombeau remplies de crainte, Jésus leur dit&nbsp;: «&nbsp;soyez sans crainte&nbsp;».</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Christ est ressuscité, la mort et le péché sont vaincus et pourtant nous sommes dans la crainte. C’est bien là le paradoxe de la résurrection, le paradoxe de la foi.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>N’ayez pas peur, je suis là avec vous pour vous sauver. C’est bien le message qui est porté par toutes les lectures de cette nuit pascale&nbsp;: je suis avec vous dès la création du monde et je vous ai donné un monde qui est bon (Gn 1), je suis avec vous au cœur de la foi d’Abraham qui apprend que ce n’est pas son fils qu’il doit sacrifier mais bien lui-même (Gn 22), je suis avec vous pour vous délivrer de l’esclavage et de la mort de l’Egypte (Ex 14), je suis avec vous dans l’Exil à Babylone (Baruc), je suis avec vous au retour d’Exil quand vous vous retrouvez après l’Exil sur une terre détruite et occupée par d’autres, en vous demandant comment vous allez pouvoir vous en sortir (Is 54, Is 55, Ez 36).</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Je suis avec vous car je suis ressuscité dit Jésus par l’intermédiaire de l’ange aux femmes terrifiées. Je suis avec vous et vous pouvez me voir et accueillir ce mystère de la résurrection dans vos vies même si tout autour de vous, tout semble dire le contraire. Non, la mort n’a pas vaincu, la vie a été plus forte que la mort. Soyez sans crainte.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">P. Damien Stampers</p>
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    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Margot Peigné</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    <dc:date>2026-04-10T14:50:08Z</dc:date>
    <dc:type>Document</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/29-mars-2026-dimanche-des-rameaux-et-de-la-passion-du-seigneur">
    <title>29 mars 2026 : Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur</title>
    <link>https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/29-mars-2026-dimanche-des-rameaux-et-de-la-passion-du-seigneur</link>
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    </description>
    
    <content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><strong>Entrée messianique (Mt 21,&nbsp;1-11)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Jésus et ses disciples, approchant de Jérusalem, arrivèrent en vue de Bethphagé, sur les pentes du mont des Oliviers. Alors Jésus envoya deux disciples en leur disant : « Allez au village qui est en face de vous ; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée et son petit avec elle. Détachez-les et amenez-les moi. Et si l’on vous dit quelque chose, vous répondrez : ‘Le Seigneur en a besoin’. Et aussitôt on les laissera partir. » Cela est arrivé pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète : Dites à la fille de Sion : Voici ton roi qui vient vers toi, plein de douceur, monté sur une ânesse et un petit âne, le petit d’une bête de somme. Les disciples partirent et firent ce que Jésus leur avait ordonné. Ils amenèrent l’ânesse et son petit, disposèrent sur eux leurs manteaux, et Jésus s’assit dessus. Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin ; d’autres coupaient des branches aux arbres et en jonchaient la route. Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient criaient : « Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux ! » Comme Jésus entrait à Jérusalem, toute la ville fut en proie à l’agitation, et disait : « Qui est cet homme ? » Et les foules répondaient : « C’est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée. »</p>

<p style="text-align: justify;">– Acclamons la Parole de Dieu.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong><em>Première lecture (Is 50,&nbsp;4-7)</em></strong></p>

<p style="text-align: justify;">Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d’une parole, soutenir celui qui est épuisé. Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute. Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats. Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu.</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Psaume (Ps 21 (22),&nbsp;8-9,&nbsp;17-18a,&nbsp;19-20,&nbsp;22c-24a)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Tous ceux qui me voient me bafouent, ils ricanent et hochent la tête : « Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre ! Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! » Oui, des chiens me cernent, une bande de vauriens m’entoure. Ils me percent les mains et les pieds ; je peux compter tous mes os. Ils partagent entre eux mes habits et tirent au sort mon vêtement. Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin : ô ma force, viens vite à mon aide ! Tu m’as répondu ! Et je proclame ton nom devant mes frères, je te loue en pleine assemblée. Vous qui le craignez, louez le Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Deuxième lecture (Ph 2,&nbsp;6-11)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père. – Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Évangile (Mt 26,&nbsp;14 – 27,&nbsp;66)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Les sigles désignant les divers interlocuteurs sont les suivants : X = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages. L.</p>

<p style="text-align: justify;">En ce temps-là, l’un des Douze, nommé Judas Iscariote, se rendit chez les grands prêtres et leur dit : D. « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » L. Ils lui remirent trente pièces d’argent. Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer. Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus : D. « Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs pour manger la Pâque ? » L. Il leur dit : X. « Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : ‘Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.’ » L. Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque. Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze. Pendant le repas, il déclara : X. « Amen, je vous le dis : l’un de vous va me livrer. » L. Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, chacun son tour : D. « Serait-ce moi, Seigneur ? » L. Prenant la parole, il dit : X. « Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! » L. Judas, celui qui le livrait, prit la parole : D. « Rabbi, serait-ce moi ? » L. Jésus lui répond : X. « C’est toi-même qui l’as dit ! » L. Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit et, le donnant aux disciples, il dit : X. « Prenez, mangez : ceci est mon corps. » L. Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, en disant : X. « Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude en rémission des péchés. Je vous le dis : désormais je ne boirai plus de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, avec vous dans le royaume de mon Père. » L. Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers. Alors Jésus leur dit : X. « Cette nuit, je serai pour vous tous une occasion de chute ; car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées. Mais, une fois ressuscité, je vous précéderai en Galilée. » L. Prenant la parole, Pierre lui dit : D. « Si tous viennent à tomber à cause de toi, moi, je ne tomberai jamais. » L. Jésus lui répondit : X. « Amen, je te le dis : cette nuit même, avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois. » L. Pierre lui dit : D. « Même si je dois mourir avec toi, je ne te renierai pas. » L. Et tous les disciples dirent de même. Alors Jésus parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémani et leur dit : X. « Asseyez-vous ici, pendant que je vais là-bas pour prier. » L. Il emmena Pierre, ainsi que Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée, et il commença à ressentir tristesse et angoisse. Il leur dit alors : X. « Mon âme est triste à en mourir. Restez ici et veillez avec moi. » L. Allant un peu plus loin, il tomba face contre terre en priant, et il disait : X. « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme moi, je veux, mais comme toi, tu veux. » L. Puis il revient vers ses disciples et les trouve endormis ; il dit à Pierre : X. « Ainsi, vous n’avez pas eu la force de veiller seulement une heure avec moi ? Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ; l’esprit est ardent, mais la chair est faible. » L. De nouveau, il s’éloigna et pria, pour la deuxième fois ; il disait : X. « Mon Père, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! » L. Revenu près des disciples, de nouveau il les trouva endormis, car leurs yeux étaient lourds de sommeil. Les laissant, de nouveau il s’éloigna et pria pour la troisième fois, en répétant les mêmes paroles. Alors il revient vers les disciples et leur dit : X. « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer. Voici qu’elle est proche, l’heure où le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs. Levez-vous ! Allons ! Voici qu’il est proche, celui qui me livre. » L. Jésus parlait encore, lorsque Judas, l’un des Douze, arriva, et avec lui une grande foule armée d’épées et de bâtons, envoyée par les grands prêtres et les anciens du peuple. Celui qui le livrait leur avait donné un signe : D. « Celui que j’embrasserai, c’est lui : arrêtez-le. » L. Aussitôt, s’approchant de Jésus, il lui dit : D. « Salut, Rabbi ! » L. Et il l’embrassa. Jésus lui dit : X. « Mon ami, ce que tu es venu faire, fais-le ! » L. Alors ils s’approchèrent, mirent la main sur Jésus et l’arrêtèrent. L’un de ceux qui étaient avec Jésus, portant la main à son épée, la tira, frappa le serviteur du grand prêtre, et lui trancha l’oreille. Alors Jésus lui dit : X. « Rentre ton épée, car tous ceux qui prennent l’épée périront par l’épée. Crois-tu que je ne puisse pas faire appel à mon Père ? Il mettrait aussitôt à ma disposition plus de douze légions d’anges. Mais alors, comment s’accompliraient les Écritures selon lesquelles il faut qu’il en soit ainsi ? » L. À ce moment-là, Jésus dit aux foules : X. « Suis-je donc un bandit, pour que vous soyez venus vous saisir de moi, avec des épées et des bâtons ? Chaque jour, dans le Temple, j’étais assis en train d’enseigner, et vous ne m’avez pas arrêté. » L. Mais tout cela est arrivé pour que s’accomplissent les écrits des prophètes. Alors tous les disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent. Ceux qui avaient arrêté Jésus l’amenèrent devant Caïphe, le grand prêtre, chez qui s’étaient réunis les scribes et les anciens. Quant à Pierre, il le suivait à distance, jusqu’au palais du grand prêtre ; il entra dans la cour et s’assit avec les serviteurs pour voir comment cela finirait. Les grands prêtres et tout le Conseil suprême cherchaient un faux témoignage contre Jésus pour le faire mettre à mort. Ils n’en trouvèrent pas ; pourtant beaucoup de faux témoins s’étaient présentés. Finalement il s’en présenta deux, qui déclarèrent : A. « Celui-là a dit : ‘Je peux détruire le Sanctuaire de Dieu et, en trois jours, le rebâtir.’ » L. Alors le grand prêtre se leva et lui dit : A. « Tu ne réponds rien ? Que dis-tu des témoignages qu’ils portent contre toi ? » L. Mais Jésus gardait le silence. Le grand prêtre lui dit : A. « Je t’adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si c’est toi qui es le Christ, le Fils de Dieu. » L. Jésus lui répond : X. « C’est toi-même qui l’as dit ! En tout cas, je vous le déclare : désormais vous verrez le Fils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant et venir sur les nuées du ciel. » L. Alors le grand prêtre déchira ses vêtements, en disant : A. « Il a blasphémé ! Pourquoi nous faut-il encore des témoins ? Vous venez d’entendre le blasphème ! Quel est votre avis ? » L. Ils répondirent : F. « Il mérite la mort. » L. Alors ils lui crachèrent au visage et le giflèrent ; d’autres le rouèrent de coups en disant : F. « Fais-nous le prophète, ô Christ ! Qui t’a frappé ? » L. Cependant Pierre était assis dehors dans la cour. Une jeune servante s’approcha de lui et lui dit : A. « Toi aussi, tu étais avec Jésus, le Galiléen ! » L. Mais il le nia devant tout le monde et dit : D. « Je ne sais pas de quoi tu parles. » L. Une autre servante le vit sortir en direction du portail et elle dit à ceux qui étaient là : A. « Celui-ci était avec Jésus, le Nazaréen. » L. De nouveau, Pierre le nia en faisant ce serment : D. « Je ne connais pas cet homme. » L. Peu après, ceux qui se tenaient là s’approchèrent et dirent à Pierre : A. « Sûrement, toi aussi, tu es l’un d’entre eux ! D’ailleurs, ta façon de parler te trahit. » L. Alors, il se mit à protester violemment et à jurer : D. « Je ne connais pas cet homme. » L. Et aussitôt un coq chanta. Alors Pierre se souvint de la parole que Jésus lui avait dite : « Avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois. » Il sortit et, dehors, pleura amèrement. Le matin venu, tous les grands prêtres et les anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus pour le faire mettre à mort. Après l’avoir ligoté, ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate, le gouverneur. Alors, en voyant que Jésus était condamné, Judas, qui l’avait livré, fut pris de remords ; il rendit les trente pièces d’argent aux grands prêtres et aux anciens. Il leur dit : D. « J’ai péché en livrant à la mort un innocent. » L. Ils répliquèrent : A. « Que nous importe ? Cela te regarde ! » L. Jetant alors les pièces d’argent dans le Temple, il se retira et alla se pendre. Les grands prêtres ramassèrent l’argent et dirent : A. « Il n’est pas permis de le verser dans le trésor, puisque c’est le prix du sang. » Après avoir tenu conseil, ils achetèrent avec cette somme le champ du potier pour y enterrer les étrangers. Voilà pourquoi ce champ est appelé jusqu’à ce jour le Champ-du-Sang. Alors fut accomplie la parole prononcée par le prophète Jérémie : Ils ramassèrent les trente pièces d’argent, le prix de celui qui fut mis à prix, le prix fixé par les fils d’Israël, et ils les donnèrent pour le champ du potier, comme le Seigneur me l’avait ordonné. L. On fit comparaître Jésus devant Pilate, le gouverneur, qui l’interrogea : A. « Es-tu le roi des Juifs ? » L. Jésus déclara : X. « C’est toi-même qui le dis. » L. Mais, tandis que les grands prêtres et les anciens l’accusaient, il ne répondit rien. Alors Pilate lui dit : A. « Tu n’entends pas tous les témoignages portés contre toi ? » L. Mais Jésus ne lui répondit plus un mot, si bien que le gouverneur fut très étonné. Or, à chaque fête, celui-ci avait coutume de relâcher un prisonnier, celui que la foule demandait. Il y avait alors un prisonnier bien connu, nommé Barabbas. Les foules s’étant donc rassemblées, Pilate leur dit : A. « Qui voulez-vous que je vous relâche : Barabbas ? ou Jésus, appelé le Christ ? » L. Il savait en effet que c’était par jalousie qu’on avait livré Jésus. Tandis qu’il siégeait au tribunal, sa femme lui fit dire : A. « Ne te mêle pas de l’affaire de ce juste, car aujourd’hui j’ai beaucoup souffert en songe à cause de lui. » L. Les grands prêtres et les anciens poussèrent les foules à réclamer Barabbas et à faire périr Jésus. Le gouverneur reprit : A. « Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? » L. Ils répondirent : F. « Barabbas ! » L. Pilate leur dit : A. « Que ferai-je donc de Jésus appelé le Christ ? » L. Ils répondirent tous : F. « Qu’il soit crucifié ! » L. Pilate demanda : A. « Quel mal a-t-il donc fait ? » L. Ils criaient encore plus fort : F. « Qu’il soit crucifié ! » L. Pilate, voyant que ses efforts ne servaient à rien, sinon à augmenter le tumulte, prit de l’eau et se lava les mains devant la foule, en disant : A. « Je suis innocent du sang de cet homme : cela vous regarde ! » L. Tout le peuple répondit : F. « Son sang, qu’il soit sur nous et sur nos enfants ! » L. Alors, il leur relâcha Barabbas ; quant à Jésus, il le fit flageller, et il le livra pour qu’il soit crucifié. Alors les soldats du gouverneur emmenèrent Jésus dans la salle du Prétoire et rassemblèrent autour de lui toute la garde. Ils lui enlevèrent ses vêtements et le couvrirent d’un manteau rouge. Puis, avec des épines, ils tressèrent une couronne, et la posèrent sur sa tête ; ils lui mirent un roseau dans la main droite et, pour se moquer de lui, ils s’agenouillaient devant lui en disant : F. « Salut, roi des Juifs ! » L. Et, après avoir craché sur lui, ils prirent le roseau, et ils le frappaient à la tête. Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui enlevèrent le manteau, lui remirent ses vêtements, et l’emmenèrent pour le crucifier. En sortant, ils trouvèrent un nommé Simon, originaire de Cyrène, et ils le réquisitionnèrent pour porter la croix de Jésus. Arrivés en un lieu dit Golgotha, c’est-à-dire : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire), ils donnèrent à boire à Jésus du vin mêlé de fiel ; il en goûta, mais ne voulut pas boire. Après l’avoir crucifié, ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort ; et ils restaient là, assis, à le garder. Au-dessus de sa tête ils placèrent une inscription indiquant le motif de sa condamnation : « Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. » Alors on crucifia avec lui deux bandits, l’un à droite et l’autre à gauche. Les passants l’injuriaient en hochant la tête ; ils disaient : F. « Toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, si tu es Fils de Dieu, et descends de la croix ! » L. De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes et les anciens, en disant : A. « Il en a sauvé d’autres, et il ne peut pas se sauver lui-même ! Il est roi d’Israël : qu’il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui ! Il a mis sa confiance en Dieu. Que Dieu le délivre maintenant, s’il l’aime ! Car il a dit : ‘Je suis Fils de Dieu.’ » L. Les bandits crucifiés avec lui l’insultaient de la même manière. À partir de la sixième heure (c’est-à-dire : midi), l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure. Vers la neuvième heure, Jésus cria d’une voix forte : X. « Éli, Éli, lema sabactani ? », L. ce qui veut dire : X. « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » L. L’ayant entendu, quelques-uns de ceux qui étaient là disaient : F. « Le voilà qui appelle le prophète Élie ! » L. Aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge qu’il trempa dans une boisson vinaigrée ; il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire. Les autres disaient : F. « Attends ! Nous verrons bien si Élie vient le sauver. » L. Mais Jésus, poussant de nouveau un grand cri, rendit l’esprit (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant) Et voici que le rideau du Sanctuaire se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas ; la terre trembla et les rochers se fendirent. Les tombeaux s’ouvrirent ; les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent, et, sortant des tombeaux après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la Ville sainte, et se montrèrent à un grand nombre de gens. À la vue du tremblement de terre et de ces événements, le centurion et ceux qui, avec lui, gardaient Jésus, furent saisis d’une grande crainte et dirent : A. « Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu ! » L. Il y avait là de nombreuses femmes qui observaient de loin. Elles avaient suivi Jésus depuis la Galilée pour le servir. Parmi elles se trouvaient Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée. Comme il se faisait tard, arriva un homme riche, originaire d’Arimathie, qui s’appelait Joseph, et qui était devenu, lui aussi, disciple de Jésus. Il alla trouver Pilate pour demander le corps de Jésus. Alors Pilate ordonna qu’on le lui remette. Prenant le corps, Joseph l’enveloppa dans un linceul immaculé, et le déposa dans le tombeau neuf qu’il s’était fait creuser dans le roc. Puis il roula une grande pierre à l’entrée du tombeau et s’en alla. Or Marie Madeleine et l’autre Marie étaient là, assises en face du sépulcre. Le lendemain, après le jour de la Préparation, les grands prêtres et les pharisiens s’assemblèrent chez Pilate, en disant : A. « Seigneur, nous nous sommes rappelé que cet imposteur a dit, de son vivant : ‘Trois jours après, je ressusciterai.’ Alors, donne l’ordre que le sépulcre soit surveillé jusqu’au troisième jour, de peur que ses disciples ne viennent voler le corps et ne disent au peuple : ‘Il est ressuscité d’entre les morts.’ Cette dernière imposture serait pire que la première. » L. Pilate leur déclara : A. « Vous avez une garde. Allez, organisez la surveillance comme vous l’entendez ! » L. Ils partirent donc et assurèrent la surveillance du sépulcre en mettant les scellés sur la pierre et en y plaçant la garde.</p>

<p style="text-align: justify;">– Acclamons la Parole de Dieu.</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Le grand malentendu.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Ce dimanche des Rameaux et de la Passion est le dimanche du grand malentendu, celui des foules de Jérusalem, mais peut-être aussi celui de nombreux croyants. Le malentendu est évident quand on lit dans la même célébration le récit de l’entrée de Jésus à Jérusalem acclamé par la foule et ensuite dans celui de la Passion, de Jésus vilipendé par la foule. Que s’est-il passé pour un tel retournement&nbsp;?</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>I/ L’attente du Messie davidique.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Comme nous sommes familiers de l’Ancien Testament, nous avons tout de suite reconnu, dans le récit de l’entrée de Jésus, l’évocation par l’évangile de Matthieu du retour triomphal du roi David à Jérusalem alors qu’il avait dû s’enfuir devant son fils Absalon. La foule acclame Jésus en l’appelant d’ailleurs «&nbsp;Fils de David&nbsp;». Mais Jésus est-il un nouveau David&nbsp;? C’est là que le malentendu commence. C’est vrai, David va pardonner à ses adversaires, mais ils seront quand même tous mis à mort par la suite par son fils Salomon qui suit les ordres de son père David, sur son lit de mort. David pardonne mais pas trop. Le messie que le peuple attend est un roi, issu de la lignée de David, un roi de justice et de paix, un sauveur, un prophète qui va chasser l’occupant romain et éliminer d’Israël le mal et la souffrance. On attend un super héros, un guerrier qui va faire mettre à mort tous ceux que l’on n’aime pas, parfois à juste raison. Un roi qui fera peut-être disparaître la maladie et toute injustice. Il y a de la foi dans l’accueil de Jésus, mais une foi irrationnelle, une foi magique, une foi de spectateur qui vient voir comment les méchants vont être mis à mort. C’est la foi dans un Dieu à nos ordres, qui vient exaucer toutes nos prières de manière magique et instantanée. On fait une prière et Dieu élimine l’obstacle de notre route.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>II/ La réalité de la croix.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>La foi n’est pas un objet magique, un talisman, elle est ouverture à celui que l’Ecriture annonçait, celui dont parle Paul aux Philippiens, à l’au-delà de l’amour et du pardon.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Jésus ne prend pas les habits du héros vengeur, il ne change pas la réalité du peuple d’un coup de baguette magique, même si cette réalité nous angoisse et nous fait peur. Jésus, comme le chantait Isaïe, comme le proclame Paul, s’est fait serviteur, serviteur souffrant. Comment un domestique, un sans grade, un petit, un homme faible et méprisé peut-il changer notre vie, notre histoire&nbsp;? C’est impossible et c’est pourtant le paradoxe de la venue de Dieu sur terre&nbsp;: il ne vient pas détruire mais accomplir. Il ne vient pas en maître mais en serviteur. Il se fait petit et faible. Il vient au cœur de notre péché et de notre souffrance, de notre mort et de notre faiblesse, de nos maladies, pour les partager, pour les prendre sur lui, pour nous relever et nous aider à franchir l’obstacle avec lui. La magie à l’œuvre en Jésus est celle de l’amour, d’un amour qui va jusqu’à donner sa vie pour ceux qu’il aime. C’est le Dieu de Justice et de Paix qui se trouve sur la croix, mais sa paix et sa justice ne sont pas synonymes de destruction et de mort, de vengeance et de punition, seulement de vie et de pardon. Ce pardon et cette vie sont offerts gratuitement et sans conditions, pas besoin de conversion, ni de grandes prières&nbsp;: un simple acte de foi suffit. Cet acte de foi vient de celui que la foule aurait bien voulu voir mettre à mort&nbsp;: un centurion romain. Lui l’ennemi, celui dont Jésus doit nous débarrasser, c’est lui, le seul qui reconnait en Jésus le Fils de Dieu et la puissance de vie qui se déploie au moment de la mort du Christ. Le passage apocalyptique au moment de la mort&nbsp; de Jésus révèle ce qui est en train de se passer&nbsp;: «&nbsp;Et voici que le rideau du Sanctuaire se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas ; la terre trembla et les rochers se fendirent. Les tombeaux s’ouvrirent ; les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent, et, sortant des tombeaux après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la Ville sainte, et se montrèrent à un grand nombre de gens.&nbsp;» Nous croyons la mort victorieuse en regardant le crucifié mais Matthieu nous dit en utilisant le langage de l’apocalypse que la vie a vaincu la mort, que nous sommes sauvés par l’amour de Dieu pour nous.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Et nous quel regard avons-nous sur le crucifié&nbsp;? Celui de la foule ou celui du centurion romain&nbsp;?</strong></p>

<p style="text-align: justify;">P. Damien Stampers</p>
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    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Margot Peigné</dc:creator>
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    <dc:date>2026-02-24T16:21:04Z</dc:date>
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  <item rdf:about="https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/dimanche-22-mars-2026-5eme-de-careme">
    <title>Dimanche 22 mars 2026 : 5ème de Carême</title>
    <link>https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/dimanche-22-mars-2026-5eme-de-careme</link>
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    <content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><strong>Première lecture (Ez 37,&nbsp;12-14)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Ainsi parle le Seigneur Dieu : Je vais ouvrir vos tombeaux et je vous en ferai remonter, ô mon peuple, et je vous ramènerai sur la terre d’Israël. Vous saurez que Je suis le Seigneur, quand j’ouvrirai vos tombeaux et vous en ferai remonter, ô mon peuple ! Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez ; je vous donnerai le repos sur votre terre. Alors vous saurez que Je suis le Seigneur : j’ai parlé et je le ferai – oracle du Seigneur.</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Psaume (Ps 129 (130),&nbsp;1-2,&nbsp;3-4,&nbsp;5-6ab,&nbsp;7bc-8)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur, Seigneur, écoute mon appel ! Que ton oreille se fasse attentive au cri de ma prière ! Si tu retiens les fautes, Seigneur, Seigneur, qui subsistera ? Mais près de toi se trouve le pardon pour que l’homme te craigne. J’espère le Seigneur de toute mon âme ; je l’espère, et j’attends sa parole. Mon âme attend le Seigneur plus qu’un veilleur ne guette l’aurore. Oui, près du Seigneur, est l’amour ; près de lui, abonde le rachat. C’est lui qui rachètera Israël de toutes ses fautes.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Deuxième lecture (Rm 8,&nbsp;8-11)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Frères, ceux qui sont sous l’emprise de la chair ne peuvent pas plaire à Dieu. Or, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous. Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas. Mais si le Christ est en vous, le corps, il est vrai, reste marqué par la mort à cause du péché, mais l’Esprit vous fait vivre, puisque vous êtes devenus des justes. Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous.</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Évangile (Jn 11,&nbsp;1-45)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">En ce temps-là, il y avait quelqu’un de malade, Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de Marthe, sa sœur. Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux. C’était son frère Lazare qui était malade. Donc, les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. » Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare. Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait. Puis, après cela, il dit aux disciples : « Revenons en Judée. » Les disciples lui dirent : « Rabbi, tout récemment, les Juifs, là-bas, cherchaient à te lapider, et tu y retournes ? » Jésus répondit : « N’y a-t-il pas douze heures dans une journée ? Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas, parce qu’il voit la lumière de ce monde ; mais celui qui marche pendant la nuit trébuche, parce que la lumière n’est pas en lui. » Après ces paroles, il ajouta : « Lazare, notre ami, s’est endormi ; mais je vais aller le tirer de ce sommeil. » Les disciples lui dirent alors : « Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. » Jésus avait parlé de la mort ; eux pensaient qu’il parlait du repos du sommeil. Alors il leur dit ouvertement : « Lazare est mort, et je me réjouis de n’avoir pas été là, à cause de vous, pour que vous croyiez. Mais allons auprès de lui ! » Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), dit aux autres disciples : « Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui ! » À son arrivée, Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà. Comme Béthanie était tout près de Jérusalem – à une distance de quinze stades (c’est-à-dire une demi-heure de marche environ) –, beaucoup de Juifs étaient venus réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère. Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison. Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. » Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. » Ayant dit cela, elle partit appeler sa sœur Marie, et lui dit tout bas : « Le Maître est là, il t’appelle. » Marie, dès qu’elle l’entendit, se leva rapidement et alla rejoindre Jésus. Il n’était pas encore entré dans le village, mais il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré. Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie et la réconfortaient, la voyant se lever et sortir si vite, la suivirent ; ils pensaient qu’elle allait au tombeau pour y pleurer. Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus. Dès qu’elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » Quand il vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé, et il demanda : « Où l’avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Seigneur, viens, et vois. » Alors Jésus se mit à pleurer. Les Juifs disaient : « Voyez comme il l’aimait ! » Mais certains d’entre eux dirent : « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? » Jésus, repris par l’émotion, arriva au tombeau. C’était une grotte fermée par une pierre. Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la sœur du défunt, lui dit : « Seigneur, il sent déjà ; c’est le quatrième jour qu’il est là. » Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. » Après cela, il cria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ! » Et le mort sortit, les pieds et les mains liés par des bandelettes, le visage enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. » Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.</p>

<p style="text-align: justify;">– Acclamons la Parole de Dieu.</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Mort et résurrection (revivification) de Lazare.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Dans notre route vers Pâques et le baptême, la liturgie nous guide petit à petit au cœur du mystère de la foi. La Samaritaine nous disait que Jésus était venu nous apporter l’eau vive qui éteint toute soif. Cette eau vive, l’eau baptismale, nous libère du péché et nous fait accéder à la lumière, c’était l’évangile de l’aveugle-né. Aujourd’hui, avec la résurrection de Lazare, nous accédons au cœur du mystère de Pâques et du baptême&nbsp;: la vie éternelle donnée en Christ par la résurrection des morts. Que nous enseigne cet évangile&nbsp;?</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>I/ Une relation d’amour intime.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Cet évangile est déroutant car il est quasiment le seul à faire mention des sentiments personnels de Jésus envers des proches. Il ne s’agit pas seulement du Messie, du fils de Dieu, face au mystère de la mort, il s’agit de l’homme Jésus, de l’ami de Lazare, Marthe et Marie. La relation qui unit Jésus à ces trois personnes, c’est l’amour&nbsp;: «&nbsp;Celui que tu aimes est malade&nbsp;», «&nbsp;Jésus aimait Marthe et sa sœur.&nbsp;» Et la réaction de Jésus face au deuil de cette famille est une réaction toute naturelle&nbsp;: «&nbsp;Jésus fut bouleversé d’une émotion profonde&nbsp;», «&nbsp;Jésus pleura&nbsp;» et les juifs dirent&nbsp;: «&nbsp;Voyez comme il l’aimait.&nbsp;» Le mystère du baptême, le mystère de la résurrection nous fait plonger au cœur même du mystère de l’incarnation, dans le cœur même de Dieu. Dieu nous aime et est bouleversé par ce que nous vivons, il est pris aux entrailles, dit le verbe en grec. Il ne s’agit pas d’un amour lointain et désincarné, c’est un amour qui vient au cœur de notre humanité, de cette épreuve ultime que chacun de nous est appelé à vivre&nbsp;: la mort du corps.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>II/ «&nbsp;Mourir avec lui&nbsp;»</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Il y a quelque chose d’étrange dans cet évangile&nbsp;: pourquoi Jésus, sachant Lazare malade, ne vient-il pas le voir avant qu’il meure, pour le guérir et faire un miracle, comme il en a tant fait&nbsp;? A cette question que posent les disciples, Jésus répond qu’il faut que la gloire de Dieu se manifeste. La gloire de Dieu ne se manifeste pas dans le miracle d’une guérison mais dans la mort du Christ sur la croix et sa résurrection le troisième jour. Voilà ce que cet évangile nous fait toucher du doigt. Et nous avons aussi à écouter ce que dit Thomas&nbsp;: «&nbsp;Il nous faut mourir avec lui&nbsp;». Lazare n’échappe pas à la mort du corps, Jésus non plus, Marie non plus et aucun d’entre nous. Nous avons tous à passer par le sommeil de la mort pour accéder à la lumière de la vie éternelle. Jésus est venu pour nous montrer le chemin et nous rassurer, en cela il est le chemin, la vérité et la vie&nbsp;: «&nbsp;Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra&nbsp;; et tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra jamais.&nbsp;»</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>III/ Ressusciter avec lui.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>L’entrée dans la vie éternelle ne se fait pas au moment de la mort du corps. Jésus nous dit que cette vie éternelle est donnée au moment de l’acte de foi, au moment du baptême, au moment où comme Marthe et Marie, nous disons «&nbsp;Je crois&nbsp;». Ce moment de l’entrée dans la vie éternelle n’est pas le moment de la mort du corps, c’est le jour du baptême. C’est ce que signifie le signe de la lumière qui débute toute cérémonie d’obsèques. Nous sommes entrés avec Jésus dans la vie éternelle, même si notre corps doit passer par la mort, nous sommes des vivants et cette mort n’est qu’un passage, comme le sommeil fait passer de la nuit au jour. Comme l’aveugle-né nous savons que nous sommes désormais, dans la lumière de la foi, libérés du péché et de la mort. Nous savons comme le dit Paul aux Romains&nbsp;que : «&nbsp;si l’Esprit qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en nous, celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts donnera aussi la vie à nos corps mortels par son Esprit qui habite en nous.&nbsp;». Cet Esprit, nous l’avons reçu au baptême, laissons-le agir en nous, laissons-le nous transformer et nous transfigurer, laissons-le diffuser en nous la joie de l’évangile et la lumière de l’amour bouleversant de Dieu pour chacun de nous.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">P. Damien Stampers</p>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Margot Peigné</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    <dc:date>2026-02-24T16:18:46Z</dc:date>
    <dc:type>Document</dc:type>
    
    
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  <item rdf:about="https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/dimanche-15-mars-2026-4eme-de-careme">
    <title>Dimanche 15 mars 2026 : 4ème de Carême</title>
    <link>https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/dimanche-15-mars-2026-4eme-de-careme</link>
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    <content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><strong>Première lecture (1 S 16,&nbsp;1b.6-7.10-13a)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">En ces jours-là, le Seigneur dit à Samuel : « Prends une corne que tu rempliras d’huile, et pars ! Je t’envoie auprès de Jessé de Bethléem, car j’ai vu parmi ses fils mon roi. » Lorsqu’ils arrivèrent et que Samuel aperçut Éliab, il se dit : « Sûrement, c’est lui le messie, lui qui recevra l’onction du Seigneur ! » Mais le Seigneur dit à Samuel : « Ne considère pas son apparence ni sa haute taille, car je l’ai écarté. Dieu ne regarde pas comme les hommes : les hommes regardent l’apparence, mais le Seigneur regarde le cœur. » Jessé présenta ainsi à Samuel ses sept fils, et Samuel lui dit : « Le Seigneur n’a choisi aucun de ceux-là. » Alors Samuel dit à Jessé : « N’as-tu pas d’autres garçons ? » Jessé répondit : « Il reste encore le plus jeune, il est en train de garder le troupeau. » Alors Samuel dit à Jessé : « Envoie-le chercher : nous ne nous mettrons pas à table tant qu’il ne sera pas arrivé. » Jessé le fit donc venir : le garçon était roux, il avait de beaux yeux, il était beau. Le Seigneur dit alors : « Lève-toi, donne-lui l’onction : c’est lui ! » Samuel prit la corne pleine d’huile, et lui donna l’onction au milieu de ses frères. L’Esprit du Seigneur s’empara de David à partir de ce jour-là.</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Psaume (Ps 22 (23),&nbsp;1-2ab,&nbsp;2c-3,&nbsp;4,&nbsp;5,&nbsp;6)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer. Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ; il me conduit par le juste chemin pour l’honneur de son nom. Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure. Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis ; tu répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante. Grâce et bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie ; j’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Deuxième lecture (Ep 5,&nbsp;8-14)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Frères, autrefois, vous étiez ténèbres ; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière ; conduisez-vous comme des enfants de lumière – or la lumière a pour fruit tout ce qui est bonté, justice et vérité – et sachez reconnaître ce qui est capable de plaire au Seigneur. Ne prenez aucune part aux activités des ténèbres, elles ne produisent rien de bon ; démasquez-les plutôt. Ce que ces gens-là font en cachette, on a honte même d’en parler. Mais tout ce qui est démasqué est rendu manifeste par la lumière, et tout ce qui devient manifeste est lumière. C’est pourquoi l’on dit : Réveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera.</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Évangile (Jn 9,&nbsp;1-41)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">En ce temps-là, en sortant du Temple, Jésus vit sur son passage un homme aveugle de naissance. Ses disciples l’interrogèrent : « Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? » Jésus répondit : « Ni lui, ni ses parents n’ont péché. Mais c’était pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui. Il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui m’a envoyé, tant qu’il fait jour ; la nuit vient où personne ne pourra plus y travailler. Aussi longtemps que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. » Cela dit, il cracha à terre et, avec la salive, il fit de la boue ; puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle, et lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé » – ce nom se traduit : Envoyé. L’aveugle y alla donc, et il se lava ; quand il revint, il voyait. Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant – car il était mendiant – dirent alors : « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? » Les uns disaient : « C’est lui. » Les autres disaient : « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. » Mais lui disait : « C’est bien moi. » Et on lui demandait : « Alors, comment tes yeux se sont-ils ouverts ? » Il répondit : « L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue, il me l’a appliquée sur les yeux et il m’a dit : ‘Va à Siloé et lave-toi.’ J’y suis donc allé et je me suis lavé ; alors, j’ai vu. » Ils lui dirent : « Et lui, où est-il ? » Il répondit : « Je ne sais pas. » On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle. Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux. À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir. Il leur répondit : « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois. » Parmi les pharisiens, certains disaient : « Cet homme-là n’est pas de Dieu, puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. » D’autres disaient : « Comment un homme pécheur peut-il accomplir des signes pareils ? » Ainsi donc ils étaient divisés. Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle : « Et toi, que dis-tu de lui, puisqu’il t’a ouvert les yeux ? » Il dit : « C’est un prophète. » Or, les Juifs ne voulaient pas croire que cet homme avait été aveugle et que maintenant il pouvait voir. C’est pourquoi ils convoquèrent ses parents et leur demandèrent : « Cet homme est bien votre fils, et vous dites qu’il est né aveugle ? Comment se fait-il qu’à présent il voie ? » Les parents répondirent : « Nous savons bien que c’est notre fils, et qu’il est né aveugle. Mais comment peut-il voir maintenant, nous ne le savons pas ; et qui lui a ouvert les yeux, nous ne le savons pas non plus. Interrogez-le, il est assez grand pour s’expliquer. » Ses parents parlaient ainsi parce qu’ils avaient peur des Juifs. En effet, ceux-ci s’étaient déjà mis d’accord pour exclure de leurs assemblées tous ceux qui déclareraient publiquement que Jésus est le Christ. Voilà pourquoi les parents avaient dit : « Il est assez grand, interrogez-le ! » Pour la seconde fois, les pharisiens convoquèrent l’homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent : « Rends gloire à Dieu ! Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. » Il répondit : « Est-ce un pécheur ? Je n’en sais rien. Mais il y a une chose que je sais : j’étais aveugle, et à présent je vois. » Ils lui dirent alors : « Comment a-t-il fait pour t’ouvrir les yeux ? » Il leur répondit : « Je vous l’ai déjà dit, et vous n’avez pas écouté. Pourquoi voulez-vous m’entendre encore une fois ? Serait-ce que vous voulez, vous aussi, devenir ses disciples ? » Ils se mirent à l’injurier : « C’est toi qui es son disciple ; nous, c’est de Moïse que nous sommes les disciples. Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ; mais celui-là, nous ne savons pas d’où il est. » L’homme leur répondit : « Voilà bien ce qui est étonnant ! Vous ne savez pas d’où il est, et pourtant il m’a ouvert les yeux. Dieu, nous le savons, n’exauce pas les pécheurs, mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce. Jamais encore on n’avait entendu dire que quelqu’un ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance. Si lui n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. » Ils répliquèrent : « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon ? » Et ils le jetèrent dehors. Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors. Il le retrouva et lui dit : « Crois-tu au Fils de l’homme ? » Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? » Jésus lui dit : « Tu le vois, et c’est lui qui te parle. » Il dit : « Je crois, Seigneur ! » Et il se prosterna devant lui. Jésus dit alors : « Je suis venu en ce monde pour rendre un jugement : que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles. » Parmi les pharisiens, ceux qui étaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : « Serions-nous aveugles, nous aussi ? » Jésus leur répondit : « Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : ‘Nous voyons !’, votre péché demeure. »</p>

<p style="text-align: justify;">– Acclamons la Parole de Dieu.</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>L’aveugle-né&nbsp;: libérer son regard.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Le texte de l’aveugle-né est un texte frappant dans l’évangile car basé sur un paradoxe&nbsp;: les aveugles ne sont pas ceux que l’on croit et celui qui voit n’est pas celui auquel on s’attend. Les aveugles, ce sont d’abord les disciples&nbsp;: quand ils voient un aveugle, ils se demandent quel est son péché&nbsp;: «&nbsp;Est-ce lui qui a péché ou bien ses parents&nbsp;?&nbsp;». Les aveugles, ce sont aussi les pharisiens&nbsp;: même face à un aveugle qui voit, ils restent focalisés sur le péché et refusent de voir&nbsp;: «&nbsp;Tu es tout entier plongé dans le péché depuis ta naissance.&nbsp;». Les aveugles, ce sont les parents de l’aveugle-né&nbsp;: ils ne veulent pas voir car ils ont peur des autres&nbsp;: «&nbsp;Comment il peut voir à présent nous ne le savons pas&nbsp;». Beaucoup d’aveugles dans ce récit, beaucoup d’hypocrisie, de peurs, de préjugés, mais un seul voyant&nbsp;: l’aveugle-né&nbsp;! Lui seul est capable de reconnaître qui est Jésus et de dire&nbsp;: «&nbsp;Je crois&nbsp;», qui signifie ici&nbsp;: «&nbsp;Je vois&nbsp;».</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Alors que voyons-nous&nbsp;?</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>I/ La seule Loi peut conduire à l’aveuglement et à l’exclusion.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Ce texte est une excellente illustration de ce qu’un athée pourrait reprocher à des gens de religion&nbsp;: votre religion sert à exclure et à réduire l’autre à un stéréotype. La Samaritaine et l’aveugle-né n’ont rien en commun excepté qu’aux yeux de la Loi : ils sont pécheurs&nbsp;! Je n’ai donc pas à avoir de considération pour eux, ou de respect, ni même à les écouter, à cause de ma foi qui me dit qu’ils sont pécheurs. Même quand la réalité vient me contredire, je préfère rester accroché à ma «&nbsp;prétendue&nbsp;» foi. Cela peut se faire de manière tout à fait gentille et respectueuse comme les disciples qui se demandent d’où vient le péché. Mais aussi de manière agressive ou virulente comme les pharisiens. Il nous faut être conscient que l’image, que nous renvoyons comme croyants au monde, risque souvent d’être proche de celle des pharisiens&nbsp;: une foi qui divise et qui condamne au nom de la Loi.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>II/ La boue&nbsp;qui guérit&nbsp;: se reconnaître tous issus d’une même terre.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>La foi en Christ est accueil et elle guérit. Le mode de guérison employé par Jésus est d’ailleurs étrange et révélateur&nbsp;: il fait de la boue avec de la salive et il l’applique sur les yeux de l’aveugle. Ce geste est comme une réponse au problème du péché qui aveugle tant les disciples et les pharisiens&nbsp;: ce n’est pas une prière qui guérit mais de la boue. Cette boue rappelle aussi celle dont nous sommes tous issus, celle avec laquelle Dieu modela l’homme dans le second récit de la création. Cette boue nous rappelle qu’avant de juger et d’exclure l’autre parce qu’il est pécheur, nous sommes tous frères et nous n’avons qu’un seul et même créateur et qu’un seul et même juge&nbsp;: Dieu.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Comme avec la Samaritaine, Jésus rétablit la dignité de celui à qui il s’adresse. Il en fait des disciples et des témoins. Eux que l’on pensait pécheurs deviennent les dépositaires de la Parole et non les apôtres&nbsp;! La samaritaine reçoit le message sur l’eau vive et le baptême. L’aveugle-né nous invite à la conversion de notre regard et de notre foi.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Samuel, dans la 1ère lecture, doit, lui aussi, changer son regard sur les fils de Jessé et choisir le dernier des fils, David, le pécheur qui va passer sa vie à demander pardon.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>III/ La parole du Christ qui guérit et relève l’homme.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Christ guérit et sauve celui qui, comme David, se reconnaît pécheur, celui qui se reconnaît aveugle, celui qui accepte de laisser son regard être transformé. Le regard que pose Jésus sur le monde n’est pas un regard qui juge et condamne, alors même qu’il est le seul juge. Le regard de Jésus n’exclut personne et va même vers celui que nous excluons naturellement comme les disciples ou les pharisiens. Paradoxalement, Jésus nous invite à nous reconnaître aveugles pour être capables de recevoir la vraie lumière. La lumière de la résurrection ne peut atteindre que celui qui est dans les ténèbres, que celui qui accepte de se remettre en question. Et cette remise en question peut aller jusqu’à ma propre foi quand elle s’oppose au regard d’amour que pose Dieu sur l’humanité&nbsp;: qui es-tu pour juger ton frère&nbsp;? On ne nous demande pas de définir qui est pécheur ou non, on nous demande simplement de dire sur le chemin vers Pâques&nbsp;: Seigneur, je suis l’aveugle sur le chemin, guéris-moi, je veux te voir&nbsp;!</strong></p>

<p style="text-align: justify;">P. Damien Stampers</p>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Margot Peigné</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    <dc:date>2026-02-24T16:16:51Z</dc:date>
    <dc:type>Document</dc:type>
    
    
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    <title>Dimanche 8 mars 2026 : 3ème de Carême</title>
    <link>https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/dimanche-8-mars-2026-3eme-de-careme</link>
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    </description>
    
    <content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><strong>Première lecture (Ex 17,&nbsp;3-7)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">En ces jours-là, dans le désert, le peuple, manquant d’eau, souffrit de la soif. Il récrimina contre Moïse et dit : « Pourquoi nous as-tu fait monter d’Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir de soif avec nos fils et nos troupeaux ? » Moïse cria vers le Seigneur : « Que vais-je faire de ce peuple ? Encore un peu, et ils me lapideront ! » Le Seigneur dit à Moïse : « Passe devant le peuple, emmène avec toi plusieurs des anciens d’Israël, prends en main le bâton avec lequel tu as frappé le Nil, et va ! Moi, je serai là, devant toi, sur le rocher du mont Horeb. Tu frapperas le rocher, il en sortira de l’eau, et le peuple boira ! » Et Moïse fit ainsi sous les yeux des anciens d’Israël. Il donna à ce lieu le nom de Massa (c’est-à-dire : Épreuve) et Mériba (c’est-à-dire : Querelle), parce que les fils d’Israël avaient cherché querelle au Seigneur, et parce qu’ils l’avaient mis à l’épreuve, en disant : « Le Seigneur est-il au milieu de nous, oui ou non ? »</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Psaume (Ps 94 (95),&nbsp;1-2,&nbsp;6-7ab,&nbsp;7d-8a.9)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre salut ! Allons jusqu’à lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête acclamons-le ! Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits. Oui, il est notre Dieu ; nous sommes le peuple qu’il conduit. Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? « Ne fermez pas votre cœur comme au désert, où vos pères m’ont tenté et provoqué, et pourtant ils avaient vu mon exploit. »&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Deuxième lecture (Rm 5,&nbsp;1-2.5-8)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Frères, nous qui sommes devenus justes par la foi, nous voici en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, lui qui nous a donné, par la foi, l’accès à cette grâce dans laquelle nous sommes établis ; et nous mettons notre fierté dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu. Et l’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. Alors que nous n’étions encore capables de rien, le Christ, au temps fixé par Dieu, est mort pour les impies que nous étions. Accepter de mourir pour un homme juste, c’est déjà difficile ; peut-être quelqu’un s’exposerait-il à mourir pour un homme de bien. Or, la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous, alors que nous étions encore pécheurs.</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Évangile (Jn 4,&nbsp;5-42)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">En ce temps-là, Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph. Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source. C’était la sixième heure, environ midi. Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » – En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter des provisions. La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains. Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. » Elle lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond. D’où as-tu donc cette eau vive ? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? » Jésus lui répondit : « Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. » La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi de cette eau, que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. » Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens. » La femme répliqua : « Je n’ai pas de mari. » Jésus reprit : « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari : des maris, tu en a eu cinq, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ; là, tu dis vrai. » La femme lui dit : « Seigneur, je vois que tu es un prophète !... Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. » Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. » La femme lui dit : « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. » Jésus lui dit : « Je le suis, moi qui te parle. » À ce moment-là, ses disciples arrivèrent ; ils étaient surpris de le voir parler avec une femme. Pourtant, aucun ne lui dit : « Que cherches-tu ? » ou bien : « Pourquoi parles-tu avec elle ? » La femme, laissant là sa cruche, revint à la ville et dit aux gens : « Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Christ ? » Ils sortirent de la ville, et ils se dirigeaient vers lui. Entre-temps, les disciples l’appelaient : « Rabbi, viens manger. » Mais il répondit : « Pour moi, j’ai de quoi manger : c’est une nourriture que vous ne connaissez pas. » Les disciples se disaient entre eux : « Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? » Jésus leur dit : « Ma nourriture, c’est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre. Ne dites-vous pas : ‘Encore quatre mois et ce sera la moisson’ ? Et moi, je vous dis : Levez les yeux et regardez les champs déjà dorés pour la moisson. Dès maintenant, le moissonneur reçoit son salaire : il récolte du fruit pour la vie éternelle, si bien que le semeur se réjouit en même temps que le moissonneur. Il est bien vrai, le dicton : ‘L’un sème, l’autre moissonne.’ Je vous ai envoyés moissonner ce qui ne vous a coûté aucun effort ; d’autres ont fait l’effort, et vous en avez bénéficié. » Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus, à cause de la parole de la femme qui rendait ce témoignage : « Il m’a dit tout ce que j’ai fait. » Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui, ils l’invitèrent à demeurer chez eux. Il y demeura deux jours. Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire à cause de sa parole à lui, et ils disaient à la femme : « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons : nous-mêmes, nous l’avons entendu, et nous savons que c’est vraiment lui le Sauveur du monde. »</p>

<p style="text-align: justify;">– Acclamons la Parole de Dieu.</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>1er Scrutin&nbsp;: La Samaritaine.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>«&nbsp;Comment&nbsp;! Toi, un juif, tu me demandes à boire, à moi, une samaritaine&nbsp;?&nbsp;»</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>La question est logique, cette femme n’est pas fréquentable. Elle n’entre pas dans les bonnes catégories pour un juif&nbsp;: divorcée remariée, vivant en concubinage, étrangère, de la mauvaise religion, une femme. Elle est donc hors communauté, elle est impure et immorale. Elle a bien raison d’être surprise par la question de Jésus. Pourtant, dans l’AT, c’est une figure classique. Ceux qui nous ouvrent la voie du salut ne sont pas ceux auxquels on s’attend. Ils ne sont pas à leur place, à la place que nous leur avons attribuée. C’est ainsi que les prophètes et Jésus nous disent que c’est Sodome et Gomorrhe qui seront témoins contre nous au jour du jugement. C’est ainsi qu’une catégorie de personnes peu dignes de confiance sont au cœur de l’accès au Royaume et nous font entrer dans la promesse. Cette catégorie, qui comporte des noms de femmes célèbres dans l’Ancien Testament&nbsp;: Rahab, Tamar, Ruth, voit s’ajouter aujourd’hui une nouvelle venue&nbsp;: La Samaritaine. Comme celles qui&nbsp; l’ont précédée, elle a trois défauts majeurs pour un bon croyant&nbsp;: c’est une femme, elle est étrangère et elle mène une vie contraire à la morale avec ses six maris successifs. Pourtant, c’est à cette femme, étrangère et de mauvaise vie que Jésus propose l’eau vive qui purifie et fait entrer dans le mystère de Dieu. C’est bien le baptême qui est proposée à cette femme aux sept maris, alors qu’elle est jugée inapte de par la Loi à intégrer la communauté des croyants.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>I/ Dieu est là pour tous ceux qui veulent bien l’accueillir.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>L’évangile de Jean présente d’ailleurs deux figures féminines pour nous révéler le sens du salut. La femme adultère est signe du pardon des péchés, la Samaritaine est signe de la vie éternelle et du baptême. Dans l’évangile de Marc, c’est un centurion romain qui comprend vraiment qui est Jésus au moment de sa mort en disant&nbsp;: «&nbsp;celui-ci est vraiment le Fils de Dieu&nbsp;». Jésus, dans son discours programmatique en Luc (Lc 4,16-30), nous a parlé de la veuve de Sarepta et de Naaman le syrien comme premiers destinataires du message. Les publicains, les pécheurs, les malades, les samaritains se pressent autour de Jésus à la grande désapprobation des pharisiens. Jésus vient guérir et sauver tous ceux qui veulent bien l’accueillir et le recevoir. Et le paradoxe qui devrait nous interpeller, c’est bien qu’aucun de ces pauvres et de ses petits n’est un bon chrétien ou un bon juif pratiquant ou croyant. Aucun n’est éligible sur le plan de la morale, de la pureté, de la foi ou d’un mérite quelconque.&nbsp; Pour rencontrer le Christ, il faut se reconnaître, non dans la sainteté ou la perfection, mais dans la pauvreté et le péché&nbsp;!</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>II/ Dieu est présent par l’eau vive du baptême.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Mais, toutes ces personnes ont su voir, comme la Samaritaine aujourd’hui, que Jésus est le Messie annoncé dans les Ecritures. Un Jésus qui vient accomplir l’espérance messianique, l’espérance qu’un jour Dieu viendra nous sauver des ténèbres, des angoisses, de la mort et du péché. Jésus est l’eau vive dont nous parlera Ezéchiel à Pâques. Celui qui vient redonner vie au monde. Jésus est celui qui nous ouvre grandes les portes du royaume, qui rétablit la paix et la justice dans le monde imparfait, qui guérit les cœurs malades et chasse les démons. Jésus est le Messie pour tous ceux qui pleurent, tous ceux qui sont humiliés et rejetés, tous ceux qui ont faim et soif de justice et d’amour. Par le bain du baptême, il nous fait entrer dans la vie éternelle. Il faut reconnaître sa mort et son péché pour accéder à la vie&nbsp;! Il faut avoir soif pour boire de cette eau.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>III/ Dieu présent comme nourriture dans le pain et le vin de l’eucharistie.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Mais, il faut aussi avoir faim&nbsp;! La vie éternelle doit être nourrie par le pain et le vin de l’eucharistie. La vie n’est possible que si nous reconnaissons que nous sommes pécheurs et qu’elle est faite pour nous. Cette vie est destinée à ceux qui comme la Samaritaine ont faim et soif. Avant de venir recevoir le corps du Christ, c’est ce que nous sommes invités à faire au début de la messe dans la prière pénitentielle&nbsp;: reconnaître que nous avons besoin d’être sauvés, reconnaître que nous avons besoin de cette rencontre avec le Christ, nourriture pour notre âme, reconnaître que nous sommes les prostituées, les samaritaines, qui savent que seul le Christ peut les sauver et les aimer, parce que le monde les rejette. Car eux seuls peuvent dire&nbsp;: «&nbsp;Nous savons que c’est vraiment lui le Sauveur du monde.&nbsp;».</strong></p>

<p style="text-align: justify;">P. Damien Stampers</p>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Margot Peigné</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    <dc:date>2026-02-24T16:14:56Z</dc:date>
    <dc:type>Document</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/dimanche-1-mars-2026-2eme-semaine-de-careme">
    <title>Dimanche  1 mars 2026 : 2ème Semaine de Carême.</title>
    <link>https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/dimanche-1-mars-2026-2eme-semaine-de-careme</link>
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    </description>
    
    <content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><strong>Première lecture (Gn 12,&nbsp;1-4a)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">En ces jours-là, le Seigneur dit à Abram : « Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, et va vers le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation, je te bénirai, je rendrai grand ton nom, et tu deviendras une bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront ; celui qui te maudira, je le réprouverai. En toi seront bénies toutes les familles de la terre. » Abram s’en alla, comme le Seigneur le lui avait dit, et Loth s’en alla avec lui.</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Psaume (Ps 32 (33),&nbsp;4-5,&nbsp;18-19,&nbsp;20.22)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ; il est fidèle en tout ce qu’il fait. Il aime le bon droit et la justice ; la terre est remplie de son amour. Dieu veille sur ceux qui le craignent, qui mettent leur espoir en son amour, pour les délivrer de la mort, les garder en vie aux jours de famine. Nous attendons notre vie du Seigneur : il est pour nous un appui, un bouclier. Que ton amour, Seigneur, soit sur nous comme notre espoir est en toi !&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Deuxième lecture (2 Tm 1,&nbsp;8b-10)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Fils bien-aimé, avec la force de Dieu, prends ta part des souffrances liées à l’annonce de l’Évangile. Car Dieu nous a sauvés, il nous a appelés à une vocation sainte, non pas à cause de nos propres actes, mais à cause de son projet à lui et de sa grâce. Cette grâce nous avait été donnée dans le Christ Jésus avant tous les siècles, et maintenant elle est devenue visible, car notre Sauveur, le Christ Jésus, s’est manifesté : il a détruit la mort, et il a fait resplendir la vie et l’immortalité par l’annonce de l’Évangile.</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Évangile (Mt 17,&nbsp;1-9)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmena à l’écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière. Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s’entretenaient avec lui. Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre, et voici que, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! » Quand ils entendirent cela, les disciples tombèrent face contre terre et furent saisis d’une grande crainte. Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et soyez sans crainte ! » Levant les yeux, ils ne virent plus personne, sinon lui, Jésus, seul. En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. »</p>

<p style="text-align: justify;">– Acclamons la Parole de Dieu. &nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>La vocation à la Transfiguration du Fils bien-aimé.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>«&nbsp;Fils bien-aimé, Dieu nous a sauvé et nous a donné une vocation sainte.&nbsp;» ainsi parle Paul à Timothée, et ce faisant, il reprend le titre donné à Jésus par une voix lors de la transfiguration&nbsp;: «&nbsp;Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis tout mon amour.&nbsp;» Chaque chrétien, par son baptême, est appelé, lui aussi, fils bien-aimé et devient dépositaire de tout l’amour de Dieu. La Transfiguration est, comme le révèle Jésus à ses disciples à la fin de l’évangile, une préfiguration, une anticipation du mystère de la résurrection. Dans ce chemin vers Pâques, nous avons à reprendre conscience que nous allons à la rencontre de notre baptême, un baptême qui s’enracine dans la résurrection de Jésus d’entre les morts. Pâque, c’est la fête de notre baptême et c’est d’ailleurs pour cela que les baptêmes d’adultes se font à Pâques. A Pâques, nous nous rappelons que nous, fils bien-aimés du Père, il nous a été donné une vocation sainte.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>I/ La vocation du baptisé.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Le baptême est une vocation, un appel «à l’annonce de l’Evangile&nbsp;» dit Paul à Timothée. Un appel à porter la «&nbsp;Joie de l’Evangile&nbsp;» au monde, nous dit le Pape François à travers son exhortation apostolique. Tout baptisé, parce qu’il est passé, comme le Christ, par la mort et la résurrection au jour de son baptême&nbsp;; tout baptisé, parce qu’il est appelé, comme le Christ, «&nbsp;Fils bien-aimé&nbsp;», est appelé par Dieu à le suivre et à porter la joie de l’Evangile autour de soi. La vocation d’Abram, celle de Timothée, celle de Pierre, Jacques et Jean, et même celle de Jésus, se confond avec la nôtre.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>II/ Une vocation à Transfigurer le visage du Christ.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>La vocation du baptisé est liée profondément au mystère de la Transfiguration. Notre vie, transformée et transfiguré par le baptême, doit refléter la gloire et la vie de Dieu parmi les hommes. Le baptême signifie cela&nbsp;: plonger dans la mort du Christ, en mourant à la mort et au péché, pour ressusciter avec lui, libéré du péché et resplendissant de la vie éternelle. La Transfiguration du Christ est aussi la préfiguration de notre propre baptême et de notre propre transfiguration. En voyant le visage des baptisés, on doit pouvoir y voir le visage de Dieu, comme dans l’AT, on pouvait le voir dans le visage de Moïse et d’Elie sur le Thabor. Moïse, le représentant de la Torah, la Loi, a été transfiguré de son vivant en rencontrant Dieu sur le mont Sinaï. Elie le prophète, dans le deuxième livre des Rois, a été transfiguré au ciel en ne connaissant pas la mort du corps mais en montant directement au ciel.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Moïse et Elie symbolisent la Loi et les Prophètes qui rendent témoignage de la Transfiguration du Christ au ciel et sur la terre et par là même, celle que nous sommes tous appelés à vivre dans notre quotidien.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>III/ N’ayez pas peur&nbsp;!</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>On pourrait prendre peur en entendant ce qu’il nous est demandé dans le baptême et certains pourraient reprocher à leurs parents de les avoir embarqués sur ce chemin. Qui sommes-nous pour refléter la Gloire de Dieu parmi les hommes&nbsp;? Nous ne sommes pas des saints et loin d’être parfaits. C’est pour cela que Paul dit à Timothée&nbsp;que cela n’a rien à voir avec ses propres actes, mais est le résultat de la grâce de Dieu que nous devons laisser agir en nous. La vocation ne s’adresse pas à des hommes parfaits. La première lecture nous parlait d’Abraham. En lui seront bénies toutes les familles de la terre. Est-ce qu’Abraham est un modèle de vie familiale&nbsp;? Comme vous avez lu le livre de la Genèse, vous savez que ce n’est pas si évident. Abraham, qui a épousé sa demi-sœur Sara, trouve que la promesse de Dieu tarde à se réaliser. Il fait donc un enfant à sa servante Agar (une GPA anticipée) pour que Sara ait un fils à elle. Puis, quand Sara devient à son tour mère, il va abandonner Agar et son fils Ismaël dans le désert pour qu’ils y meurent. Le sacrifice d’Isaac, ensuite, semble ne pas lui poser de problèmes. Comme modèle de vie familiale simple et heureuse il y a mieux pour que soient bénies toutes les familles de la terre&nbsp;!</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Pourtant, c’est à travers la foi d’Abraham que nous sommes présents ici aujourd’hui. Nos vies ne sont pas pires que celles des grands personnages de la Bible qui ont été témoins de la Bonne Nouvelle et qui ont été signes de la présence de Dieu parmi les hommes. Alors, comme le dit Jésus à ses disciples&nbsp;: «&nbsp;Relevez-vous et n’ayez pas peur&nbsp;», ayez foi en Dieu et en la grâce reçue à votre baptême. Laissez l’Esprit agir en vous et laissez-vous transfigurer par la lumière du Christ reçue à votre baptême. Que ce temps de carême soit un temps de retour à cette vocation que nous avons reçus à ce baptême.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">P. Damien Stampers</p>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Margot Peigné</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    <dc:date>2026-02-04T13:08:16Z</dc:date>
    <dc:type>Document</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/dimanche-22-fevrier-2026-1er-careme">
    <title>Dimanche 22 février 2026 : 1er Carême</title>
    <link>https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/dimanche-22-fevrier-2026-1er-careme</link>
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    </description>
    
    <content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><strong>Première lecture (Gn 2,&nbsp;7-9&nbsp;; 3,&nbsp;1-7a)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Le Seigneur Dieu modela l’homme avec la poussière tirée du sol ; il insuffla dans ses narines le souffle de vie, et l’homme devint un être vivant. Le Seigneur Dieu planta un jardin en Éden, à l’orient, et y plaça l’homme qu’il avait modelé. Le Seigneur Dieu fit pousser du sol toutes sortes d’arbres à l’aspect désirable et aux fruits savoureux ; il y avait aussi l’arbre de vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Or le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que le Seigneur Dieu avait faits. Il dit à la femme : « Alors, Dieu vous a vraiment dit : ‘Vous ne mangerez d’aucun arbre du jardin’ ? » La femme répondit au serpent : « Nous mangeons les fruits des arbres du jardin. Mais, pour le fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : ‘Vous n’en mangerez pas, vous n’y toucherez pas, sinon vous mourrez.’ » Le serpent dit à la femme : « Pas du tout ! Vous ne mourrez pas ! Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. » La femme s’aperçut que le fruit de l’arbre devait être savoureux, qu’il était agréable à regarder et qu’il était désirable, cet arbre, puisqu’il donnait l’intelligence. Elle prit de son fruit, et en mangea. Elle en donna aussi à son mari, et il en mangea. Alors leurs yeux à tous deux s’ouvrirent et ils se rendirent compte qu’ils étaient nus.</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Psaume (Ps&nbsp; 50 (51),&nbsp;3-4,&nbsp;5-6ab,&nbsp;12-13,&nbsp;14.17)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché. Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense. Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi. Contre toi, et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint. Rends-moi la joie d’être sauvé ; que l’esprit généreux me soutienne. Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Deuxième lecture (Rm 5,&nbsp;12-19)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Frères, nous savons que par un seul homme, le péché est entré dans le monde, et que par le péché est venue la mort ; et ainsi, la mort est passée en tous les hommes, étant donné que tous ont péché. Avant la loi de Moïse, le péché était déjà dans le monde, mais le péché ne peut être imputé à personne tant qu’il n’y a pas de loi. Pourtant, depuis Adam jusqu’à Moïse, la mort a établi son règne, même sur ceux qui n’avaient pas péché par une transgression semblable à celle d’Adam. Or, Adam préfigure celui qui devait venir. Mais il n’en va pas du don gratuit comme de la faute. En effet, si la mort a frappé la multitude par la faute d’un seul, combien plus la grâce de Dieu s’est-elle répandue en abondance sur la multitude, cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus Christ. Le don de Dieu et les conséquences du péché d’un seul n’ont pas la même mesure non plus : d’une part, en effet, pour la faute d’un seul, le jugement a conduit à la condamnation ; d’autre part, pour une multitude de fautes, le don gratuit de Dieu conduit à la justification. Si, en effet, à cause d’un seul homme, par la faute d’un seul, la mort a établi son règne, combien plus, à cause de Jésus Christ et de lui seul, régneront-ils dans la vie, ceux qui reçoivent en abondance le don de la grâce qui les rend justes. Bref, de même que la faute commise par un seul a conduit tous les hommes à la condamnation, de même l’accomplissement de la justice par un seul a conduit tous les hommes à la justification qui donne la vie. En effet, de même que par la désobéissance d’un seul être humain la multitude a été rendue pécheresse, de même par l’obéissance d’un seul la multitude sera-t-elle rendue juste.</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Évangile (Mt 4,&nbsp;1-11)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">En ce temps-là, Jésus fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté par le diable. Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. Le tentateur s’approcha et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. » Mais Jésus répondit : « Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu . » Alors le diable l’emmène à la Ville sainte, le place au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. » Jésus lui déclara : « Il est encore écrit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu . » Le diable l’emmène encore sur une très haute montagne et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire. Il lui dit : « Tout cela, je te le donnerai, si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi. » Alors, Jésus lui dit : « Arrière, Satan ! car il est écrit : C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, à lui seul tu rendras un culte. » Alors le diable le quitte. Et voici que des anges s’approchèrent, et ils le servaient.</p>

<p style="text-align: justify;">– Acclamons la Parole de Dieu.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>La liberté de pécher.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>La liturgie de ce jour nous invite à commencer ce carême par une réflexion sur le péché.&nbsp; Après tout, si nous sommes invités dans le temps du carême à nous convertir, c’est à dire à nous tourner vers Dieu, c’est bien parce qu’il faut se détourner de quelque chose, en l’occurrence le péché. Mais qu’est-ce que le péché&nbsp;? Certains le voient partout, d’autres nulle part et, on l’utilise souvent plus pour condamner les autres que pour se remettre en question.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>I/ Péché ou Mal&nbsp;? (Gn 2-3)</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>On confond bien souvent les deux. S’ils sont liés, le péché conduit au mal ou provoque le mal, ils ne sont pas identiques. Dans notre récit de Genèse 2-3, qui est un conte sapientiel, écrit après l’exil à Babylone, le mal est représenté par le serpent et le péché résulte de la conduite d’Adam. Le mal, la Bible s’interroge beaucoup sur ce qu’il est mais elle ne fournit aucune réponse satisfaisante. On ne sait d’où vient le serpent qui parle et pourtant il est là au cœur de la création. Le mal est ce qu’on subit, ce qui nous dépasse, ce qui nous fait souffrir et nous révolte. Il peut jaillir de notre cœur ou bien venir du dehors. La Bible nous dit seulement qu’il est étranger à Dieu et qu’il ne peut venir de Dieu. On l’appelle serpent, Satan, celui qui divise et qui sème le trouble, la confusion, il échappe à la compréhension. Le péché par contre vient de l’homme lui-même. Le péché est volontaire et conscient, il est le résultat d’une action libre de l’homme envers Dieu et son prochain. Le mal n’est pas de notre ressort, mais le péché oui. Confondre les deux permet de se dédouaner à bon compte. Pour accéder à la vie de Dieu, il nous est demandé de rejeter le péché qui conduit au mal et de nous en remettre à la miséricorde de Dieu. Il faut purifier son cœur, c’est le temps du carême.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>II/ Péché et cœur. (Rm 5)</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>C’est du cœur de l’homme que vient le péché, pas de l’extérieur. Ce n’est pas une question de nourriture dit le Christ, ni une question de suivre une Loi. Comme le dit Paul, le péché était là avant la Loi. On ne pèche pas au regard d’une règle à suivre ou d’un précepte moral, mais on pèche dans notre cœur. Pour les prophètes, le péché se résume à deux mots&nbsp;: idolâtrie et injustice. L’idolâtrie, c’est le péché envers Dieu dont je me détourne pour me rendre esclavage de tout ce qui m’enchaîne. L’injustice, c’est le péché envers le prochain envers lequel je ne me comporte pas de façon juste et bonne. L’injustice et l’idolâtrie sont le cœur de tout péché. Adam commet le péché d’idolâtrie en voulant se faire Dieu à la place de Dieu. Quant à l’injustice, elle jaillit du cœur et nous est dévoilée dans le récit des tentations de Jésus. Ce sont des péchés qu’on entend guère dans le sacrement de réconciliation, mais qui sont pourtant les plus importants&nbsp;: l’égoïsme, l’orgueil, le désir de toute puissance. Voilà les vrais péchés qu’affronte Jésus au désert et que nous avons tous à affronter. En me coupant des autres et de Dieu, en me mettant au-dessus des autres et de Dieu, en voulant tout et en n’acceptant aucune limite à ma convoitise, je suis pécheur et ce péché vient du cœur.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>III/ Péché et liberté. (Mt 4)</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Parce que le péché vient de moi, je suis capable de le maîtriser et de le rejeter. C’est le sens de l’évangile de ce jour. Je peux être plus fort que mon égoïsme, que mon orgueil ou que mon désir de tout contrôler. A la suite du Christ, je peux dire non à ces tentations qui se présentent à moi chaque jour. La tentation fait peur, mais en même temps elle est le signe de la liberté qu’il nous est donné. Qui dit péché, dit liberté. La Loi peut me servir de guide face au péché, mais la Foi peut me permettre d’être plus fort que lui et de le rejeter. C’est ce que nous serons appelés à faire lors de la Vigile Pascale en renouvelant les vœux de notre baptême. Le temps du carême est un temps où je prends le temps de me confronter à mes tentations, de reconnaître que j’ai parfois succombé, mais aussi de m’en remettre avec confiance à l’amour miséricordieux de Dieu. C’est pour cela que notre temps de carême se clôt avec une cérémonie pénitentielle, pour accueillir pleinement la joie de Pâques et tourner le dos à notre péché.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">P. Damien Stampers</p>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Margot Peigné</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    <dc:date>2026-02-04T13:03:36Z</dc:date>
    <dc:type>Document</dc:type>
    
    
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  <item rdf:about="https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/mercredi-des-cendres-18-fevrier-2026">
    <title>Mercredi des Cendres : 18 février 2026</title>
    <link>https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/mercredi-des-cendres-18-fevrier-2026</link>
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    <content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><strong>Première lecture (Jl 2, 12-18)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Maintenant – oracle du Seigneur – revenez à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil ! Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour, renonçant au châtiment. Qui sait ? Il pourrait revenir, il pourrait renoncer au châtiment, et laisser derrière lui sa bénédiction : alors, vous pourrez présenter offrandes et libations au Seigneur votre Dieu. Sonnez du cor dans Sion : prescrivez un jeûne sacré, annoncez une fête solennelle, réunissez le peuple, tenez une assemblée sainte, rassemblez les anciens, réunissez petits enfants et nourrissons ! Que le jeune époux sorte de sa maison, que la jeune mariée quitte sa chambre ! Entre le portail et l’autel, les prêtres, serviteurs du Seigneur, iront pleurer et diront : « Pitié, Seigneur, pour ton peuple, n’expose pas ceux qui t’appartiennent à l’insulte et aux moqueries des païens ! Faudra-t-il qu’on dise : “Où donc est leur Dieu ?” » Et le Seigneur s’est ému en faveur de son pays, il a eu pitié de son peuple.</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Psaume (Ps 50, 3-4, 5-6ab, 12-13, 14.17)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché. Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense. Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi. Contre toi, et toi seul, j'ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l'ai fait. Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint. Rends-moi la joie d'être sauvé ; que l'esprit généreux me soutienne. Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Deuxième lecture (2 Co 5, 20 – 6, 2)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Frères, nous sommes les ambassadeurs du Christ, et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel : nous le demandons au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu. Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a pour nous identifié au péché, afin qu’en lui nous devenions justes de la justice même de Dieu. En tant que coopérateurs de Dieu, nous vous exhortons encore à ne pas laisser sans effet la grâce reçue de lui. Car il dit dans l’Écriture : Au moment favorable je t’ai exaucé, au jour du salut je t’ai secouru. Le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut.</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Évangile (Mt 6,1-6.16-18)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. »</p>

<p style="text-align: justify;">– Acclamons la Parole de Dieu. &nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Carême, temps d’espérance.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Le mercredi des cendres marque le début d’un temps central de toute vie chrétienne&nbsp;: un temps qui commence aujourd’hui, culminera avec la semaine sainte et les fêtes de Pâques et s’achèvera à la Pentecôte. Ce temps dure une centaine de jours et il constitue le cœur de notre foi, ce temps nous invite comme le dit le Pape François dans son exhortation apostolique à redécouvrir «&nbsp;La joie de l’Evangile&nbsp;». Retrouver la joie de l’évangile, c’est justement entrer dans le mystère du salut tel qu’il s’offre à nous et chaque étape est importante.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>I/ Le temps du carême, le temps de la conversion.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Le temps du carême est un temps où je fais l’expérience nécessaire et fondamentale que j’ai besoin de Dieu dans ma vie. Par le jeûne, l’aumône et la prière, je prends conscience que j’utilise mal la liberté que Dieu m’a donnée en partage et à laquelle il m’appelle. Le jeûne me permet de prendre conscience de tous les esclavages dans lesquels je me suis enfermé, parfois sans m’en rendre compte&nbsp;: face à l’argent, à la nourriture, mes addictions, mon travail, ma famille, mon affectivité, j’ai besoin de prendre du recul et de toucher du doigt combien je ne suis pas aussi libre que je le pensais. L’aumône, par le partage, m’oblige à sortir de moi-même pour m’ouvrir au prochain, à l’autre qui a besoin de moi et de mon aide. L’aumône me rappelle la dimension communautaire de ma foi et que le salut se réalise en communion avec mes frères et sœurs. La prière enfin, m’oblige à reconnaître mes limites et à me tourner vers le seul qui peut me sauver et me rendre ma dignité d’homme. C’est la prière du psaume 50, c’est la prière de l’homme pécheur qui s’en remet à la miséricorde de Dieu.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>II/ Le temps de Pâques, le temps de l‘accueil du salut.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Parce que j’ai pris le temps de reconnaître durant le carême que j’avais besoin d’être sauvé et de retrouver la liberté des enfants de Dieu à laquelle je suis appelé par mon baptême, je peux entrer dans la semaine sainte et mourir avec le Christ sur la croix à mon péché pour accueillir sa vie et son salut dans sa résurrection. Le triduum pascal ne se vit bien que si le temps du carême a été fructueux et m’a permis de reconnaître que j’avais besoin d’être sauvé et de ressusciter avec le Christ. Comment accueillir la résurrection dans ma vie si je n’ai pas auparavant pris conscience que j’avais besoin de ressusciter&nbsp;?</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>III/ Le temps pascal, le temps de l’intériorisation.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Le temps pascal qui suit Pâques est le temps de l’intériorisation, celui où passé avec le Christ à travers la mort et ressuscité avec lui, je prends conscience de la merveille qu’il réalise en moi et que je suis fait pour la vie et non pour la mort. C’est le temps de la joie de l’évangile. Mais la joie de l’évangile ne peut devenir une réalité concrète que parce que je suis passé par les autres étapes du chemin de la foi&nbsp;: se convertir en reconnaissant ses limites et son péché, mourir à son péché pour accueillir la vie et ensuite laisser cette vie produire son œuvre en nous. Tout cela ne se fait pas à coup de volonté et d’efforts surhumains, cela s’accomplit dans l’abandon et dans l’espérance. L’espérance est la vertu qui doit nous accompagner durant ces 100 prochains jours, elle doit nourrir et guider notre foi et notre charité pour aller au cœur de cette joie de l’évangile qui constitue le cœur de notre foi et notre raison d’être.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Que ce temps de carême qui commence soit un temps de rencontre de l’espérance qui nous aide à affronter nos limites et nos faiblesses pour les offrir à celui qui vient nous en libérer.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">P. Damien Stampers</p>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Margot Peigné</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    <dc:date>2026-02-04T13:00:57Z</dc:date>
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  </item>


  <item rdf:about="https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/dimanche-15-fevrier-2026-6eme-du-temps-ordinaire">
    <title>Dimanche 15 février 2026 : 6ème du Temps Ordinaire</title>
    <link>https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/dimanche-15-fevrier-2026-6eme-du-temps-ordinaire</link>
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    </description>
    
    <content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><strong>Première lecture (Si 15,&nbsp;15-20)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Si tu le veux, tu peux observer les commandements, il dépend de ton choix de rester fidèle. Le Seigneur a mis devant toi l’eau et le feu : étends la main vers ce que tu préfères. La vie et la mort sont proposées aux hommes, l’une ou l’autre leur est donnée selon leur choix. Car la sagesse du Seigneur est grande, fort est son pouvoir, et il voit tout. Ses regards sont tournés vers ceux qui le craignent, il connaît toutes les actions des hommes. Il n’a commandé à personne d’être impie, il n’a donné à personne la permission de pécher.</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Psaume (Ps 118 (119),&nbsp;1-2,&nbsp;4-5,&nbsp;17-18,&nbsp;33-34)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Heureux les hommes intègres dans leurs voies qui marchent suivant la loi du Seigneur ! Heureux ceux qui gardent ses exigences, ils le cherchent de tout cœur ! Toi, tu promulgues des préceptes à observer entièrement. Puissent mes voies s’affermir à observer tes commandements ! Sois bon pour ton serviteur, et je vivrai, j’observerai ta parole. Ouvre mes yeux, que je contemple les merveilles de ta loi. Enseigne-moi, Seigneur, le chemin de tes ordres ; à les garder, j’aurai ma récompense. Montre-moi comment garder ta loi, que je l’observe de tout cœur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Deuxième lecture (1 Co 2,&nbsp;6-10)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Frères, c’est bien de sagesse que nous parlons devant ceux qui sont adultes dans la foi, mais ce n’est pas la sagesse de ce monde, la sagesse de ceux qui dirigent ce monde et qui vont à leur destruction. Au contraire, ce dont nous parlons, c’est de la sagesse du mystère de Dieu, sagesse tenue cachée, établie par lui dès avant les siècles, pour nous donner la gloire. Aucun de ceux qui dirigent ce monde ne l’a connue, car, s’ils l’avaient connue, ils n’auraient jamais crucifié le Seigneur de gloire. Mais ce que nous proclamons, c’est, comme dit l’Écriture : ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, ce qui n’est pas venu à l’esprit de l’homme, ce que Dieu a préparé pour ceux dont il est aimé. Et c’est à nous que Dieu, par l’Esprit, en a fait la révélation. Car l’Esprit scrute le fond de toutes choses, même les profondeurs de Dieu.</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Évangile (Mt 5,&nbsp;17-37)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. Je vous le dis en effet : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il devra passer en jugement. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu. Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou. Vous avez appris qu’il a été dit : Tu ne commettras pas d’adultère. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui regarde une femme avec convoitise a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur. Si ton œil droit entraîne ta chute, arrache-le et jette-le loin de toi, car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres que d’avoir ton corps tout entier jeté dans la géhenne. Et si ta main droite entraîne ta chute, coupe-la et jette-la loin de toi, car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres que d’avoir ton corps tout entier qui s’en aille dans la géhenne. Il a été dit également : Si quelqu’un renvoie sa femme, qu’il lui donne un acte de répudiation. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui renvoie sa femme, sauf en cas d’union illégitime, la pousse à l’adultère ; et si quelqu’un épouse une femme renvoyée, il est adultère. Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne manqueras pas à tes serments, mais tu t’acquitteras de tes serments envers le Seigneur. Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas jurer du tout, ni par le ciel, car c’est le trône de Dieu, ni par la terre, car elle est son marchepied, ni par Jérusalem, car elle est la Ville du grand Roi. Et ne jure pas non plus sur ta tête, parce que tu ne peux pas rendre un seul de tes cheveux blanc ou noir. Que votre parole soit ‘oui’, si c’est ‘oui’, ‘non’, si c’est ‘non’. Ce qui est en plus vient du Mauvais. »</p>

<p style="text-align: justify;">– Acclamons la Parole de Dieu.</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Les deux voies.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Le sermon sur la montagne dans l’évangile de saint Matthieu, que nous entendons depuis trois dimanches, n’est pas un texte facile à entendre. &nbsp;Il s’agit d’une parole dure et tranchante qui vient pénétrer au plus profond du cœur de chacun. Il est bon de réentendre la radicalité du langage évangélique et de ce que cela signifie de suivre le Christ. Est-ce là la nouveauté que nous apporte Jésus&nbsp;? En fait, Jésus ne fait que reprendre une vieille leçon des livres de Sagesse dans l’AT&nbsp;: les deux voies.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>I/ «&nbsp;La vie et la mort sont proposées aux hommes.&nbsp;» Un choix évident&nbsp;? (Si 15)</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Les deux voies sont un classique du langage de l’Alliance et de l’AT&nbsp;: suivre Dieu et entrer dans l’Alliance c’est prendre le chemin de la vie, refuser de suivre Dieu et d’entrer dans l’Alliance, c’est emprunter le chemin de la mort. Comme le dit Ben Sirac, il y a un choix à faire entre la vie et la mort. A priori, la réponse est aisée, qui d’entre nous ne choisirait la vie à la place de la mort&nbsp;?</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Mais dans la Bible, la Parole est performative, c’est-à-dire qu’elle se traduit dans le concret de la vie et doit produire des actes. Il ne suffit pas de dire «&nbsp;Je choisis la vie&nbsp;», pour entrer dans la vie, il faut aussi que notre vie soit le reflet du oui à la vie que je viens de dire.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Que votre oui soit oui et que votre non soit non, il n’y a pas d’alternative ou de voie médiane.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Je ne peux pas dire oui au Seigneur et ne jamais prier, aller à la messe, vivre des sacrements et de l’Esprit Saint car alors j’aurais dit oui à la vie mais je vivrais comme si j’étais mort. Le croyant non pratiquant ne rentre pas dans la case des deux voies.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Je ne peux pas dire oui à la vie et continuer à être raciste, antisémite, homophobe, islamophobe (tous les …phobes que l’on veut), menteur, égoïste, orgueilleux, avare, adultère, voleur, plein de haine, de violence et de refus de pardonner, car ma vie signifie que j’ai choisi le chemin de ma mort et contredit mon choix. Ma prière ne peut être exaucée si je suis dans la mort. Venir voir le prêtre ou Dieu sans rien changer à sa vie ne sert à rien.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>II/ Les apparences sont trompeuses. (1Co 2)</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Par ailleurs, les apparences sont trompeuses, comme le dit Paul, la sagesse du mystère de Dieu n’est pas la sagesse de ce monde. Ce qui nous semble le chemin de la vie est bien souvent chemin de mort et ce qui nous paraît chemin de mort est chemin de vie. Adam et Eve croient choisir la vie en plénitude en voulant tout. Ils se retrouvent avec rien. «&nbsp;Qui veut sauver sa vie la perdra&nbsp;» dit Jésus. Le chemin de la vie en Dieu passe par la croix et la mort, c’est là tout le paradoxe de la vie chrétienne. Vivre avec le Christ c’est mourir à soi-même, c’est se faire serviteur et non point maître, c’est se faire petit alors que l’on veut être grand. Choisir n’est donc pas si facile, ni si évident, sinon la Bible ne serait pas si épaisse et ne relaterait pas tous les mauvais choix faits par l’homme. La sagesse de Dieu n’est pas si évidente dans notre monde d’apparences et reste souvent cachée à l’esprit de l’homme, comme le dit Paul.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>III/ Faut-il désespérer&nbsp;? (Mt 5)</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Choisir la mort semble bien souvent plus évident que de choisir la vie et à la lecture du sermon sur la montagne on peut se sentir dépassé et désemparé. Pourtant le chemin que propose le Christ, s’il est exigeant, s’il demande de mourir à son péché, à son égoïsme, à sa tiédeur et à ses convoitises, est aussi le chemin qui conduit à la vie et au bonheur. Ce chemin est le chemin de l’amour sans limites et sans restrictions, le chemin du pardon, le chemin de l’ouverture au prochain, surtout le plus petit. Jésus nous dit que l’on ne peut aimer à moitié, que l’on ne peut vivre à moitié, que l’on ne peut le suivre à moitié. Il faut aller à la messe et vivre de l’amour du prochain. Il faut recevoir le pardon et le donner. Suivre le Christ c’est prendre tout et ce tout c’est l’amour et la joie de vivre en Dieu comme enfants de Dieu. C’est un chemin plein d’espérance et de bonheur. Dieu veut le meilleur pour nous mais il ne peut nous le donner que si nous le choisissons lui et lui seul. Sachons prendre le chemin de la vie, notre cœur saura bien nous guider sous la conduite de l’Esprit Saint et avec la lumière de la Parole de Dieu.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">P. Damien Stampers</p>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Margot Peigné</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    <dc:date>2026-02-04T12:49:36Z</dc:date>
    <dc:type>Document</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/dimanche-8-fevrier-2026-5eme-du-to">
    <title>Dimanche  8 février 2026 : 5ème du TO</title>
    <link>https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/dimanche-8-fevrier-2026-5eme-du-to</link>
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    </description>
    
    <content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><strong>Première lecture (Is 58,&nbsp;7-10)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Ainsi parle le Seigneur : Partage ton pain avec celui qui a faim, accueille chez toi les pauvres sans abri, couvre celui que tu verras sans vêtement, ne te dérobe pas à ton semblable. Alors ta lumière jaillira comme l’aurore, et tes forces reviendront vite. Devant toi marchera ta justice, et la gloire du Seigneur fermera la marche. Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ; si tu cries, il dira : « Me voici. » Si tu fais disparaître de chez toi le joug, le geste accusateur, la parole malfaisante, si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires, et si tu combles les désirs du malheureux, ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera lumière de midi.</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Psaume (Ps 111 (112),.4-5, 6-7, 8a.9)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Lumière des cœurs droits, il s’est levé dans les ténèbres, homme de justice, de tendresse et de pitié. L’homme de bien a pitié, il partage ; il mène ses affaires avec droiture. Cet homme jamais ne tombera ; toujours on fera mémoire du juste. Il ne craint pas l’annonce d’un malheur : le cœur ferme, il s’appuie sur le Seigneur. Son cœur est confiant, il ne craint pas. À pleines mains, il donne au pauvre ; à jamais se maintiendra sa justice, sa puissance grandira, et sa gloire !&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Deuxième lecture (1 Co 2,&nbsp;1-5)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Frères, quand je suis venu chez vous, je ne suis pas venu vous annoncer le mystère de Dieu avec le prestige du langage ou de la sagesse. Parmi vous, je n’ai rien voulu connaître d’autre que Jésus Christ, ce Messie crucifié. Et c’est dans la faiblesse, craintif et tout tremblant, que je me suis présenté à vous. Mon langage, ma proclamation de l’Évangile, n’avaient rien d’un langage de sagesse qui veut convaincre ; mais c’est l’Esprit et sa puissance qui se manifestaient, pour que votre foi repose, non pas sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu.</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Évangile (Mt 5,&nbsp;13-16)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »</p>

<p style="text-align: justify;">– Acclamons la Parole de Dieu.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Etre la lumière du monde.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Le disciple du Christ doit être lumière du monde et sel de la terre&nbsp;: l’évangile de ce jour ne laisse planer aucune ambiguïté. Nous avons à être témoins du Christ, c’est-à-dire témoigner de la Vérité révélée en Jésus Christ et apporter le message de la Bonne Nouvelle aux limites du monde. Il n’y a pas de honte à être chrétien et nous devons être fiers de dire qui nous sommes et en quoi nous croyons. Peut-être sommes-nous devenus un peu timides dans l’expression de notre foi et convient-il de la manifester de manière plus explicite. Mais comment manifester notre foi&nbsp;? Il faut se poser la question car trop de lumière éblouit et trop de sel rend stérile la terre. Les textes de ce jour nous le disent en poursuivant la lecture des textes du 4ème dimanche du TO.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>I/ «&nbsp;Partage ton pain avec celui qui a faim, alors ta lumière jaillira.&nbsp;» (Is 58)</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Le prophète Isaïe nous explique comment être lumière des nations et manifester sa foi&nbsp;: partager avec celui qui a faim, accueillir celui qui est sans abri, vêtir celui sans vêtement, rendre service à qui te demande, être juste. Voilà la lumière que nous devons produire pour être témoins du Christ. Nous reconnaissons dans ces paroles d’Isaïe, les paroles mêmes du Christ dans le jugement dernier en saint Mathieu&nbsp;: l’accueil de l’autre comme s’il était le Christ, le partage, le souci du prochain qui doit avoir de quoi satisfaire sa faim et se protéger du froid, le souci du malade, du prisonnier, du méprisé. La lumière du chrétien est une lumière qui apaise, qui réconforte, qui relève, qui redonne vie. Cette lumière n’éblouit pas, elle n’est pas violente ou bruyante, elle est douceur et sourire. La lumière du chrétien éclaire sans brûler, elle est prend le parti de la vie sans juger ni condamner. Elle est la lumière du Messie crucifié comme dit Paul aux Corinthiens.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>II/ «&nbsp;C’est dans la faiblesse, craintif et tout tremblant que je suis venu.&nbsp;» (1Co 2)</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Paul nous dit comment il a été lumière du monde et sel de la terre. A l’image du Christ, il s’est manifesté faible, craintif et tremblant. Nous avons à être fiers de notre foi, mais pas orgueilleux. Notre lumière et notre sel doivent être pleins d’humilité et de douceur. C’est dans la faiblesse que nous devons être vus et reconnus comme disciples du Christ. Est-ce bien sage et raisonnable&nbsp;? Avec de tels propos, le risque est de n’arriver à rien&nbsp;! Paul est conscient de l’objection et c’est pour cela qu’il nous dit qu’il ne s’agit pas d’avoir un langage d’une sagesse qui veut convaincre. Il faut avoir la folie de laisser l’Esprit vivre en nous. Il faut emprunter le chemin de la puissance,&nbsp; mais la puissance de Dieu manifestée dans la croix du Christ. Ce langage dit Paul n’est pas sagesse humaine, il est folie et semble voué à l’échec, pourtant des milliards d’hommes et de femmes ont été touchés par cette folie de la faiblesse de la croix.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>III/ «&nbsp;En voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à Dieu.&nbsp;» (Mt 5)</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Ce n’est plus Isaïe ou Paul qui parle, c’est Jésus lui-même&nbsp;: on est lumière du monde et sel de la terre chaque fois que nous faisons le bien. Le témoignage qui nous est demandé ce ne sont pas de grands discours, de grandes manifestations, de grandes liturgies ou des choses extraordinaires. Ce qui nous est demandé est bien plus difficile en fait, c’est de faire le bien, accueillir le petit et le faible, partager avec celui qui n’a rien, aimer chaque homme comme un frère, pardonner à celui qui nous a offensé, visiter le malade ou le prisonnier. Si nous accomplissons cela alors nous serons lumière du monde et sel de la terre.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">P. Damien Stampers</p>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Margot Peigné</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    <dc:date>2026-02-04T12:43:09Z</dc:date>
    <dc:type>Document</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/dimanche-1-fevrier-2026-4eme-du-to">
    <title>Dimanche 1 février 2026 : 4ème du TO</title>
    <link>https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/dimanche-1-fevrier-2026-4eme-du-to</link>
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    </description>
    
    <content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><strong>Première lecture (So 2,&nbsp;3&nbsp;; 3,&nbsp;12-13)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Cherchez le Seigneur, vous tous, les humbles du pays, qui accomplissez sa loi. Cherchez la justice, cherchez l’humilité : peut-être serez-vous à l’abri au jour de la colère du Seigneur. Je laisserai chez toi un peuple pauvre et petit ; il prendra pour abri le nom du Seigneur. Ce reste d’Israël ne commettra plus d’injustice ; ils ne diront plus de mensonge ; dans leur bouche, plus de langage trompeur. Mais ils pourront paître et se reposer, nul ne viendra les effrayer.</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Psaume (Ps 145 (146),&nbsp;7,&nbsp;8,&nbsp;9ab.10b)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Le Seigneur fait justice aux opprimés ; aux affamés, il donne le pain, le Seigneur délie les enchaînés. Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles, le Seigneur redresse les accablés, le Seigneur aime les justes. Le Seigneur protège l’étranger, il soutient la veuve et l’orphelin, le Seigneur est ton Dieu pour toujours.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Deuxième lecture (1 Co 1,&nbsp;26-31)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Frères, vous qui avez été appelés par Dieu, regardez bien : parmi vous, il n’y a pas beaucoup de sages aux yeux des hommes, ni de gens puissants ou de haute naissance. Au contraire, ce qu’il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion les sages ; ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion ce qui est fort ; ce qui est d’origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n’est pas, voilà ce que Dieu a choisi, pour réduire à rien ce qui est ; ainsi aucun être de chair ne pourra s’enorgueillir devant Dieu. C’est grâce à Dieu, en effet, que vous êtes dans le Christ Jésus, lui qui est devenu pour nous sagesse venant de Dieu, justice, sanctification, rédemption. Ainsi, comme il est écrit : Celui qui veut être fier, qu’il mette sa fierté dans le Seigneur.</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Évangile (Mt 5,&nbsp;1-12a)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait : « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! »</p>

<p style="text-align: justify;">– Acclamons la Parole de Dieu.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>La Toute Puissance de Dieu se révèle dans la faiblesse.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Les textes de ce jour manifestent une grande unité dans le vocabulaire employé : humble, humilié, opprimé, persécuté, enchaîné, pauvre, petit, faible. En même temps, un mot revient dans toutes les lectures pour définir de quoi relèvent ceux qui sont définis ainsi de l’AT au NT : La Justice de Dieu.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>I/ La Justice pour les humbles et le petit reste d’Israël (So 2)</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Le prophète Sophonie écrit dans une période troublée marquée par les invasions successives des assyriens, des égyptiens et des babyloniens. Le pays est dévasté et l’on s’achemine vers la chute de Jérusalem. Cela explique le langage apocalyptique qui traverse le livre et qui essaye de donner un sens à un monde où tout va mal et où la guerre détruit le pays.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>L’espérance doit rester au cœur de la foi d’Israël. L’espérance que la Justice de Dieu se révèlera dans le Jour du Seigneur (1,14-18), le jour de la colère de Dieu, pour le petit reste des humbles qui gardent leur foi en Dieu et en sa justice même si tout semble dire le contraire. Seul un petit reste est capable de voir au-delà de la réalité sombre et des vents contraires. Ce petit reste, c’est ceux que Sophonie appelle les «&nbsp;humbles du pays&nbsp;», pas les puissants ou les chefs du pays qui ne savent plus vers qui se tourner et vivent dans le mensonge, mais les petits et les pauvres qui mettent leur confiance en Dieu.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Mais la justice de Dieu se révèle dans un peuple qui ne commet plus l’injustice, ni ne dit de mensonges. La justice de Dieu n’a de sens que si un petit reste pratique lui-même la justice et vit dans la vérité. Les humbles sont signes pour le monde de cette justice et de cette vérité de Dieu parmi nous.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>II/ La folie de la faiblesse (1Co 1)</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Ce que dit Sophonie peut paraître fou et pas très raisonnable. Mais c’est le même argument qui est développé par Paul dans la seconde lecture, celle de la 1ère lettre aux Corinthiens.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>«&nbsp;Ce qu’il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion les sages ; ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion ce qui est fort ; ce qui est d’origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n’est pas, voilà ce que Dieu a choisi, pour réduire à rien ce qui est.”</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>La Justice de Dieu est folie pour Paul car elle se dévoile dans la croix du Christ, dans le signe même de ce qui est rejeté par le monde. La faiblesse est devenue signe de salut et de victoire, à l’encontre de notre fonctionnement humain qui donne la primauté à la force, à la connaissance, à la richesse, à la naissance.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Paul souligne que les premiers convertis à Corinthe se recrutent d’abord chez les petits, les humbles et non pas chez les notables de la ville. C’est la périphérie (pour reprendre un terme actuel) qui va vers le Christ et qui écoute la Parole de Dieu. Ils ne sont pas parfaits, d’ailleurs la lettre est là pour leur rappeler l’essentiel de leur Foi parce qu’ils se laissent séduire par qui peut sembler plus sage et plus conforme à nos critères de salut.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>III/ Heureux le faible (Mt 5)</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>C’est bien ce que Jésus dévoile au début du sermon sur la montagne. Les Béatitudes sont une introduction à ce long discours qui est folie pour ceux qui l’entendent car il invite à dépasser la sagesse humaine et même la sagesse traditionnelle de la Bible.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>C’est bien une apologie de la faiblesse qui est faite dans les Béatitudes et qui donne sens au reste du discours de Jésus. Le sermon sur la montagne de Matthieu n’est audible et recevable que si on se met dans le chemin de la faiblesse et de l’humilité. C’est le chemin qu’emprunte Jésus lui-même et qui le conduit à la croix. La croix est le signe éclatant de la Justice de Dieu. La Croix est une folie qui ne s’entend que dans le langage déroutant des Béatitudes.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Mais ce que dit Jésus dans cet évangile, c’est qu’il ne s’agit pas seulement de son chemin, mais du chemin de tous ceux qui le suivent. Le signe du salut que nous devons apporter au monde est un signe de faiblesse et d’humilité, le signe de la Croix.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">P. Damien Stampers</p>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Margot Peigné</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    <dc:date>2026-02-04T12:41:10Z</dc:date>
    <dc:type>Document</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/dimanche-25-janvier-2026-3eme-to">
    <title>Dimanche 25 Janvier 2026 : 3ème TO</title>
    <link>https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/dimanche-25-janvier-2026-3eme-to</link>
    <description>
        
    </description>
    
    <content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><strong>Première lecture (Is 8,&nbsp;23b – 9,&nbsp;3)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Dans un premier temps, le Seigneur a couvert de honte le pays de Zabulon et le pays de Nephtali ; mais ensuite, il a couvert de gloire la route de la mer, le pays au-delà du Jourdain, et la Galilée des nations. Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi. Tu as prodigué la joie, tu as fait grandir l’allégresse : ils se réjouissent devant toi, comme on se réjouit de la moisson, comme on exulte au partage du butin. Car le joug qui pesait sur lui, la barre qui meurtrissait son épaule, le bâton du tyran, tu les as brisés comme au jour de Madian.</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Psaume (Ps 26 (27),&nbsp;1,&nbsp;4abcd,&nbsp;13-14)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je crainte ? Le Seigneur est le rempart de ma vie ; devant qui tremblerais-je ? J’ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche : habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie. Mais j’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants. « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ; espère le Seigneur. »&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Deuxième lecture (1 Co 1,&nbsp;10-13.17)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Frères, je vous exhorte au nom de notre Seigneur Jésus Christ : ayez tous un même langage ; qu’il n’y ait pas de division entre vous, soyez en parfaite harmonie de pensées et d’opinions. Il m’a été rapporté à votre sujet, mes frères, par les gens de chez Chloé, qu’il y a entre vous des rivalités. Je m’explique. Chacun de vous prend parti en disant : « Moi, j’appartiens à Paul », ou bien : « Moi, j’appartiens à Apollos », ou bien : « Moi, j’appartiens à Pierre », ou bien : « Moi, j’appartiens au Christ ». Le Christ est-il donc divisé ? Est-ce Paul qui a été crucifié pour vous ? Est-ce au nom de Paul que vous avez été baptisés ? Le Christ, en effet, ne m’a pas envoyé pour baptiser, mais pour annoncer l’Évangile, et cela sans avoir recours au langage de la sagesse humaine, ce qui rendrait vaine la croix du Christ.</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Évangile (Mt 4,&nbsp;12-23)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste, il se retira en Galilée. Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord de la mer de Galilée, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali. C’était pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée des nations ! Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort, une lumière s’est levée. À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. » Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans la mer ; car c’étaient des pêcheurs. Jésus leur dit : « Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. » Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. De là, il avança et il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque avec leur père, en train de réparer leurs filets. Il les appela. Aussitôt, laissant la barque et leur père, ils le suivirent. Jésus parcourait toute la Galilée ; il enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Évangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple.</p>

<p style="text-align: justify;">– Acclamons la Parole de Dieu.</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Le choix de Dieu.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Les textes de ce jour nous renvoient aujourd’hui au mystère de Noël. En effet, le texte d’Isaïe 8 qui constitue notre 1ère lecture et qui est repris par l’évangile de Mt, se situe au cœur du livret de l’Emmanuel en Is 7-11. Ce qui est mis en valeur dans ce texte c’est le mystère de la lumière de Dieu qui se révèle là où ne l’attendions pas et plus particulièrement là où nous pensions qu’elle ne pourrait pas se trouver.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>I / Galilée, lumière des nations. (Is 8)</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>«&nbsp;Pays de Zabulon et pays de Nephtali, Galilée, toi le carrefour des païens&nbsp;: le peuple qui habitait les ténèbres a vu se lever une grande lumière.&nbsp;» La Galilée, jusqu’en 70 ap. JC n’est pas une région très bien vue. Elle ne fait pas partie du cœur de l’Israël historique comme la Judée et la Samarie. C’est une terre juive, certes, mais, comme on l’indique, une terre pleine de païens, d’étrangers aux religions différentes et elle est appelée le carrefour des nations. Ce n’est donc pas une région très pure pour un bon juif et on considère de haut les gens de Galilée qui vivent dans une région mal famée. Pourtant le salut ne vient pas de Jérusalem (Judée), ni de Sichem avec le Mont Garizim (Samarie), la lumière paraît en Galilée et la Bonne Nouvelle du salut est d’abord annoncée à Nazareth et à Capharnaüm. Dieu se manifeste à travers ce qui est délaissé et mis de côté. On pourrait dire que la lumière de Dieu se manifeste autant à Blois qu’à Rome ou Jérusalem&nbsp;!</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>II/ Un groupe de pêcheurs. (Mt 4)</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Le lieu choisi par Dieu pour commencer à se révéler est déjà assez étrange, mais que dire des gens à qui il se révèle et de ses premiers disciples&nbsp;?</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Jésus ne choisit pas ses apôtres (envoyés) parmi les scribes et les docteurs de la Loi, mais contre toute attente parmi des pêcheurs du Lac de Galilée. Ce ne sont pas des savants ou des gens qui se distinguent par leur foi ou leur piété. Non, ce sont de simples travailleurs rencontrés au hasard du chemin. Les foules à qui il s’adresse ne sont pas non plus le meilleur des publics possible&nbsp;: des païens, des malades, des étrangers, des prostituées, des collecteurs d’impôt, tous ceux qui veulent bien l’écouter. Là encore le choix de Dieu ne semble pas le plus judicieux.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>L’appel s’adresse à tous, sans tri, sans élitisme et se situe simplement au niveau de la foi de celui qui écoute.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>III/ Un message entendu&nbsp;? (1Co 1)</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>On pourrait penser que les chrétiens, soucieux de la parole du Christ, se mettent à son école et vont là où on ne les attend pas, s’adressent à ceux auxquels on ne pense pas.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Mais, la seconde lecture, la 1ère de Paul aux Corinthiens, nous révèle que s’il y a un message qui ne passe pas dans le christianisme, c’est bien que Dieu se révèle à travers ce qui est pauvre, humble, rejeté et méprisé. Les Corinthiens cherchent à suivre l’apôtre le plus prestigieux&nbsp;: Pierre, Paul, Apollos et ils passent leur temps à se diviser et à se disputer. Le message de Jésus semble déjà bien loin 20 ans après sa mort&nbsp;! Aujourd’hui est-ce bien mieux&nbsp;? La semaine pour l’unité des chrétiens nous rappelle nos divisions et nos disputes, nous ne valons guère mieux que les Corinthiens. Est-ce qu’on trouve encore des apôtres pour aller en banlieue ou dans les quartiers défavorisés&nbsp;? Les communautés religieuses vieillissent, où est la relève&nbsp;? La nouvelle évangélisation est encore un mot plus qu’une réalité.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Oui, une grande lumière s’est levée mais elle tarde encore à nous réveiller et à nous mettre en route, à changer notre vie, nos habitudes et notre regard. Nous avons encore à accueillir le petit, le pauvre et l’étranger dans nos communautés, ce sont eux la lumière qui vient à nous. Mais peut-être souhaiterions-nous une autre lumière plus prestigieuse&nbsp;? Pourtant, la Parole de Dieu se manifeste à nous dans la personne d’un homme juif de Galilée entouré de pêcheurs et s’adressant à des foules qui ne sont même pas là pour de bonnes raisons.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Saurons-nous écouter la Bonne Nouvelle&nbsp;?</strong></p>

<p style="text-align: justify;">P. Damien Stampers</p>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Margot Peigné</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    <dc:date>2026-01-09T11:23:34Z</dc:date>
    <dc:type>Document</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/dimanche-18-janvier-2026-2eme-du-to">
    <title>Dimanche 18 janvier 2026 : 2ème du TO</title>
    <link>https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/dimanche-18-janvier-2026-2eme-du-to</link>
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    </description>
    
    <content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><strong>Première lecture (Is 49, 3.5-6)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Le Seigneur m’a dit : « Tu es mon serviteur, Israël, en toi je manifesterai ma splendeur. » Maintenant le Seigneur parle, lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère pour que je sois son serviteur, que je lui ramène Jacob, que je lui rassemble Israël. Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur, c’est mon Dieu qui est ma force. Et il dit : « C’est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob, ramener les rescapés d’Israël : je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Psaume (Ps 39 (40),&nbsp;2abc.4ab,&nbsp;7-8a,&nbsp;8b-9,&nbsp;10cd.11cd)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">D’un grand espoir j’espérais le Seigneur : il s’est penché vers moi Dans ma bouche il a mis un chant nouveau, une louange à notre Dieu. Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice, tu as ouvert mes oreilles ; tu ne demandais ni holocauste ni victime, alors j’ai dit : « Voici, je viens. » Dans le livre, est écrit pour moi ce que tu veux que je fasse. Mon Dieu, voilà ce que j’aime : ta loi me tient aux entrailles. Vois, je ne retiens pas mes lèvres, Seigneur, tu le sais. J’ai dit ton amour et ta vérité à la grande assemblée.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Deuxième lecture (1 Co 1,&nbsp;1-3)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Paul, appelé par la volonté de Dieu pour être apôtre du Christ Jésus, et Sosthène notre frère, à l’Église de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui ont été sanctifiés dans le Christ Jésus et sont appelés à être saints avec tous ceux qui, en tout lieu, invoquent le nom de notre Seigneur Jésus Christ, leur Seigneur et le nôtre. À vous, la grâce et la paix, de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ.</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Évangile (Jn 1,&nbsp;29-34)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">En ce temps-là, voyant Jésus venir vers lui, Jean le Baptiste déclara : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ; c’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. Et moi, je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. » Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : ‘Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.’ Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. »</p>

<p style="text-align: justify;">– Acclamons la Parole de Dieu.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Baptisés dans l’Esprit pour recevoir le Salut et être saints.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>«&nbsp;Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur, c’est mon Dieu qui est ma force.&nbsp;» ainsi exulte le Serviteur dans le livre d’Isaïe.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Ainsi devrait-on exulter, nous qui avons été baptisés dans l’eau et l’Esprit Saint. Ce baptême nous a uni au Christ et a fait de nous des enfants de Dieu. Il nous a remplis de la force même de Dieu pour être saints et sans péchés devant sa face. La liturgie de ce jour nous invite donc, à travers le baptême du Christ, à redécouvrir la force même de notre propre baptême, à redécouvrir que nous avons de la valeur aux yeux du Seigneur. Mais de quelle valeur parle-t-on&nbsp;?</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>I/ Serviteurs pour être lumière des nations (Is 49).</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Le second chant du serviteur nous dit des mots importants&nbsp;: « C’est trop peu que tu sois mon serviteur, je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre.&nbsp;»</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Les deux termes&nbsp;: serviteur et lumière des nations, parcourent la Bonne Nouvelle du Salut tout au long de l’AT et du NT. Ils trouvent leur accomplissement dans la personne de Jésus Christ et renvoient à deux réalités qui se complètent et dévoilent notre vie de baptisés.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Comme le Fils, nous sommes appelés à être serviteurs, c’est-à-dire que nous recevons tout du maître, de Dieu lui-même. Nous ne sommes pas le Salut du monde. Nous recevons par don de la grâce le Salut, comme un cadeau que le Père fait à ses serviteurs. Nul orgueil à avoir, nulle leçon à donner aux autres, le Salut est un don que nous recevons gratuitement et librement de la part de Dieu à travers le pardon des péchés et la vie éternelle donnés en la personne du Christ. Nous sommes non plus des esclaves du péché et de la mort mais des hommes libres qui recevons tout de la part de Dieu.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Mais en même temps, par ce baptême qui nous sauve, nous devenons signes du salut pour le monde, nous sommes «&nbsp;lumière pour les nations&nbsp;». Plus que de beaux discours ou de grandes déclarations, c’est notre vie elle-même, habitée par la lumière de Dieu, qui rend témoignage à l’amour de Dieu pour tous les hommes.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>II/ Peuple saint (1Co).</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Parce que nous sommes devenus serviteurs et lumière, Paul nous dit que, par le baptême, nous sommes aussi devenus un peuple de saints. Cette sainteté que nous avons reçue ne doit rien à nos mérites personnels. La sainteté, comme le salut, se reçoit comme un don gratuit de la part de Dieu lors de notre baptême. La sainteté de Dieu nous est transmise à travers le baptême du Christ, dans l’Esprit Saint, gratuitement et librement. Oui, nous sommes un peuple de saints, mais cela ne nous rend pas supérieurs, ni meilleurs que les autres. Cela nous invite simplement à vivre, dans la sainteté quotidienne, de la vie et de la sainteté même de Dieu. Cette sainteté nous consacre comme serviteurs et nous envoie porter la lumière de la Bonne Nouvelle du salut auprès du monde. Nous avons, dit Paul, à être signe de la grâce de Dieu et de sa paix, d’abord parce qu’elles résident en nous et ensuite parce que nous les rayonnons autour de nous.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>III/ Agneau de Dieu et Fils de Dieu. (Jn 1)</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Jean Baptiste nous explique alors, comment vivre de cette grâce reçue au baptême&nbsp;: Jésus Christ est le modèle de tout baptisé. Il est le chemin, un chemin de vie pour chaque baptisé. Il nous révèle la Vérité de tout baptisé&nbsp;: être fils de Dieu, conformé à l’agneau de Dieu.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Notre relation à Dieu devient une relation d’amour filial. Nous sommes ses fils et ses filles bien-aimés et nous avons à vivre dans cet amour sans crainte du jugement. Nous sommes aussi appelés à être des «&nbsp;agneaux&nbsp;», non pas des lions ou des serpents, pas des dragons ou censeurs, pas des fanatiques ou des juges, mais des agneaux. Etre agneau de Dieu, à la suite du Christ, c’est comme le serviteur d’Isaïe, être doux et humble de cœur, c’est donner sa vie par amour pour le monde, c’est se faire petit pour laisser la grâce du salut et de la sainteté se déployer en nous.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Les textes de ce jour nous donnent un programme ambitieux pour nous lancer dans le temps ordinaire&nbsp;: être serviteurs, lumière des nations, saints, fils de Dieu et agneau de Dieu.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Est-ce possible&nbsp;? Oui, dans l’humilité du cœur, avec la grâce de Dieu tout est possible dans la foi. Comment faire&nbsp;? Prendre le Christ, premier baptisé, comme modèle, comme chemin de vérité et de vie. Cela passe par la lecture des Ecritures et les sacrements. Est-ce que cela nous concerne tous&nbsp;? Oui, car nous avons été baptisés en Christ ou que nous souhaitons l’être. N’ayons pas peur et vivons pleinement la grâce reçue à notre baptême.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">P. Damien Stampers</p>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Margot Peigné</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    <dc:date>2026-01-09T11:21:37Z</dc:date>
    <dc:type>Document</dc:type>
    
    
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  <item rdf:about="https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/dimanche-11-janvier-2026-le-bapteme-du-seigneur">
    <title>Dimanche 11 janvier 2026 Le Baptême du Seigneur</title>
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    </description>
    
    <content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><strong>Première lecture (Is 42,&nbsp;1-4.6-7)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Ainsi parle le Seigneur : « Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu qui a toute ma faveur. J’ai fait reposer sur lui mon esprit ; aux nations, il proclamera le droit. Il ne criera pas, il ne haussera pas le ton, il ne fera pas entendre sa voix au-dehors. Il ne brisera pas le roseau qui fléchit, il n’éteindra pas la mèche qui faiblit, il proclamera le droit en vérité. Il ne faiblira pas, il ne fléchira pas, jusqu’à ce qu’il établisse le droit sur la terre, et que les îles lointaines aspirent à recevoir ses lois. Moi, le Seigneur, je t’ai appelé selon la justice ; je te saisis par la main, je te façonne, je fais de toi l’alliance du peuple, la lumière des nations : tu ouvriras les yeux des aveugles, tu feras sortir les captifs de leur prison, et, de leur cachot, ceux qui habitent les ténèbres. »</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Psaume (Ps&nbsp; 28 (29),&nbsp;1-2,&nbsp;3ac-4,&nbsp;3b.9c-10)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Rendez au Seigneur, vous, les dieux, rendez au Seigneur gloire et puissance. Rendez au Seigneur la gloire de son nom, adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté. La voix du Seigneur domine les eaux, le Seigneur domine la masse des eaux. Voix du Seigneur dans sa force, voix du Seigneur qui éblouit. Le Dieu de la gloire déchaîne le tonnerre, Et tous dans son temple s’écrient : « Gloire ! » Au déluge le Seigneur a siégé ; il siège, le Seigneur, il est roi pour toujours !&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Deuxième lecture (Ac 10,&nbsp;34-38)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">En ces jours-là, quand Pierre arriva à Césarée, chez un centurion de l’armée romaine, il prit la parole et dit : « En vérité, je le comprends, Dieu est impartial : il accueille, quelle que soit la nation, celui qui le craint et dont les œuvres sont justes. Telle est la parole qu’il a envoyée aux fils d’Israël, en leur annonçant la bonne nouvelle de la paix par Jésus Christ, lui qui est le Seigneur de tous. Vous savez ce qui s’est passé à travers tout le pays des Juifs, depuis les commencements en Galilée, après le baptême proclamé par Jean : Jésus de Nazareth, Dieu lui a donné l’onction d’Esprit Saint et de puissance. Là où il passait, il faisait le bien et guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable, car Dieu était avec lui. »</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Évangile (Mt 3,&nbsp;13-17)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Alors paraît Jésus. Il était venu de Galilée jusqu’au Jourdain auprès de Jean, pour être baptisé par lui. Jean voulait l’en empêcher et disait : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et c’est toi qui viens à moi ! » Mais Jésus lui répondit : « Laisse faire pour le moment, car il convient que nous accomplissions ainsi toute justice. » Alors Jean le laisse faire. Dès que Jésus fut baptisé, il remonta de l’eau, et voici que les cieux s’ouvrirent : il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et des cieux, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui je trouve ma joie. »</p>

<p style="text-align: justify;">– Acclamons la Parole de Dieu.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>La Théophanie de Jésus.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>La semaine dernière nous fêtions l’Epiphanie, la manifestation de Dieu comme petit enfant, faible et roi universel. Cette semaine, la fête du baptême du Seigneur, complète celle de l’Epiphanie en manifestant cette fois-ci la divinité de Jésus et non plus son humanité. Théophanie, cela signifie «&nbsp;manifestation, révélation&nbsp;de Dieu&nbsp;» et c’est bien de cela qu’il s’agit de célébrer aujourd’hui. Il nous adorer Dieu fait homme dans sa divinité qui se révèle à nos yeux.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>I/ «&nbsp;Jésus de Nazareth, Dieu l’a consacré par l’Esprit saint&nbsp;».</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Le récit du baptême de Jésus est une Théophanie car il nous révèle Jésus comme personne du Dieu trinitaire. A son baptême, la voix du Père et l’Esprit de Dieu révèlent Jésus comme le Fils bien-aimé. Jésus est pleinement homme et grâce à la fête de l’Epiphanie, nous avons découvert avec les Mages, que nous pouvions découvrir le visage de Dieu à travers le visage d’un homme. Mais Jésus est aussi pleinement Dieu, troisième personne du Dieu trinitaire, et c’est ce que nous manifeste le baptême qui clôt le temps liturgique de la Nativité. Il est porteur de «&nbsp;la paix&nbsp;» de Dieu nous disent les Actes, il est le signe de «&nbsp;l’amour&nbsp;» de Dieu nous dit l’évangile. Il est celui qui est rempli de la force de l’Esprit Saint. Il est celui qui fait le bien et guérit en chassant le mal. Jésus, nous disent les Actes, est le Christ, celui qui a été «&nbsp;oint&nbsp;», consacré, il est le Messie tant attendu, manifestation du salut de Dieu. Le récit du baptême de Jésus est là avant tout pour nous dire qui est Jésus, qui est cet homme de Galilée, le fils du charpentier&nbsp;: Il est Dieu, vrai Dieu né du vrai Dieu.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>II/ L’élection&nbsp;: Jésus le «&nbsp;serviteur&nbsp;» porteur du jugement.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>La divinité de Jésus est une radicale nouveauté, elle est scandale et folie. Mais la nouveauté réside dans la personne même de Jésus, pas dans son message. C’est ce que nous rappelle la 1ère lecture, celle du 1er chant du serviteur en Is 42. Jésus est l’élu, le Serviteur, le Messie de l’Ancien Testament. Jésus accomplit les Ecritures, il ne les supprime pas. Il est celui qui apporte «&nbsp;le jugement&nbsp;», terme repris trois fois dans notre passage d’Is 42. Jésus, Dieu fait homme, est le juge de la terre, l’accomplissement de l’Alliance unique de Dieu avec les hommes, la lumière des nations et d’Israël. Il est celui qui va ouvrir les yeux des aveugles, libérer les captifs, porter la joie au monde. Il est l’Arche de l’Alliance nous dit Isaïe. Il n’y a pas deux alliances, l’ancienne et la nouvelle, la première et la seconde, celle de juifs et celle des chrétiens, il n’y a qu’une alliance, celle que Dieu a fait avec l’homme et qui est accomplie et scellée en Jésus Christ.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>III/ Baptisés avec le Christ.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Le signe de cette Alliance accomplie, c’est le baptême de Jésus. Voilà pourquoi Jésus Christ doit être baptisé. Non parce qu’il est pécheur et a besoin de se convertir, mais bien pour être signe de l’Alliance, pour sceller en son baptême le lien indéfectible qui lie l’homme à Dieu. Au baptême, l’homme Jésus est reconnu Dieu, membre de la Trinité. Au baptême, Jésus, homme parmi les hommes, nous introduit dans le mystère de la divinité. Par Jésus baptisé, tout baptisé peut entendre cette voix qui dit qu’il est le Fils bien-aimé, en qui Dieu met tout son amour. Par le Baptême de Jésus, tout baptisé reçoit l’Esprit Saint qui vient reposer sur lui.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Adorer Dieu en son humanité et en sa divinité, c’est aussi reconnaître qui nous sommes et ce que nous sommes&nbsp;: des Fils bien-aimés, des serviteurs, des Messies, des porteurs de la Bonne Nouvelle. Cette fête que nous fêtons est notre fête qui nous introduit dans le mystère de Dieu et nous le rend intime à nous-mêmes. Savons-nous toujours être conscients de la grâce et de l’amour que nous avons reçu à notre baptême et savons-nous vraiment vivre de cet amour que nous avons reçu&nbsp;? Telle est la question qui nous est posée aujourd’hui.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">P. Damien Stampers</p>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Margot Peigné</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    <dc:date>2026-01-09T11:19:39Z</dc:date>
    <dc:type>Document</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/dimanche-4-janvier-2026-epiphanie-du-seigneur">
    <title>Dimanche 4 janvier 2026 : Épiphanie du Seigneur</title>
    <link>https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/dimanche-4-janvier-2026-epiphanie-du-seigneur</link>
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    </description>
    
    <content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><strong>Première lecture (Is 60,&nbsp;1-6)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Debout, Jérusalem, resplendis ! Elle est venue, ta lumière, et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi. Voici que les ténèbres couvrent la terre, et la nuée obscure couvre les peuples. Mais sur toi se lève le Seigneur, sur toi sa gloire apparaît. Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois, vers la clarté de ton aurore. Lève les yeux alentour, et regarde : tous, ils se rassemblent, ils viennent vers toi ; tes fils reviennent de loin, et tes filles sont portées sur la hanche. Alors tu verras, tu seras radieuse, ton cœur frémira et se dilatera. Les trésors d’au-delà des mers afflueront vers toi, vers toi viendront les richesses des nations. En grand nombre, des chameaux t’envahiront, de jeunes chameaux de Madiane et d’Épha. Tous les gens de Saba viendront, apportant l’or et l’encens ; ils annonceront les exploits du Seigneur.</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Psaume (Ps&nbsp; 71 (72),&nbsp;1-2,&nbsp;7-8,&nbsp;10-11,&nbsp;12-13)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Dieu, donne au roi tes pouvoirs, à ce fils de roi ta justice. Qu’il gouverne ton peuple avec justice, qu’il fasse droit aux malheureux ! En ces jours-là, fleurira la justice, grande paix jusqu’à la fin des lunes ! Qu’il domine de la mer à la mer, et du Fleuve jusqu’au bout de la terre ! Les rois de Tarsis et des Îles apporteront des présents. Les rois de Saba et de Seba feront leur offrande. Tous les rois se prosterneront devant lui, tous les pays le serviront. Il délivrera le pauvre qui appelle et le malheureux sans recours. Il aura souci du faible et du pauvre, du pauvre dont il sauve la vie.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Deuxième lecture (Ep 3,&nbsp;2-3a.5-6)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Frères, vous avez appris, je pense, en quoi consiste la grâce que Dieu m’a donnée pour vous : par révélation, il m’a fait connaître le mystère. Ce mystère n’avait pas été porté à la connaissance des hommes des générations passées, comme il a été révélé maintenant à ses saints Apôtres et aux prophètes, dans l’Esprit. Ce mystère, c’est que toutes les nations sont associées au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Évangile.</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Évangile (Mt 2,&nbsp;1-12)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.</p>

<p style="text-align: justify;">– Acclamons la Parole de Dieu.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Le mystère de l’Epiphanie.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Epiphanie, un mot grec qui signifie&nbsp;: manifestation, apparition. Aujourd’hui nous célébrons l’Epiphanie du Seigneur, la manifestation de Dieu. Pour les orthodoxes, c’est même le jour principal de la fête de la nativité. C’est le jour où Dieu se révèle à nous. Par ailleurs, dans la seconde lecture, Paul nous parle par trois fois de la manifestation de Dieu en Jésus comme d’un mystère. Quel est donc ce mystère qui se révèle devant nos yeux ébahis&nbsp;?</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>I/ Adorer Dieu dans un petit enfant&nbsp;!</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Ne nous y trompons pas, Noël est un scandale pour tout croyant. Noël abolit la séparation inscrite au cœur de toute religion entre le sacré et le profane. Cette barrière entre Dieu et l’homme, nous avons toujours tendance à la remettre et à la renforcer. Mais à Noël, Dieu se révèle sous les traits d’un enfant d’homme. Dieu tout-puissant, omniscient, intemporel, le très haut, le Saint, le Juste, se fait adorer en la personne d’un enfant, le créateur se manifeste sous les traits de la créature. Dieu n’est plus à chercher au ciel, sur les autels, dans les hauteurs qui nous sont inaccessibles, il est là au milieu de nous, l’un d’entre nous. Il ne faut pas lever les yeux mais les baisser pour pouvoir le contempler. Cela dérange et perturbe car on aime bien mettre Dieu à part, le considérer avec crainte et tremblement, le mettre sur les autels et loin de nous, car cela nous rassure et il est comme une ombre protectrice qui veille sur nous depuis le ciel. Pourtant, à Noël, Dieu se fait l’un de nous. Nous n’avons pas à le chercher dans un Temple ou un lieu sacré mais parmi les hommes. Avons-nous vraiment pris conscience de ce mystère de Noël&nbsp;?</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>II/ Adorer le tout puisant dans la faiblesse&nbsp;!</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Mais le scandale ne s’arrête pas là&nbsp;! Dieu se fait homme parmi les hommes, mais en plus il revêt les habits de la faiblesse et de la petitesse. Lui le tout puissant sa fait petit enfant et on peut le prendre dans ses bras. Nous aimons bien penser que Dieu est celui qui va résoudre tous nos problèmes d’un coup de baguette magique et avec Israël, nous attendons le roi de l’univers qui va établir un royaume de justice et de paix, punir les méchants et tout changer sur son passage. Où est la puissance du sauveur&nbsp;? Où est la Justice de Dieu&nbsp;? Le Très Haut se fait tout petit, le tout puissant se fait faiblesse. Voilà, un second mystère de l’Epiphanie, Dieu ne se manifeste pas comme on l’attendait. Comment un enfant va-t-il sauver le monde, vaincre la mort et le péché&nbsp;?</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>III/ Adorer l’universel dans le particulier&nbsp;!</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Mais le scandale ou le mystère de l’Epiphanie ne s’arrête pas là&nbsp;! Nous attendions et nous attendons, comme Israël, notre Dieu, celui qui viendra spécialement pour nous, le peuple élu, l’Eglise, l’assemblée des croyants. Et voilà qu’il se manifeste et est adoré par des étrangers, des mages, des gens qui n’ont pas notre foi et ne sont pas de notre race. Nous attendions un Dieu pour nous et voici qu’il se présente comme un Dieu pour tous&nbsp;! Ce sera le grand scandale que provoquera Jésus&nbsp;: il parlera et mangera avec les pécheurs et les étrangers, il ne respectera pas la séparation entre le sacré et le profane, il sera sauveur en acceptant la mort sur la croix&nbsp;!</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>La fête de l’Epiphanie est une fête déconcertante car elle bouscule nos idées toutes faites sur Dieu et sur le salut.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Ne nous y trompons pas&nbsp;: Dieu est bien le Tout Autre, le Tout Puissant, la Tête de l’Eglise, Notre Dieu&nbsp;; mais il demande de le rencontrer là où nous ne pensions pas le trouver. Car il est aussi le Tout Petit, le Tout Faible, l’enfant de la crèche, l’étranger, le mourant. Il est celui que nous devons voir se manifester dans nos frères les hommes, non pas en quelques-uns choisis ou élus, mais en tous les hommes. Il est celui qui par son incarnation nous fait accéder à la divinité. Il est celui qui par sa mort nous donne la vie. Voilà le mystère de Noël, voilà comment Dieu nous demande de l’adorer dans sa manifestation&nbsp;: comme un homme, petit et faible. Les mages ont su voir cela et nous le pouvons-nous&nbsp;?</strong></p>

<p style="text-align: justify;">P. Damien Stampers</p>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Margot Peigné</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    <dc:date>2026-01-09T11:17:28Z</dc:date>
    <dc:type>Document</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/simanche-de-la-sainte-famille-28-decembre-2025">
    <title>Dimanche de la Sainte Famille 28 décembre 2025</title>
    <link>https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/simanche-de-la-sainte-famille-28-decembre-2025</link>
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    <content:encoded><![CDATA[<p>Dimanche 28 décembre 2025 : La Sainte Famille.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p><em><strong>Première lecture (Si 3, 2-6.12-14)</strong></em></p>

<p>Le Seigneur glorifie le père dans ses enfants, il renforce l’autorité de la mère sur ses fils. Celui qui honore son père obtient le pardon de ses péchés, celui qui glorifie sa mère est comme celui qui amasse un trésor. Celui qui honore son père aura de la joie dans ses enfants, au jour de sa prière il sera exaucé. Celui qui glorifie son père verra de longs jours, celui qui obéit au Seigneur donne du réconfort à sa mère. Mon fils, soutiens ton père dans sa vieillesse, ne le chagrine pas pendant sa vie. Même si son esprit l’abandonne, sois indulgent, ne le méprise pas, toi qui es en pleine force. Car ta miséricorde envers ton père ne sera pas oubliée, et elle relèvera ta maison si elle est ruinée par le péché.</p>

<p>– Parole du Seigneur.</p>

<p><em><strong>Psaume (Ps 127 (128), 1-2, 3, 4-5)</strong></em></p>

<p>Heureux qui craint le Seigneur et marche selon ses voies ! Tu te nourriras du travail de tes mains : Heureux es-tu ! À toi, le bonheur ! Ta femme sera dans ta maison comme une vigne généreuse, et tes fils, autour de la table, comme des plants d’olivier. Voilà comment sera béni l’homme qui craint le Seigneur. De Sion, que le Seigneur te bénisse ! Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie.</p>

<p><em><strong>Deuxième lecture (Col 3, 12-21)</strong></em></p>

<p>Frères, puisque vous avez été choisis par Dieu, que vous êtes sanctifiés, aimés par lui, revêtez-vous de tendresse et de compassion, de bonté, d’humilité, de douceur et de patience. Supportez-vous les uns les autres, et pardonnez-vous mutuellement si vous avez des reproches à vous faire. Le Seigneur vous a pardonné : faites de même. Par-dessus tout cela, ayez l’amour, qui est le lien le plus parfait. Et que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ à laquelle vous avez été appelés, vous qui formez un seul corps. Vivez dans l’action de grâce. Que la parole du Christ habite en vous dans toute sa richesse ; instruisez-vous et reprenez-vous les uns les autres en toute sagesse ; par des psaumes, des hymnes et des chants inspirés, chantez à Dieu, dans vos cœurs, votre reconnaissance. Et tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus, en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père. Vous les femmes, soyez soumises à votre mari ; dans le Seigneur, c’est ce qui convient. Et vous les hommes, aimez votre femme, ne soyez pas désagréables avec elle. Vous les enfants, obéissez en toute chose à vos parents ; cela est beau dans le Seigneur. Et vous les parents, n’exaspérez pas vos enfants ; vous risqueriez de les décourager. – Parole du Seigneur.</p>

<p><em><strong>Évangile (Mt 2, 13-15.19-23)</strong></em></p>

<p>Après le départ des mages, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr. » Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère, et se retira en Égypte, où il resta jusqu’à la mort d’Hérode, pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : D’Égypte, j’ai appelé mon fils. Après la mort d’Hérode, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph en Égypte et lui dit : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et pars pour le pays d’Israël, car ils sont morts, ceux qui en voulaient à la vie de l’enfant. » Joseph se leva, prit l’enfant et sa mère, et il entra dans le pays d’Israël. Mais, apprenant qu’Arkélaüs régnait sur la Judée à la place de son père Hérode, il eut peur de s’y rendre. Averti en songe, il se retira dans la région de Galilée et vint habiter dans une ville appelée Nazareth, pour que soit accomplie la parole dite par les prophètes : Il sera appelé Nazaréen.</p>

<p>– Acclamons la Parole de Dieu.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p><em><strong>Luc ou Matthieu ?</strong></em></p>

<p>&nbsp;<strong>Cette année, c’est le texte de l’évangile de Matthieu qui nous sert de référence pour fêter la Sainte Famille. Mais la finale de cet évangile peut nous interroger. En effet, Matthieu nous dit que la sainte Famille ne vient habiter Nazareth qu’après la fuite en Egypte et d’ailleurs tout le début de son évangile se situe, semble-t-il, à Bethleem. Luc, au contraire, situe le début de son évangile à Nazareth, avec l’annonciation, et ensuite la naissance à Bethleem, puis un retour à Nazareth, sans passer par la fuite en Egypte</strong></p>

<p><strong>&nbsp;Les deux évangiles de l’enfance en Luc et Matthieu ne correspondent donc pas dans le récit des évènements et la localisation de la Sainte Famille. D’ailleurs, chacun des deux se focalise sur une figure particulière : Marie dans l’évangile de Luc et Joseph dans l’évangile de Matthieu. On les lit souvent ensemble, en oubliant qu’ils sont incompatibles dans leur chronologie et leur localisation. On pourrait donc se demander qui des deux a raison et lequel de ces deux évangiles dit la vérité ?</strong></p>

<p><strong>&nbsp;Raisonnant ainsi, nous passerions à côté de ce qui est semblable dans les deux évangiles de l’enfance en Matthieu et Luc, à savoir que leurs récit de l’enfance font office de rappel de l’Ancien Testament et établissent &nbsp;le lien entre Jésus et l’histoire du Salut racontée dans l’AT. Chacun des deux va en fait privilégier certaines parties de l’AT au dépens des autres mais les deux veulent nous dire la même chose : avec la naissance de Jésus s’accomplissent les promesses de l’AT. Il n’y a pas rupture entre l’AT et le NT, comme nous le faisons nous-mêmes souvent, mais bien continuité et accomplissement.</strong></p>

<p><strong>&nbsp;Luc va beaucoup insister sur la messianité de Jésus et le lien avec David. La naissance du Christ marque pour Luc l’accomplissement de l’attente d’un messie davidique, c’est-à-dire issu de la Maison de David. Pour cela il va utiliser, pour rédiger son évangile de l’enfance, le 1er livre de Samuel et le prophète Isaïe et son livret de l’Emmanuel.</strong></p>

<p><strong>&nbsp;Par contre Matthieu se situe dans une autre perspective. L’important pour lui est de marquer le lien de la naissance du Christ avec la Torah (la Loi) et spécialement l’Exode. La figure du peuple est centrale dans son évangile et c’est à l’histoire de ce peuple qu’il va se référer pour son évangile de l’enfance. Quel est l’évènement central de la vie du peuple d’Israël ? : C’est l’Exode, le salut donné par la libération de l’esclavage et de la mort.</strong></p>

<p><strong>&nbsp;Les songes de Joseph, époux de Marie, vont faire écho à ceux de Joseph, le patriarche, dont l’histoire nous est contée à la fin du livre de la Genèse. Les deux Joseph sont des justes et des sages, auxquels Dieu communique par le moyen de songe. Le Joseph de la Gn est celui qui fait descendre le peuple en Egypte, pour fuir la famine. Le Joseph du NT est celui qui fait sortir d’Egypte pour venir en Israël. Le second Joseph clôt le chapitre ouvert par le premier. L’Exode est marqué par le massacre des garçons hébreux par les égyptiens qui va provoquer la plainte du peule et la sortie d’Egypte. La mort des saints innocents dans l’évangile provoque la fuite en Egypte de la sainte Famille. L’évangile de l’enfance en Matthieu est une relecture de l’Exode et une préfiguration de ce qui va se jouer à la fin de l’évangile dans la mort et la résurrection du Christ.</strong></p>

<p><strong>&nbsp;Car les évangiles de l’enfance, autant chez Luc, que chez Matthieu, sont non seulement une relecture de l’AT et son accomplissement dans la naissance du Christ mais aussi une anticipation du mystère de la croix et du salut en Jésus par sa mort et sa résurrection.</strong></p>

<p><strong>&nbsp;Est-ce une coïncidence que se télescopent ainsi l’AT, les évangiles de l’enfance et la passion ? Non, car, en Jésus Christ, c’est bien une et une seule histoire du salut qui se déploie et autant Matthieu que Luc ont raison dans leur récit.</strong></p>

<p>P. Damien Stampers.</p>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Philippe Verrier</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    <dc:date>2026-01-09T11:13:54Z</dc:date>
    <dc:type>Document</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/jeudi-25-decembre-2025-messe-du-jour-de-noel">
    <title>Jeudi 25 décembre 2025 Messe du jour de Noël</title>
    <link>https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/jeudi-25-decembre-2025-messe-du-jour-de-noel</link>
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    </description>
    
    <content:encoded><![CDATA[<p>Messe du jour</p>

<p><em><strong>Première lecture (Is 52, 7-10)</strong></em></p>

<p>Comme ils sont beaux sur les montagnes, les pas du messager, celui qui annonce la paix, qui porte la bonne nouvelle, qui annonce le salut, et vient dire à Sion : « Il règne, ton Dieu ! » Écoutez la voix des guetteurs : ils élèvent la voix, tous ensemble ils crient de joie car, de leurs propres yeux, ils voient le Seigneur qui revient à Sion. Éclatez en cris de joie, vous, ruines de Jérusalem, car le Seigneur console son peuple, il rachète Jérusalem ! Le Seigneur a montré la sainteté de son bras aux yeux de toutes les nations. Tous les lointains de la terre ont vu le salut de notre Dieu.</p>

<p>– Parole du Seigneur.</p>

<p><em><strong>Psaume (97 (98), 1, 2-3ab, 3cd-4, 5-6)</strong></em></p>

<p>Chantez au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles ; par son bras très saint, par sa main puissante, il s’est assuré la victoire. Le Seigneur a fait connaître sa victoire et révélé sa justice aux nations ; il s’est rappelé sa fidélité, son amour, en faveur de la maison d’Israël. La terre tout entière a vu la victoire de notre Dieu. Acclamez le Seigneur, terre entière, sonnez, chantez, jouez ! Jouez pour le Seigneur sur la cithare, sur la cithare et tous les instruments ; au son de la trompette et du cor, acclamez votre roi, le Seigneur !</p>

<p><em><strong>Deuxième lecture (He 1, 1-6)</strong></em></p>

<p>À bien des reprises et de bien des manières, Dieu, dans le passé, a parlé à nos pères par les prophètes ; mais à la fin, en ces jours où nous sommes, il nous a parlé par son Fils qu’il a établi héritier de toutes choses et par qui il a créé les mondes. Rayonnement de la gloire de Dieu, expression parfaite de son être, le Fils, qui porte l’univers par sa parole puissante, après avoir accompli la purification des péchés, s’est assis à la droite de la Majesté divine dans les hauteurs des cieux ; et il est devenu bien supérieur aux anges, dans la mesure même où il a reçu en héritage un nom si différent du leur. En effet, Dieu déclara-t-il jamais à un ange : Tu es mon Fils, moi, aujourd’hui, je t’ai engendré ? Ou bien encore : Moi, je serai pour lui un père, et lui sera pour moi un fils ? À l’inverse, au moment d’introduire le Premier-né dans le monde à venir, il dit : Que se prosternent devant lui tous les anges de Dieu.</p>

<p>– Parole du Seigneur.</p>

<p><em><strong>Évangile (Jn 1, 1-18)</strong></em></p>

<p>Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. C’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée. Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean. Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière. Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom. Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu. Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. Jean le Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « C’est de lui que j’ai dit : Celui qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. » Tous, nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce ; car la Loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ. Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, lui qui est Dieu, lui qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître.</p>

<p>– Acclamons la Parole de Dieu.</p>

<p><u><strong>Noël comme nouvelle création.</strong></u></p>

<p>Les textes du jour de Noël ne sont plus une relecture du livret de l’Emmanuel à travers sa réalisation dans le récit de la nativité en Luc. Les textes de ce jour nous parlent de ce qui est au cœur de ce mystère, le mystère de la création à travers l’incarnation.</p>

<p>La lecture d’Isaïe qui est proposée, ne vient plus du 1er Isaïe (Is 1-39), mais du 2nd (Is 40-55), c’est le chapitre 52 qui parle, chante et célèbre le salut que Dieu va faire advenir. La deuxième partie de ce livre est parcourue et rythmée par des hymnes de joie à l’annonce de l’avènement de ce salut : « Éclatez en cris de joie, vous, ruines de Jérusalem, car le Seigneur console son peuple, il rachète Jérusalem ! » Il reprend le thème de la consolation, qui ouvre le second Isaïe (Is 40) et que nous avions le deuxième dimanche de l’Avent. Il développe le thème de la rédemption</p>

<p>(le rachat) qui se trouvait dans les chants du serviteur et se réalise dans le 4ème chant en Is 52-53.</p>

<p>Le second Isaïe nous dit que Dieu est sauveur. Mais Dieu ne se contente pas de sauver et de nous abandonner ensuite. Il crée de nouveau. Le 3ème Isaïe est parcouru par ce thème de la nouvelle création. Dieu va faire advenir une création nouvelle, débarrassée du péché et de la mort, de l’injustice et de l’esclavage, de la guerre et de l’oppression.</p>

<p>Ce thème de la nouvelle création est celui que reprend saint Jean dans son prologue pour nous parler de Noël et de l’incarnation.</p>

<p>Le prologue de Jean commence par les premières paroles du livre de la Genèse : « Au commencement ». Ce texte de Gn 1,1 est le même texte qui ouvrira les lectures de la Vigile Pascale. A Noël, comme à Pâques s’accomplissent les Ecritures, nait une nouvelle création : « à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom. Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu ».</p>

<p>Le mystère de Noël, c’est bien de redevenir des enfants, des enfants de Dieu. Il s’agit de renaître avec le Christ dans la foi. Jean nous dit que c’est la foi en Christ (« ceux qui l’ont reçus ») qui nous fait entrer dans cette nouvelle création.</p>

<p>Cette nouvelle création c’est bien à nous de la faire advenir dans notre</p>

<p>. Cette nouvelle création c’est bien à nous de la faire advenir dans notre monde et d’en être témoin.</p>

<p>A Noël, nous accueillons un enfant pour redevenir à notre tour des enfants, des enfants de Dieu, témoins de l’amour de Dieu pour l’humanité.</p>

<p>Damien Stampers</p>

<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Philippe Verrier</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    <dc:date>2025-12-24T13:52:58Z</dc:date>
    <dc:type>Document</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/mercredi-24-decembre-2025-nuit-de-noel">
    <title>Mercredi 24 décembre 2025  Nuit de Noël</title>
    <link>https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/mercredi-24-decembre-2025-nuit-de-noel</link>
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    </description>
    
    <content:encoded><![CDATA[<p>Mercredi 25 décembre 2025 : Nativité du Seigneur.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>MESSE DE LA NUIT</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Première lecture (Is 9, 1-6)</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi. Tu as prodigué la joie, tu as fait grandir l’allégresse : ils se réjouissent devant toi, comme on se réjouit de la moisson, comme on exulte au partage du butin. Car le joug qui pesait sur lui, la barre qui meurtrissait son épaule, le bâton du tyran, tu les as brisés comme au jour de Madiane. Et les bottes qui frappaient le sol, et les manteaux couverts de sang, les voilà tous brûlés : le feu les a dévorés. Oui, un enfant nous est né, un fils nous a été donné ! Sur son épaule est le signe du pouvoir ; son nom est proclamé : « Conseiller-merveilleux, Dieu-Fort, Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix. » Et le pouvoir s’étendra, et la paix sera sans fin pour le trône de David et pour son règne qu’il établira, qu’il affermira sur le droit et la justice dès maintenant et pour toujours. Il fera cela, l’amour jaloux du Seigneur de l’univers ! – Parole du Seigneur.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Psaume (Ps 95 (96), 1-2a, 2b-3, 11-12a, 12b-13a, 13bc)</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Chantez au Seigneur un chant nouveau, chantez au Seigneur, terre entière, chantez au Seigneur et bénissez son nom ! De jour en jour, proclamez son salut, racontez à tous les peuples sa gloire, à toutes les nations ses merveilles ! Joie au ciel ! Exulte la terre ! Les masses de la mer mugissent, la campagne tout entière est en fête. Les arbres des forêts dansent de joie devant la face du Seigneur, car il vient, car il vient pour juger la terre. Il jugera le monde avec justice et les peuples selon sa vérité.</p>

<p>Deuxième lecture (Tt 2, 11-14)</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Bien-aimé, la grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes. Elle nous apprend à renoncer à l’impiété et aux convoitises de ce monde, et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable, avec justice et piété, attendant que se réalise la bienheureuse espérance : la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ. Car il s’est donné pour nous afin de nous racheter de toutes nos fautes, et de nous purifier pour faire de nous son peuple, un peuple ardent à faire le bien.</p>

<p>– Parole du Seigneur.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Évangile (Lc 2, 1-14)</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre – ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine. Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth, vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem. Il était en effet de la maison et de la lignée de David. Il venait se faire recenser avec Marie, qui lui avait été accordée en mariage et qui était enceinte. Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter fut accompli. Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune. Dans la même région, il y avait des bergers qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. L’ange du Seigneur se présenta devant eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte. Alors l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. » – Acclamons la Parole de Dieu.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>Noël : Manifestation de la tendresse de Dieu.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>« Aujourd’hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le messie, le Seigneur. » Nous qui sommes familiers de l’AT, nous avons tout de suite reconnu dans cette annonce la figure de l’Emmanuel du livre d’Isaïe. Nous savons qu’il s’agit du troisième Emmanuel, le messie davidique qui vient sauver et restaurer son peuple dans la paix et la justice. C’est d’ailleurs le texte de la première lecture, Is 9, qui ouvre la liturgie de la Parole de ce soir. Mais comment comprendre ce message de Noël, à la lumière de l’Emmanuel, du Dieu avec nous de l’AT ?</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>I/ Ne craignez pas !</p>

<p>« Ne craignez pas. » c’est ainsi que commence le message de l’ange. Avons-nous un motif d’avoir peur ? De quoi faut-il avoir peur ?</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>L’homme est rempli de peurs, depuis son enfance jusqu’à la fin de sa vie : la peur du noir, la peur de l’avenir, la peur du quotidien, la peur de ne pas trouver du travail, d’avoir faim et soif, de ne pas savoir comment payer ses factures, la peur de la solitude, de la mort, de la maladie, de l’abandon, de la guerre. Les motifs sont nombreux. A l’époque d’Isaïe, la peur était de ne plus retrouver la liberté, un pays, une terre qui soit à nous. A l’époque de Jésus, c’est la peur de l’occupant romain. La peur nait d’un sentiment d’insécurité et de ne pas savoir où l’on va et où l’on est. La peur vient de tout ce qui nous surprend et nous dépasse, de l’autre qui est différent de nous. La peur engendre la guerre, la violence, le racisme, le repli sur soi, l’égoïsme. La peur est bien trop souvent au cœur de la vie de l’homme. Les bergers ont peur d’une grande lumière qui les enveloppe, c’est la peur face à une manifestation de Dieu, le Dieu tout puissant, créateur du ciel et de la terre. Mais pourquoi avoir peur de la lumière ?</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>II/ Une grande joie pour tout le peuple.</p>

<p>La joie de Noël vient au cœur des ténèbres et de la nuit, elle nous surprend et pour l’accueillir il faut surmonter sa peur. Aller au-delà de sa peur, c’est accueillir les dons que Dieu nous donne en son Messie, en son fils. C’est Isaïe qui parle le mieux de ces dons : la lumière, la joie, la paix, la justice, l’amour. Saint Paul ajoute le bonheur et le pardon. Voilà les fruits de Noël, les cadeaux que Dieu nous donne à Noël, sommes-nous capables de les accueillir et de les déballer ou aurions-nous préféré un autre cadeau ?</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>III/ Un enfant, signe de la tendresse de Dieu.</p>

<p>A Noël, le plus beau des cadeaux, c’est l’enfant lui-même qui se présente à nous. Un enfant dans sa nudité, sa pauvreté, sa fragilité, un enfant qui nous tend les bras. Cet enfant Dieu est le signe de la tendresse de Dieu. C’est le grand mystère de l’incarnation, Dieu tout-puissant se fait petit et faible, il vient se blottir au creux de nos bras, se nicher contre notre épaule. Il nous invite à ouvrir notre cœur blessé, blasé ou effrayé à la tendresse et à l’amour.</p>

<p>Qui a peur d’un petit enfant ? Qui peut avoir peur de Dieu qui vient se mettre dans nos mains, comme il le fait à chaque eucharistie sous la forme du pain. Dieu est Tout Puissant, il est paix et justice, il est salut, mais aujourd’hui Il se présente à nous sous le signe de la tendresse pour nous inviter à savoir aimer et être aimé, à ne pas avoir peur de lui, de l’autre, de l’amour et de la tendresse qui nous sont offerts et qui viennent demeurer au fond de notre cœur.</p>

<p>Accueillons ce soir, le cadeau de Dieu, accueillons sa tendresse et sa paix et sachons partager ce cadeau autour de nous.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>P. Damien Stampers</p>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Philippe Verrier</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    <dc:date>2025-12-24T13:46:16Z</dc:date>
    <dc:type>Document</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/dimanche-21-decembre-2025-4eme-de-lavent">
    <title>Dimanche 21 décembre 2025 : 4ème de l'Avent</title>
    <link>https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/dimanche-21-decembre-2025-4eme-de-lavent</link>
    <description>
        
    </description>
    
    <content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><strong>Première lecture (Is 7,&nbsp;10-16)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">En ces jours-là, le Seigneur parla ainsi au roi Acaz : « Demande pour toi un signe de la part du Seigneur ton Dieu, au fond du séjour des morts ou sur les sommets, là-haut. » Acaz répondit : « Non, je n’en demanderai pas, je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve. » Isaïe dit alors : « Écoutez, maison de David ! Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes : il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu ! C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel (c’est-à-dire : Dieu-avec-nous). De crème et de miel il se nourrira, jusqu’à ce qu’il sache rejeter le mal et choisir le bien. Avant que cet enfant sache rejeter le mal et choisir le bien, la terre dont les deux rois te font trembler sera laissée à l’abandon. »</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong><em>Psaume (Ps 23 (24),&nbsp;1-2,&nbsp;3-4ab,&nbsp;5-6)</em></strong></p>

<p style="text-align: justify;">Au Seigneur, le monde et sa richesse, la terre et tous ses habitants ! C’est lui qui l’a fondée sur les mers et la garde inébranlable sur les flots. Qui peut gravir la montagne du Seigneur et se tenir dans le lieu saint ? L’homme au cœur pur, aux mains innocentes, qui ne livre pas son âme aux idoles. Il obtient, du Seigneur, la bénédiction, et de Dieu son Sauveur, la justice. Voici le peuple de ceux qui le cherchent ! Voici Jacob qui recherche ta face !&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Deuxième lecture (Rm 1,&nbsp;1-7)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Paul, serviteur du Christ Jésus, appelé à être Apôtre, mis à part pour l’Évangile de Dieu, à tous les bien-aimés de Dieu qui sont à Rome. Cet Évangile, que Dieu avait promis d’avance par ses prophètes dans les saintes Écritures, concerne son Fils qui, selon la chair, est né de la descendance de David et, selon l’Esprit de sainteté, a été établi dans sa puissance de Fils de Dieu par sa résurrection d’entre les morts, lui, Jésus Christ, notre Seigneur. Pour que son nom soit reconnu, nous avons reçu par lui grâce et mission d’Apôtre, afin d’amener à l’obéissance de la foi toutes les nations païennes, dont vous faites partie, vous aussi que Jésus Christ a appelés. À vous qui êtes appelés à être saints, la grâce et la paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ.</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Évangile (Mt 1,&nbsp;18-24)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous ». Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse. – Acclamons la Parole de Dieu.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Dieu, toujours avec nous.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>«&nbsp;Paul, mis à part pour annoncer l’Evangile de Dieu. Cet Evangile concerne son Fils, qui selon la chair est né de la descendance de David, et selon l’Esprit de sainteté, par sa résurrection, a été établi notre Seigneur.&nbsp;»</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Paul, au début de sa lettre aux Romains, nous invite, par deux fois, à annoncer la Bonne Nouvelle (évangile en grec). Cette Bonne Nouvelle, nous dit-il, est celle du Fils de Dieu, né de la race de David, l’Emmanuel, Dieu avec nous. Jésus est bien signe de la présence de Dieu parmi nous. Il est signe visible et charnel de cette présence active et prévenante de Dieu pour chacun de nous en Jésus. On pourrait penser, à tort, que Dieu Emmanuel commence avec Jésus. Il y aurait un avant et un après Jésus. Avant, ce n’est pas très intéressant car Jésus n’est pas là, Dieu n’est pas vraiment avec nous. Mais après, avec l’incarnation, Dieu est vraiment là avec nous. En raisonnant ainsi nous tombons dans le piège de la chair et nous passons à côté de l’Esprit de sainteté dont parle Paul.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>I/ Le livret de l’Emmanuel (Is 7-11)</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>L’Emmanuel, Dieu avec nous, nous vient de l’AT et plus spécialement des chapitres 7 à 11 du livre d’Isaïe, appelés par les biblistes «&nbsp;Le livret de l’Emmanuel&nbsp;». Cet Emmanuel est déjà le signe de la présence de Dieu auprès de son peuple, quelle que soit la situation difficile où celui-ci se trouve. Il prend d’ailleurs plusieurs visages&nbsp;:</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Le premier visage de l’Emmanuel en Isaïe, c’est le visage d’un roi en Is 7. C’est le texte de notre première lecture, repris dans l’évangile. Ce roi, issu de la lignée de David, comme Joseph et Jésus, se nomme Ezéchias et il sera capable de choisir le bien et rejeter le mal, au moment des invasions de Sennachérib, roi d’Assyrie. Il est le signe de la présence de Dieu auprès de son peuple au moment de la guerre entre Juda d’un côté, et Israël et la Syrie, de l’autre.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Ezéchias, paradoxalement, est un signe offert par Dieu et non demandé. En effet, Acaz, qui pense qu’il est celui qui commande à Dieu, vient de sacrifier son fils et de le tuer pour s’attirer les faveurs de Dieu. Pourtant, le signe de Dieu ne sera pas la mort. Le signe sera la naissance d’un enfant et non la mise à mort d’un fils. Dieu est présent dans la vie de tout être vivant.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Le deuxième visage de l’Emmanuel apparaît au chapitre 8. C’est le visage d’un prophète, «&nbsp;fils&nbsp;» d’Isaïe, qui sera signe de la présence de Dieu au moment de la déportation et de l’Exil. Par sa Parole, jour après jour, Dieu se rend présent à nous depuis toujours. Comme nous le dira l’évangile de Jean, le jour de Noël, la Parole, le Verbe est bien là depuis l’origine, le commencement. La Parole n’est pas arrivée il y a 2000 ans, elle est là à la création même du monde&nbsp;: «&nbsp;Au commencement était le verbe, et le verbe était Dieu.&nbsp;». La Parole, présence de Dieu, accompagne l’homme au désert, elle est présente chez les prophètes, elle s’accomplit en Jésus. Elle a toujours été là et sera toujours là, si nous prenons le temps de la lire et de l’écouter.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Le chapitre 11, nous donne à voir un troisième visage de l’Emmanuel. C’est le visage d’un Messie davidique qui libérera le peuple en esclavage à Babylone et établira un royaume de justice et de paix sur la terre promise. Dieu est le Dieu de l’espérance qui accompagne chaque homme. Le salut comme libération de l’esclavage de la mort et du péché est une réalité qui est vraie pour chaque génération. Le salut n’est pas daté, il est présent en Dieu depuis toujours. Jésus, le Seigneur sauve, se retrouve en Josué, le Jésus qui fait entrer dans la terre promise et ouvre les eaux du Jourdain. Jésus, le Seigneur sauve, se retrouve dans le nom de Josias, le roi qui nous donne le Deutéronome, la deuxième loi qui est celle de l’amour du prochain. Dieu sauveur est là présent tout au long de l’histoire sainte et il est là présent aujourd’hui parmi nous.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Roi, Prophète, Messie, voilà les visages de l’Emmanuel dans l’AT, voilà les visages de cet enfant qui va naître à Noël et qui sera Jésus Emmanuel, Dieu avec nous, Dieu sauveur. Dieu hier, aujourd’hui et demain. La présence de Dieu, Dieu avec nous, n’est pas d’un jour, mais c’est bien une présence éternelle et universelle, qui va s’incarner dans le singulier et le particulier d’un temps et d’un peuple, pour signifier qu’il est avec nous depuis toujours et pour toujours, ici comme ailleurs.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">P. Damien Stampers</p>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Margot Peigné</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    <dc:date>2025-12-04T15:40:39Z</dc:date>
    <dc:type>Document</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/dimanche-14-decembre-2025-3eme-de-lavent">
    <title>Dimanche 14 décembre 2025 : 3ème de l'Avent</title>
    <link>https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/dimanche-14-decembre-2025-3eme-de-lavent</link>
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    </description>
    
    <content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><strong>Première lecture (Is 35,&nbsp;1-6a.10)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Le désert et la terre de la soif, qu’ils se réjouissent ! Le pays aride, qu’il exulte et fleurisse comme la rose, qu’il se couvre de fleurs des champs, qu’il exulte et crie de joie ! La gloire du Liban lui est donnée, la splendeur du Carmel et du Sarone. On verra la gloire du Seigneur, la splendeur de notre Dieu. Fortifiez les mains défaillantes, affermissez les genoux qui fléchissent, dites aux gens qui s’affolent : « Soyez forts, ne craignez pas. Voici votre Dieu : c’est la vengeance qui vient, la revanche de Dieu. Il vient lui-même et va vous sauver. » Alors se dessilleront les yeux des aveugles, et s’ouvriront les oreilles des sourds. Alors le boiteux bondira comme un cerf, et la bouche du muet criera de joie. Ceux qu’a libérés le Seigneur reviennent, ils entrent dans Sion avec des cris de fête, couronnés de l’éternelle joie. Allégresse et joie les rejoindront, douleur et plainte s’enfuient.</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Psaume (Ps 145 (146),&nbsp;7,&nbsp;8,&nbsp;9ab.10a)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Le Seigneur fait justice aux opprimés, aux affamés, il donne le pain, le Seigneur délie les enchaînés. Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles, le Seigneur redresse les accablés, le Seigneur aime les justes. Le Seigneur protège l’étranger, il soutient la veuve et l’orphelin. D’âge en âge, le Seigneur régnera.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Deuxième lecture (Jc 5,&nbsp;7-10)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Frères, en attendant la venue du Seigneur, prenez patience. Voyez le cultivateur : il attend les fruits précieux de la terre avec patience, jusqu’à ce qu’il ait fait la récolte précoce et la récolte tardive. Prenez patience, vous aussi, et tenez ferme car la venue du Seigneur est proche. Frères, ne gémissez pas les uns contre les autres, ainsi vous ne serez pas jugés. Voyez : le Juge est à notre porte. Frères, prenez pour modèles d’endurance et de patience les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur.</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Évangile (Mt 11,&nbsp;2-11)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">En ce temps-là, Jean le Baptiste entendit parler, dans sa prison, des œuvres réalisées par le Christ. Il lui envoya ses disciples et, par eux, lui demanda : « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? » Jésus leur répondit : « Allez annoncer à Jean ce que vous entendez et voyez : Les aveugles retrouvent la vue, et les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, et les sourds entendent, les morts ressuscitent, et les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle. Heureux celui pour qui je ne suis pas une occasion de chute ! » Tandis que les envoyés de Jean s’en allaient, Jésus se mit à dire aux foules à propos de Jean : « Qu’êtes-vous allés regarder au désert ? un roseau agité par le vent ? Alors, qu’êtes-vous donc allés voir ? un homme habillé de façon raffinée ? Mais ceux qui portent de tels vêtements vivent dans les palais des rois. Alors, qu’êtes-vous allés voir ? un prophète ? Oui, je vous le dis, et bien plus qu’un prophète. C’est de lui qu’il est écrit : Voici que j’envoie mon messager en avant de toi, pour préparer le chemin devant toi. Amen, je vous le dis : Parmi ceux qui sont nés d’une femme, personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste ; et cependant le plus petit dans le royaume des Cieux est plus grand que lui. » – Acclamons la Parole de Dieu.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Joie, Patience et Voir.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>La semaine dernière Jean le Baptiste nous invitait à la conversion et à produire du fruit. Cette semaine, les textes de ce 3ème dimanche de l’Avent nous invitent à voir le fruit le plus beau que doit produire en nous le mystère de Noël, le mystère de Dieu avec nous&nbsp;: la joie.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>I/ La joie&nbsp;?</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Se réjouir, exulter, crier de joie, être dans l’allégresse, le texte d’Is 35 ne manque pas d’insister lourdement sur l’appel à la joie que doit susciter en nous la venue du Sauveur, du rédempteur, de Dieu avec nous, l’Emmanuel. Mais, a-t-on tant de motifs de se réjouir&nbsp;? Tout va mal, la guerre, les abus, la crise énergétique, l’inflation, la politique. C’est la crise et pas de sauveur à l’horizon&nbsp;! Quand le prophète Isaïe écrit, la situation n’est guère meilleure&nbsp;: temps de guerre et d’incertitudes, interrogations sur ce qu’il faut faire pour éviter le chaos, injustice sociale et perte de repères. Le prophète ne s’adresse pas à des gens pour qui tout va bien, mais plutôt à des gens qui s’affolent. Pourtant il leur dit au nom de Dieu&nbsp;: «&nbsp;Prenez courage, ne craignez pas. Voici votre Dieu… Il vient lui-même et vient vous sauver.&nbsp;» Il ne faut pas s’étonner que le message des prophètes ait été mal reçu, il va à l’encontre de tout bon sens et de toute logique, il est utopique et certains pensent qu’il trompe les gens par des promesses illusoires. La foi dans le sauveur n’est-elle pas qu’une illusion&nbsp;? Tant de voix continuent de nous le dire aujourd’hui.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>II/ La patience&nbsp;!</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Saint Jacques donne une première réponse à ces critiques&nbsp;: «&nbsp;ayez de la patience.&nbsp;» Ce mot résonne étrangement dans un monde où l’on va vite et où l’on veut tout et tout de suite. Le moindre évènement insignifiant se transforme en buzz et suscite indignation et critique. La moindre proposition est aussitôt rejetée et vilipendée. Nous ne sommes pas un monde où la patience est reine, nous sommes dans l’instantané et l’immédiat. Pourtant saint Jacques n’a pas tort de dire qu’il faut le temps des semailles, le temps de la pousse, le temps des récoltes. Pour que la terre produise son fruit, il faut du temps&nbsp;: Rome ne s’est pas bâtie en un jour, le royaume de Dieu non plus. Les prophètes, dit Jacques, ont parlé pendant 5 siècles à un peuple qui n’écoutait pas et qui ne voyait pas, pourtant ils ont eu la patience et l’endurance de continuer à prêcher la bonne nouvelle du salut envers et contre tout. Nous aussi, nous avons besoin d’être patient et dans la joie.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>III/ La vision.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>La joie vient de la vision de ce monde en devenir, de ce royaume en construction, de cette foi que Dieu est à l’œuvre en ce monde et que le salut est déjà là, même si il échappe à nos yeux. Comme le cultivateur qui voit dans les petites pousses de l’hiver la promesse d’une future récolte, nous aussi nous avons des signes qui nous sont donnés. Les signes, un homme mal habillé dans le désert, un enfant dans une crèche, des aveugles qui voient, des sourds qui entendent, des morts qui ressuscitent. Tout cela est autour de nous mais nous ne le voyons pas, nous ne le comprenons pas, nous préférons gémir et nous lamenter. Les signes sont là encore aujourd’hui et le monde va mieux aujourd’hui qu’hier, mais pour cela il faut ouvrir ses yeux et son cœur. Il faut sortir de soi-même et s’ouvrir à l’autre, non pas pour juger et condamner comme nous le rappelle saint Jacques, mais pour nous réjouir de ce qui est beau et magnifique autour de nous. Cela devrait être la démarche de chacun de nous en ce temps de l’Avent pour accueillir la joie de Noël et réaliser pleinement ce qui se passe quand Dieu vient à nous en se faisant homme et en partageant avec nous notre condition humaine pour la changer et nous faire grandir. C’est une merveille qui devrait nous emplir de joie et d’exultation.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">P. Damien Stampers</p>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Margot Peigné</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    <dc:date>2025-12-04T15:36:54Z</dc:date>
    <dc:type>Document</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/dimanche-7-decembre-2025-2eme-dimanche-de-lavent">
    <title>Dimanche 7 décembre 2025 : 2ème Dimanche de l'Avent</title>
    <link>https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/dimanche-7-decembre-2025-2eme-dimanche-de-lavent</link>
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    </description>
    
    <content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><strong>Première lecture (Is 11,&nbsp;1-10)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">En ce jour-là, un rameau sortira de la souche de Jessé, père de David, un rejeton jaillira de ses racines. Sur lui reposera l’esprit du Seigneur : esprit de sagesse et de discernement, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur – qui lui inspirera la crainte du Seigneur. Il ne jugera pas sur l’apparence ; il ne se prononcera pas sur des rumeurs. Il jugera les petits avec justice ; avec droiture, il se prononcera en faveur des humbles du pays. Du bâton de sa parole, il frappera le pays ; du souffle de ses lèvres, il fera mourir le méchant. La justice est la ceinture de ses hanches ; la fidélité est la ceinture de ses reins. Le loup habitera avec l’agneau, le léopard se couchera près du chevreau, le veau et le lionceau seront nourris ensemble, un petit garçon les conduira. La vache et l’ourse auront même pâture, leurs petits auront même gîte. Le lion, comme le bœuf, mangera du fourrage. Le nourrisson s’amusera sur le nid du cobra ; sur le trou de la vipère, l’enfant étendra la main. Il n’y aura plus de mal ni de corruption sur toute ma montagne sainte ; car la connaissance du Seigneur remplira le pays comme les eaux recouvrent le fond de la mer. Ce jour-là, la racine de Jessé sera dressée comme un étendard pour les peuples, les nations la chercheront, et la gloire sera sa demeure.</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Psaume (Ps 71 (72),&nbsp;1-2,&nbsp;7-8,&nbsp;12-13,&nbsp;17)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Dieu, donne au roi tes pouvoirs, à ce fils de roi ta justice. Qu’il gouverne ton peuple avec justice, qu’il fasse droit aux malheureux ! En ces jours-là, fleurira la justice, grande paix jusqu’à la fin des lunes ! Qu’il domine de la mer à la mer, et du Fleuve jusqu’au bout de la terre ! Il délivrera le pauvre qui appelle et le malheureux sans recours. Il aura souci du faible et du pauvre, du pauvre dont il sauve la vie. Que son nom dure toujours ; sous le soleil, que subsiste son nom ! En lui, que soient bénies toutes les familles de la terre ; que tous les pays le disent bienheureux !&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Deuxième lecture (Rm 15,&nbsp;4-9)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Frères, tout ce qui a été écrit à l'avance dans les livres saints l’a été pour nous instruire, afin que, grâce à la persévérance et au réconfort des Écritures, nous ayons l’espérance. Que le Dieu de la persévérance et du réconfort vous donne d’être d’accord les uns avec les autres selon le Christ Jésus. Ainsi, d’un même cœur, d’une seule voix, vous rendrez gloire à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ. Accueillez-vous donc les uns les autres, comme le Christ vous a accueillis pour la gloire de Dieu. Car je vous le déclare : le Christ s’est fait le serviteur des Juifs, en raison de la fidélité de Dieu, pour réaliser les promesses faites à nos pères ; quant aux nations, c'est en raison de sa miséricorde qu'elles rendent gloire à Dieu, comme le dit l’Écriture : C’est pourquoi je proclamerai ta louange parmi les nations, je chanterai ton nom.</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Évangile (Mt 3,&nbsp;1-12)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">En ces jours-là, paraît Jean le Baptiste, qui proclame dans le désert de Judée : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. » Jean est celui que désignait la parole prononcée par le prophète Isaïe : Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. Lui, Jean, portait un vêtement de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour des reins ; il avait pour nourriture des sauterelles et du miel sauvage. Alors Jérusalem, toute la Judée et toute la région du Jourdain se rendaient auprès de lui, et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain en reconnaissant leurs péchés. Voyant beaucoup de pharisiens et de sadducéens se présenter à son baptême, il leur dit : « Engeance de vipères ! Qui vous a appris à fuir la colère qui vient ? Produisez donc un fruit digne de la conversion. N’allez pas dire en vous-mêmes : ‘Nous avons Abraham pour père’ ; car, je vous le dis : des pierres que voici, Dieu peut faire surgir des enfants à Abraham. Déjà la cognée se trouve à la racine des arbres : tout arbre qui ne produit pas de bons fruits va être coupé et jeté au feu. Moi, je vous baptise dans l’eau, en vue de la conversion. Mais celui qui vient derrière moi est plus fort que moi, et je ne suis pas digne de lui retirer ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. Il tient dans sa main la pelle à vanner, il va nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera son grain dans le grenier ; quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. »</p>

<p style="text-align: justify;">– Acclamons la Parole de Dieu.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Le baptême de conversion.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>L’évangile de ce jour nous parle de baptême, le baptême de conversion de Jean le Baptiste. Ce baptême de conversion qui marque le temps de l’Avent est celui qui prépare le baptême dans la mort et la résurrection du Christ qui sera célébré à Pâques. Le baptême de Jean prépare la venue du Seigneur, il aplanit le chemin et doit produire des fruits.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Mais, quels sont donc ces fruits que nous devons produire dans ce temps de l’Avent&nbsp;?</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>I/ Se tourner vers le Seigneur.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>En hébreu, le mot «&nbsp;conversion&nbsp;» n’existe pas. On utilise une racine du verbe sûb qui signifie «&nbsp;faire demi-tour&nbsp;», «&nbsp;se retourner&nbsp;», «&nbsp;revenir&nbsp;». Se convertir est une action positive qui signifie donc revenir vers Dieu. C’est ce que font ceux qui viennent recevoir le baptême de Jean Baptiste&nbsp;: ils se détournent de leur ancienne vie et ils reviennent vers Dieu. Le temps de l’Avent, comme le temps du carême, est un temps de retour à Dieu, un temps de conversion. Est-ce que nous allons prendre le temps de faire ce retour à Dieu pendant ces 4 semaines de l’Avent&nbsp;?</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Comment, pourriez-vous me répondre&nbsp;?</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Tout simplement en écoutant ce que vous dit Paul dans la seconde lecture&nbsp;: en lisant les livres saints qui sont là pour nous instruire, en nous mettant à la lecture de l’Ecriture qui est là pour nous donner espérance, persévérance et courage (Parfois il en faut pour se lancer dans la Bible&nbsp;!). La Parole de Dieu est là pour nous instruire dit Paul, pour ouvrir nos yeux d’aveugles et nos oreilles de sourds. Si nous avons la paresse ou la peur de lire la Parole de Dieu tout seul, il y a un moyen plus simple et facile&nbsp;: aller à la messe en semaine et le dimanche pour simplement l’écouter et se la faire expliquer, ou participer à un groupe de partage. Il suffit de tendre la main, la Parole est là qui se laisse saisir pour vous aider à la conversion.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>II/ Reconnaître son péché.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Mais il y a un préalable à la conversion et au retour vers Dieu. Il faut avant de se convertir, reconnaître en nous un besoin, un désir, une nécessité d’être aimé, d’être sauvé, d’être pardonné. Il faut avoir faim et soif de justice, de paix, d’amour, de beauté. Il faut reconnaître en nous que nous nous sommes éloignés de Dieu, que nous lui avons tourné le dos, que nous sommes dans l’indifférence à son égard, qu’il n’est pas nécessaire à notre vie et que nous vivons très bien en le laissant à la place que nous lui avons attribué. Cela s’appelle reconnaître son péché et c’est ce que reproche Jean aux pharisiens et saducéens. Dans un certain sens il leur reproche leur tiédeur, leur manque d’engagement et c’est pour cela qu’il emploie des mots durs et violents, pour réveiller en eux la flamme qui doit brûler au cœur de tout croyant. Si la flamme ne brûle pas en vous, vous serez consumés par le feu qui ne s’éteint pas, la parole est dure mais elle a le mérite de réveiller et de provoquer une réaction dans un esprit qui se demande quels sont les cadeaux qu’il va offrir/recevoir à Noël et ce qu’il va pouvoir manger de bon.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>III/ Produire du fruit.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Reconnaître que l’on a besoin de Dieu dans sa vie, revenir à lui de tout son cœur, cela doit aussi se traduire dans la pratique et pas seulement la pratique dominicale. Les fruits que nous devons produire et dont parle Jean, vous les avez entendus dans la première et la seconde lecture&nbsp;: la justice, la paix, la fidélité, la miséricorde, le respect du droit, la crainte du Seigneur, le bien (Isaïe), l’accueil de l’autre, l’espérance, le courage, la persévérance, la lecture de la Bible, la miséricorde (Paul). Le programme est vaste et vous n’avez peut-être pas assez de temps avant Noël pour faire tout cela, mais vous pouvez peut-être choisir un fruit et essayer de le cultiver dans le temps qui reste avant Noël. Préparons le chemin du Seigneur, aplanissons la route, si chacun produit un seul fruit, la route sera déjà bien dégagée et nous verrons que nous vivrons Noël d’une toute autre façon et que la venue de Dieu parmi nous, la venue de l’Emmanuel prendra un nouveau sens.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">P. Damien Stampers</p>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Margot Peigné</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    <dc:date>2025-12-04T15:40:59Z</dc:date>
    <dc:type>Document</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/dimanche-30-novembre-2025-1er-avent">
    <title>Dimanche 30 novembre 2025 : 1er Avent</title>
    <link>https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/dimanche-30-novembre-2025-1er-avent</link>
    <description>
        
    </description>
    
    <content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><strong>Première lecture (Is 2,&nbsp;1-5)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Parole d’Isaïe, – ce qu’il a vu au sujet de Juda et de Jérusalem. Il arrivera dans les derniers jours que la montagne de la maison du Seigneur se tiendra plus haut que les monts, s’élèvera au-dessus des collines. Vers elle afflueront toutes les nations et viendront des peuples nombreux. Ils diront : « Venez ! montons à la montagne du Seigneur, à la maison du Dieu de Jacob ! Qu’il nous enseigne ses chemins, et nous irons par ses sentiers. » Oui, la loi sortira de Sion, et de Jérusalem, la parole du Seigneur. Il sera juge entre les nations et l’arbitre de peuples nombreux. De leurs épées, ils forgeront des socs, et de leurs lances, des faucilles. Jamais nation contre nation ne lèvera l’épée ; ils n’apprendront plus la guerre. Venez, maison de Jacob ! Marchons à la lumière du Seigneur.</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Psaume (Ps 121 (122),&nbsp;1-2,&nbsp;3-4ab,&nbsp;4cd-5,&nbsp;6-7,&nbsp;8-9)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Quelle joie quand on m’a dit : « Nous irons à la maison du Seigneur ! » Maintenant notre marche prend fin devant tes portes, Jérusalem ! Jérusalem, te voici dans tes murs : ville où tout ensemble ne fait qu’un ! C’est là que montent les tribus, les tribus du Seigneur. C’est là qu’Israël doit rendre grâce au nom du Seigneur. C’est là le siège du droit, le siège de la maison de David. Appelez le bonheur sur Jérusalem : « Paix à ceux qui t’aiment ! Que la paix règne dans tes murs, le bonheur dans tes palais ! » À cause de mes frères et de mes proches, je dirai : « Paix sur toi ! » À cause de la maison du Seigneur notre Dieu, je désire ton bien.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Deuxième lecture (Rm 13,&nbsp;11-14a)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Frères, vous le savez : c’est le moment, l’heure est déjà venue de sortir de votre sommeil. Car le salut est plus près de nous maintenant qu’à l’époque où nous sommes devenus croyants. La nuit est bientôt finie, le jour est tout proche. Rejetons les œuvres des ténèbres, revêtons-nous des armes de la lumière. Conduisons-nous honnêtement, comme on le fait en plein jour, sans orgies ni beuveries, sans luxure ni débauches, sans rivalité ni jalousie, mais revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ.</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Évangile (Mt 24,&nbsp;37-44)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme il en fut aux jours de Noé, ainsi en sera-t-il lors de la venue du Fils de l’homme. En ces jours-là, avant le déluge, on mangeait et on buvait, on prenait femme et on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; les gens ne se sont doutés de rien, jusqu’à ce que survienne le déluge qui les a tous engloutis : telle sera aussi la venue du Fils de l’homme. Alors deux hommes seront aux champs : l’un sera pris, l’autre laissé. Deux femmes seront au moulin en train de moudre : l’une sera prise, l’autre laissée. Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient. Comprenez-le bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. »</p>

<p style="text-align: justify;">– Acclamons la Parole de Dieu.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Le temps de l’avènement.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Aujourd’hui, nous célébrons le premier jour de l’année. Dimanche dernier, nous avions célébré le dernier jour de l’année précédente. Pourtant les textes de la liturgie semblent ne pas avoir changés&nbsp;: il y est toujours question de la fin des temps Tout a changé et pourtant tout reste étrangement pareil&nbsp;: la fin des temps et le début des temps se rejoignent et ne font plus qu’un dans notre temps liturgique. Qu’est-ce que cela signifie&nbsp;?</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>I/ L’avènement du fils de l’homme.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Pour ceux qui viennent à la messe en semaine, ou qui lisent chaque jour les textes de la messe pour leur prière, la lecture de l’évangile de ce jour donne l’impression d’une grande continuité. La semaine qui vient de s’écouler nous a fait lire le livre de Daniel, un livre étonnant, à la fois prophétique, sapientiel et apocalyptique. Notre lecture s’achevait avec l’arrivée du Fils de l’homme qui venait sauver l’humanité et établir un royaume de justice et de paix. Ce fils de l’homme dont parle Daniel, c’est pour nous chrétiens, Jésus, ce Jésus roi de l’univers que nous avons célébré dimanche dernier pour clore notre année liturgique. Mais aujourd’hui, premier jour de l’année, l’évangile de Matthieu nous demande, par trois fois, d’accueillir le Fils de l’homme quand il viendra. Comment accueillir celui qui est déjà venu&nbsp;? Comment accueillir celui qui vient comme un voleur, dans la nuit&nbsp;? Comment accueillir celui qui va nous surprendre au moment où nous ne l’attendons pas, comme le déluge a surpris les gens du temps de Noé&nbsp;?</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>II/ Le monde nouveau et pourtant identique.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Le Fils de l’homme inaugure un monde nouveau, le monde décrit par le prophète Isaïe&nbsp;: un monde de justice et de paix. Un monde où tous les hommes, quel que soit leur race, langue, peuple ou nation seront unis dans la joie et la lumière du Seigneur. Le prophète Isaïe va nous accompagner tout ce temps de l’Avent et nous parler de ce monde de l’Emmanuel, de Dieu avec nous. D’un monde où l’homme n’est plus jamais seul dans la nuit. D’un monde, où nous dit saint Paul, dans la lettre aux Romains, où la nuit est bientôt finie et le jour tout proche. D’un monde où nous avons accueilli et revêtu le Seigneur Jésus Christ, l’Emmanuel, le Saint du Seigneur, le Messie tant attendu et espéré. Ce monde est déjà là, mais nos yeux encore engourdis pas le sommeil de la nuit ne le voient pas. Nous avons encore l’impression que c’est le même monde qu’hier, que rien n’a changé, comme les lectures de la messe qui sont les mêmes qu’hier. Et pourtant, quelque chose a changé et doit changer en ce temps de l’Avent. Quelqu’un doit changer en accueillant Dieu dans sa vie.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>III/ L’avènement d’un cœur nouveau pour le fils de l’homme.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>C’est le Fils de l’homme qui doit changer, c’est son cœur de pierre qui doit devenir un cœur de chair. C’est notre cœur empli de manques de pardon et de miséricorde, empli de rancune, de jalousie, d’égoïsme et de violence qui doit changer et se transformer pour accueillir la venue du Messie dans la monde. Car, dans l’Ancien Testament, le Fils de l’homme a deux visages&nbsp;: le visage du Messie et du Sauveur, le visage de Jésus, mais il a aussi le visage de chacun d’entre nous, de chaque personne qui accueille Dieu dans sa vie. Dieu appelle le prophète Ezéchiel&nbsp;: «&nbsp;Fils d’homme&nbsp;», Job est aussi dénommé ainsi, et dans Isaïe ce terme, ben-‘adam, désigne tout membre de la race humaine. Le fils de l’homme que nous devons accueillir, c’est bien Jésus à Noël et à Pâques, mais c’est aussi nous-mêmes. L’incarnation que nous attendons, c’est celle de Dieu, mais elle n’a de sens que si elle change le cœur de chaque homme en cœur de chair. Prendre chair, c’est ce que fait Dieu à Noël&nbsp;; prendre chair, devenir homme, c’est ce qui nous est demandé aussi à Noël. Et c’est vrai que c’est invisible. Cela ne se voit pas de l’extérieur, rien n’a changé mais tout est différent. L’Avent c’est le temps où notre cœur apprend à devenir un cœur d’homme, un cœur à l’image du cœur de Dieu, un cœur plein d’amour, de pardon, de joie et de vérité, un cœur plein de justice et de paix. Noël c’est la fête de l’incarnation, celle de Dieu fait homme mais aussi celle de l’homme dont le cœur se fait chair et retrouve sa ressemblance et son image avec celui de Dieu. Voilà ce à quoi nous devons nous préparer en ce temps de l’Avent&nbsp;: Accueillir Dieu dans notre cœur, accueillir Dieu qui vient établir son règne dans le cœur de tous les hommes et produire les fruits dont nous parlent Isaïe et saint Paul. Noël, c’est la fête du Fils de l’homme, la fête de Dieu et de l’homme réconciliés en un seul cœur et nous n’avons pas trop de 4 semaines pour nous y préparer.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">P. Damien Stampers</p>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Margot Peigné</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    <dc:date>2025-11-21T14:43:53Z</dc:date>
    <dc:type>Document</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/dimanche-23-novembre-2025-christ-roi-de-lunivers">
    <title>Dimanche 23 novembre 2025 : Christ Roi de l'Univers</title>
    <link>https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/dimanche-23-novembre-2025-christ-roi-de-lunivers</link>
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    </description>
    
    <content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><strong>Première lecture (2 S 5,&nbsp;1-3)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">En ces jours-là, toutes les tribus d’Israël vinrent trouver David à Hébron et lui dirent : « Vois ! Nous sommes de tes os et de ta chair. Dans le passé déjà, quand Saül était notre roi, c’est toi qui menais Israël en campagne et le ramenais, et le Seigneur t’a dit : ‘Tu seras le berger d’Israël mon peuple, tu seras le chef d’Israël.’ » Ainsi, tous les anciens d’Israël vinrent trouver le roi à Hébron. Le roi David fit alliance avec eux, à Hébron, devant le Seigneur. Ils donnèrent l’onction à David pour le faire roi sur Israël.</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Psaume (Ps 121 (122),&nbsp;1-2,&nbsp;3-4,&nbsp;5-6)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">Quelle joie quand on m’a dit : « Nous irons à la maison du Seigneur ! » Maintenant notre marche prend fin devant tes portes, Jérusalem ! Jérusalem, te voici dans tes murs : ville où tout ensemble ne fait qu’un ! C’est là que montent les tribus, les tribus du Seigneur, là qu’Israël doit rendre grâce au nom du Seigneur. C’est là le siège du droit, le siège de la maison de David. Appelez le bonheur sur Jérusalem : « Paix à ceux qui t’aiment ! »&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong><em>Deuxième lecture (Col 1,&nbsp;12-20)</em></strong></p>

<p style="text-align: justify;">Frères, rendez grâce à Dieu le Père, qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints, dans la lumière. Nous arrachant au pouvoir des ténèbres, il nous a placés dans le Royaume de son Fils bien-aimé : en lui nous avons la rédemption, le pardon des péchés. Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né, avant toute créature : en lui, tout fut créé, dans le ciel et sur la terre. Les êtres visibles et invisibles, Puissances, Principautés, Souverainetés, Dominations, tout est créé par lui et pour lui. Il est avant toute chose, et tout subsiste en lui. Il est aussi la tête du corps, la tête de l’Église : c’est lui le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin qu’il ait en tout la primauté. Car Dieu a jugé bon qu’habite en lui toute plénitude et que tout, par le Christ, lui soit enfin réconcilié, faisant la paix par le sang de sa Croix, la paix pour tous les êtres sur la terre et dans le ciel.</p>

<p style="text-align: justify;">– Parole du Seigneur.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><em><strong>Évangile (Lc 23,&nbsp;35-43)</strong></em></p>

<p style="text-align: justify;">En ce temps-là, on venait de crucifier Jésus, et le peuple restait là à observer. Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient : « Il en a sauvé d’autres : qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! » Les soldats aussi se moquaient de lui ; s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée, en disant : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! » Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui : « Celui-ci est le roi des Juifs. » L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait : « N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! » Mais l’autre lui fit de vifs reproches : « Tu ne crains donc pas Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi ! Et puis, pour nous, c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n’a rien fait de mal. » Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. » Jésus lui déclara : « Amen, je te le dis : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »</p>

<p style="text-align: justify;">– Acclamons la Parole de Dieu.&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p style="text-align: justify;"><strong>La royauté de la croix.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Le dernier jour de notre temps liturgique nous invite à fêter la royauté du Christ qui règne sur l’univers.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Cette royauté s’enracine dans l’ancien Testament et la royauté de David. David était loin d’être un homme parfait et ses péchés sont innombrables dans les livres de Samuel. Pourtant, il a une qualité qui fait de lui un roi à part et lui permet d’éclipser la figure de Saül comme premier roi. Il reconnait toujours sa faiblesse et son péché et qu’il est soumis à Dieu. C’est un roi qui ne se croit pas au-dessus des autres. Dans les prières de David transparait toujours une grande humilité qui tranche avec Saül et même Salomon. David est un roi humble qui pleure ses ennemis et monté sur un âne accepte le sort que Dieu lui réserve.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>En cela, Jésus est fils de David et la royauté de Jésus s’enracine dans celle de David. La royauté de Jésus se manifeste dans la croix et seulement sur la croix.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Il est le roi de justice et de paix mais, comme le dit Paul dans la seconde lecture, «&nbsp;il a fait la paix par le sang de la croix.&nbsp;»</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>C’est sur la croix qu’il se révèle Roi de l’Univers. Et le premier à entrer dans le royaume n’est pas un disciple, ni une sainte femme, ni un apôtre, ni un homme saint et sans péché, mais bien un malfaiteur, crucifié pour ses actes. La royauté de Jésus est la royauté de l’humble et du faible crucifié. Ceux qui veulent entrer dans le royaume à sa suite doivent emprunter ce même chemin d’humilité et de faiblesse. C’est ce que Jésus ne cessera de dire, même aux apôtres qui se disputent pour savoir qui sera le premier dans le royaume des cieux. Ce ne sera aucun d’eux mais un inconnu qui est là par hasard et qui ne doit qu’à sa foi et à la reconnaissance lucide de ce qu’il est, de pouvoir être le premier dans le royaume.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Nous sommes donc loin d’une royauté qui écrase et s’impose aux hommes. On est loin d’une royauté dogmatique qui &nbsp;vient d’en haut. Christ est bien roi de l’univers, mais d’un Univers où tout le monde peut être sauvé et accueilli par la foi en Christ. La royauté du Christ se révèle dans le très bas, au cœur de la mort et de la souffrance de l’homme, au cœur de son péché avec les deux larrons. La royauté du Christ, Roi de l’Univers, vient d’en bas, de notre pâte humaine dans son péché et dans sa mort. C’est parce qu’il sauve l’humanité du péché et de la mort, en les prenant sur lui, qu’il est Roi de l’Univers et juge de notre Salut.</strong></p>

<p style="text-align: justify;"><strong>Luc est le seul à rapporter cet épisode des deux larrons. Quand les soldats interpellent Jésus en lui demandant de se sauver lui-même, Luc révèle que la royauté de celui-ci n’est pas dans un salut égoïste mais bien dans un salut universel. Dieu n’a pas besoin de Salut, mais l’univers, oui.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">P. Damien Stampers</p>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Margot Peigné</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    <dc:date>2025-11-21T14:40:03Z</dc:date>
    <dc:type>Document</dc:type>
    
    
  </item>


  <item rdf:about="https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/dimanche-19-novembre-2025-32e-dimanche">
    <title>Dimanche 16 novembre 2025 : 33e dimanche</title>
    <link>https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/dimanche-19-novembre-2025-32e-dimanche</link>
    <description>
        
    </description>
    
    <content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>Première lecture (Ml 3, 19-20a)</strong></em></p>

<p>Voici que vient le jour du Seigneur, brûlant comme la fournaise. Tous les arrogants, tous ceux qui commettent l’impiété, seront de la paille. Le jour qui vient les consumera, – dit le Seigneur de l’univers –, il ne leur laissera ni racine ni branche. Mais pour vous qui craignez mon nom, le Soleil de justice se lèvera : il apportera la guérison dans son rayonnement. – Parole du Seigneur.</p>

<p><em><strong>Psaume (Ps 97 (98), 5-6, 7-8, 9)</strong></em></p>

<p>Jouez pour le Seigneur sur la cithare, sur la cithare et tous les instruments ; au son de la trompette et du cor, acclamez votre roi, le Seigneur ! Que résonnent la mer et sa richesse, le monde et tous ses habitants ; que les fleuves battent des mains, que les montagnes chantent leur joie. Acclamez le Seigneur, car il vient pour gouverner la terre, pour gouverner le monde avec justice et les peuples avec droiture !</p>

<p><em><strong>Deuxième lecture (2 Th 3, 7-12)</strong></em></p>

<p>Frères, vous savez bien, vous, ce qu’il faut faire pour nous imiter. Nous n’avons pas vécu parmi vous de façon désordonnée ; et le pain que nous avons mangé, nous ne l’avons pas reçu gratuitement. Au contraire, dans la peine et la fatigue, nuit et jour, nous avons travaillé pour n’être à la charge d’aucun d’entre vous. Bien sûr, nous avons le droit d’être à charge, mais nous avons voulu être pour vous un modèle à imiter. Et quand nous étions chez vous, nous vous donnions cet ordre : si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus. Or, nous apprenons que certains d’entre vous mènent une vie déréglée, affairés sans rien faire. À ceux-là, nous adressons dans le Seigneur Jésus Christ cet ordre et cet appel : qu’ils travaillent dans le calme pour manger le pain qu’ils auront gagné. – Parole du Seigneur.</p>

<p><em><strong>Évangile (Lc 21, 5-19)</strong></em></p>

<p>En ce temps-là, comme certains disciples de Jésus parlaient du Temple, des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient, Jésus leur déclara : « Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. » Ils lui demandèrent : « Maître, quand cela arrivera-t-il ? Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? » Jésus répondit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom, et diront : ‘C’est moi’, ou encore : ‘Le moment est tout proche.’ Ne marchez pas derrière eux ! Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres, ne soyez pas terrifiés : il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas aussitôt la fin. » Alors Jésus ajouta : « On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume. Il y aura de grands tremblements de terre et, en divers lieux, des famines et des épidémies ; des phénomènes effrayants surviendront, et de grands signes venus du ciel. Mais avant tout cela, on portera la main sur vous et l’on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues et aux</p>

<p>prisons, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon nom. Cela vous amènera à rendre témoignage. Mettez-vous donc dans l’esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense. C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s’opposer. Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d’entre vous. Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom. Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. » – Acclamons la Parole de Dieu.</p>

<p><em><strong>Le jour du Seigneur.</strong></em></p>

<p><strong>Quand, où, comment, depuis 2000 ans, beaucoup de personnes s’interrogent sur la date, le lieu et les conditions de la fin des temps, de l’avènement du Seigneur. Ce jour est un jour annoncé et attendu depuis l’AT comme le jour du Seigneur, un jour de justice et de paix, le jour de la colère de notre Dieu, le jour de l’apocalypse, c’est-à-dire le jour du dévoilement, de la révélation du visage de Dieu aux hommes. Qu’est-ce que ce jour et quand arrivera-t-il ?</strong></p>

<p><strong>I/ Un jour déjà-là.</strong></p>

<p><strong>Le jour du Seigneur est déjà advenu. Le Temple de Jérusalem a été détruit en 70 après Jésus Christ, si l’on veut répondre à la question des disciples. Mais le temple dont parle Jésus, ce n’est pas le temple de pierres, mais son propre corps. Le procès de Jésus tournera d’ailleurs autour de cette accusation de vouloir détruire le Temple de Jérusalem. Jésus parle de lui, de sa mort et de sa résurrection. Le jour de justice, le jour de colère, le jour de vengeance, le jour de la révélation et de la manifestation de Dieu, c’est le jour qui commence avec la passion et la croix et s’achève avec la résurrection. C’est un long jour, qui dure trois jours, et qui passe par la mort et débouche sur la vie. Ce jour est déjà accompli, nous n’avons plus à l’attendre, il est déjà réalisé. Si vous voulez voir le visage de Dieu, il vous faut regarder la croix. Si vous aspirez à la justice et à la paix, elles vous sont données par le corps livré et le sang versé du Christ Sauveur. C’est le commencement du jour, qui dans la tradition juive commence toujours la veille au soir et par la nuit pour déboucher sur la lumière du jour : le jour commence avec la mort et la nuit</strong></p>

<p><strong>et s’achève avec la lumière et la résurrection. Tout est accompli il y a 2000 ans. Et c’est pour cela que nous nous réunissons chaque dimanche, pour célébrer le Jour du Seigneur en rendant grâce (eucharistie) pour ce jour qu’il nous est donné de vivre.</strong></p>

<p><strong>II/ Un jour en attente.</strong></p>

<p><strong>Cependant, ce jour reste pourtant invisible à nos yeux incrédules et inquiets. Nous avons l’impression de marcher encore dans les ténèbres, la mort, les famines, les persécutions, les épidémies et les tremblements de terre. Nous n’avons pas su voir le jour du Seigneur dans la croix, nous voulons voir la lumière de la résurrection. Nous sommes encore dans le tombeau avec le Christ et nous espérons voir la résurrection et l’aurore qui se lève. Voilà pourquoi nous sommes encore en attente d’un jour qui est déjà là, qui est déjà advenu et que nous attendons encore. Notre jour est un jour biblique, il y eut un soir, il y eut un matin, ce fut le premier jour. Notre jour commence par la nuit et débouche sur le jour. Notre jour commence par la passion et la mort du Christ, le séjour au tombeau, pour déboucher sur la lumière de la résurrection. C’est cela dont nous avons à rendre témoignage dans la foi.</strong></p>

<p><strong>III/ Un jour à accueillir.</strong></p>

<p><strong>Nous sommes dans un jour en cours de réalisation. Un jour commencé il y a 2000 ans et qui va vers son aurore et sa manifestation, son apocalypse. C’est d’ailleurs le langage qu’utilise Jésus dans l’évangile de Luc, le langage de l’apocalypse, le langage qui décrit une réalité encore invisible à nos yeux, mais qui est amenée à devenir visible. Ce jour du Seigneur nous l’accueillons dans la foi. Ce jour du Seigneur n’est pas à accueillir dans la frénésie et en courant à droite et à gauche, mais dans la persévérance et dans le travail quotidien. L’accueil de ce jour, nous dit Paul dans la 2Th, ne se fait pas dans l’oisiveté mais dans le travail patient de chaque jour et le calme de l’espérance que tout est déjà réalisé et accompli, même si nos yeux ne parviennent pas encore à percer l’obscurité de la nuit.</strong></p>

<p><strong>N’ayons donc pas peur du Jour du Seigneur qui est déjà arrivé, mais vivons dans l’espérance de voir l’aube nouvelle poindre dans notre vie et soyons signe et témoins de cette réalité invisible que nous avons à rendre visible par notre travail de chaque jour.</strong></p>

<p>P. Damien Stampers</p>

<p>&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Philippe Verrier</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    <dc:date>2025-11-19T13:42:32Z</dc:date>
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  <item rdf:about="https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/dimanche-9-novembre-2025">
    <title>Dimanche 9 novembre 2025 : 32ème du Temps Ordinaire</title>
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    <content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>Première lecture (2 M 7, 1-2.9-14)</strong></em></p>

<p>En ces jours-là, sept frères avaient été arrêtés avec leur mère. À coups de fouet et de nerf de bœuf, le roi Antiocos voulut les contraindre à manger du porc, viande interdite. L’un d’eux se fit leur porte-parole et déclara : « Que cherches-tu à savoir de nous ? Nous sommes prêts à mourir plutôt que de transgresser les lois de nos pères. » Le deuxième frère lui dit, au moment de rendre le dernier soupir : « Tu es un scélérat, toi qui nous arraches à cette vie présente, mais puisque nous mourons par fidélité à ses lois, le Roi du monde nous ressuscitera pour une vie éternelle. » Après cela, le troisième fut mis à la torture. Il tendit la langue aussitôt qu’on le lui ordonna et il présenta les mains avec intrépidité, en déclarant avec noblesse : « C’est du Ciel que je tiens ces membres, mais à cause de ses lois je les méprise, et c’est par lui que j’espère les retrouver. » Le roi et sa suite furent frappés de la grandeur d’âme de ce jeune homme qui comptait pour rien les souffrances. Lorsque celui-ci fut mort, le quatrième frère fut soumis aux mêmes sévices. Sur le point d’expirer, il parla ainsi : « Mieux vaut mourir par la main des hommes, quand on attend la résurrection promise par Dieu, tandis que toi, tu ne connaîtras pas la résurrection pour la vie. »</p>

<p>– Parole du Seigneur.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p><em><strong>Psaume (Ps 16 (17), 1ab.3ab, 5-6, 8.15)</strong></em></p>

<p>Seigneur, écoute la justice ! Entends ma plainte, accueille ma prière. Tu sondes mon cœur, tu me visites la nuit, tu m’éprouves, sans rien trouver. J’ai tenu mes pas sur tes traces, jamais mon pied n’a trébuché. Je t’appelle, toi, le Dieu qui répond : écoute-moi, entends ce que je dis. Garde-moi comme la prunelle de l’œil ; à l’ombre de tes ailes, cache-moi, Et moi, par ta justice, je verrai ta face : au réveil, je me rassasierai de ton visage.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p><em><strong>Deuxième lecture (2 Th 2, 16 – 3, 5)</strong></em></p>

<p>Frères, que notre Seigneur Jésus Christ lui-même, et Dieu notre Père qui nous a aimés et nous a pour toujours donné réconfort et bonne espérance par sa grâce, réconfortent vos cœurs et les affermissent en tout ce que vous pouvez faire et dire de bien. Priez aussi pour nous, frères, afin que la parole du Seigneur poursuive sa course, et que, partout, on lui rende gloire comme chez vous. Priez pour que nous échappions aux gens pervers et mauvais, car tout le monde n’a pas la foi. Le Seigneur, lui, est fidèle : il vous affermira et vous protégera du Mal. Et, dans le Seigneur, nous avons toute confiance en vous : vous faites et continuerez à faire ce que nous vous ordonnons. Que le Seigneur conduise vos cœurs dans l’amour de Dieu et l’endurance du Christ.</p>

<p>– Parole du Seigneur.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p><em><strong>Évangile (Lc 20, 27-38)</strong></em></p>

<p>En ce temps-là, quelques sadducéens – ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection – s’approchèrent de Jésus et l’interrogèrent : « Maître, Moïse nous a prescrit : Si un homme a un frère qui meurt en laissant une épouse mais pas d’enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère. Or, il y avait sept frères : le premier se maria et mourut sans enfant ; de même le deuxième, puis le troisième épousèrent la veuve, et ainsi tous les sept : ils moururent sans laisser d’enfants. Finalement la femme mourut aussi. Eh bien, à la résurrection, cette femme-là, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ? » Jésus leur répondit : « Les enfants de ce monde prennent femme et mari. Mais ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne prennent ni femme ni mari, car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection. Que les morts ressuscitent, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob. Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui. »</p>

<p>– Acclamons la Parole de Dieu.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p><em><strong>La résurrection des morts.</strong></em></p>

<p><strong>&nbsp;La 1ère lecture, celle du livre des Martyrs d’Israël, semble bien cruelle et violente en nous racontant le martyre de sept frères durant la persécution d’Antiochus Epiphane. Et encore, nous n’avons pas le passage où la mère encourage son dernier fils à mourir dignement.</strong></p>

<p><strong>&nbsp;L’évangile parle aussi de sept frères, dans un registre un peu glauque. Une femme passe ainsi de frères en frères en vertu de la loi du Lévirat pour que le 1er mari ait une descendance. Le cas est purement spéculatif et a un caractère ridicule. Le but n’est que de prendre en défaut Jésus sur un sujet de litige entre juifs à l’époque : faut-il croire à la résurrection des morts ?</strong></p>

<p><strong>&nbsp;D’ailleurs, le lien entre ces deux textes, si différents, est la foi en la résurrection des morts. Ces deux textes témoignent que la foi en la résurrection des morts était déjà là avant la venue du Christ, avant sa mort et sa résurrection. La foi en la résurrection des morts précède la venue du Christ et il ne fait qu’accomplir ce qui était en espérance.</strong></p>

<p><strong>&nbsp;Le livre des martyrs d’Israël n’a d’ailleurs été retenu dans le canon catholique que pour cette mention de la résurrection des morts. Sinon, c’est un livre violent, où le martyre ne consiste pas seulement à mourir pour sa foi, mais aussi à mettre à mort ceux qui ne partagent pas ma foi. Cela suscite donc un malaise pour le croyant d’aujourd’hui car il y a beaucoup d’intolérance et de fanatisme de la part des Macchabées qui n’hésitent pas à employer les mêmes méthodes qu’Antiochus. On est loin du martyre chrétien qui est d’offrir sa vie en témoignage de la résurrection des morts et non de prendre celle de celui qui ne partage pas ma foi. Pour cela, le livre n’est pas retenu dans le canon protestant.</strong></p>

<p><strong>&nbsp;Nous le gardons pour cette foi exprimée en la résurrection des morts, même si cette foi a besoin d’être purifiée.</strong></p>

<p><strong>&nbsp;Les sadducéens doivent, eux aussi, purifier leur vision de la résurrection des morts et apprendre que celle-ci ne signifie pas reproduire à l’infini une situation figée dans le temps, fut-elle celle du mariage.</strong></p>

<p>&nbsp;</p>

<p><strong>La résurrection, une nouvelle création.</strong></p>

<p><strong>&nbsp;La résurrection des morts dit Jésus est une vie nouvelle en Dieu. Elle appartient au registre de la création. Dans notre passage du livre des Martyrs d’Israël, qui est beaucoup plus long que ce que la liturgie nous propose, le thème central, qui est développé, est bien celui de la création. Le nombre sept n’est pas anodin, il renvoie aux sept jours de la création, ce même chiffre est repris dans l’évangile pour les sept maris.</strong></p>

<p><strong>&nbsp;La foi en la résurrection des morts prend sa source dans la foi au Dieu créateur. Si Dieu nous a créé et nous aime, si Dieu est Vie, alors il ne peut permettre à sa création de rejoindre la mort et le néant. Je crois en la résurrection des morts parce que je crois en Dieu créateur, en Dieu Vie. Je n’ai de vie future après la résurrection des morts qu’en vertu de ma foi dans le fait que je suis un enfant de Dieu, créé par lui pour la vie éternelle.</strong></p>

<p><strong>&nbsp;La mort du corps marque cependant une étape. Je ressuscite en étant le même et en même temps en étant autre, une nouvelle créature en Dieu. C’est ce qui se passe lors de la résurrection du Christ, les disciples ne le reconnaissent pas sauf par le partage du pain ou la main dans ses blessures. Jésus est le même et en même temps, il est autre, il est transfiguré.</strong></p>

<p><strong>&nbsp;La notion de transfiguration est intimement liée à celle de résurrection des morts. La nouvelle créature, l’enfant de la résurrection que je suis, est transfiguré par rapport à ce que j’étais auparavant. Mais, de même que les hébreux ne pouvaient regarder Moïse transfiguré, de même je ne peux voir ce que je serai après ma résurrection comme transfiguré.</strong></p>

<p><strong>&nbsp;La résurrection des morts est centrale dans notre foi de chrétien, elle s’enracine dans l’Ancien Testament, et nous projette dans la vie éternelle, mais cela demeure dans le registre de la Foi qui nous dit que si nous sommes créés par Dieu et à son image, il ne peut nous abandonner au pouvoir de la mort.</strong></p>

<p>P. Damien Stamper</p>
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    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Philippe Verrier</dc:creator>
    <dc:rights></dc:rights>
    <dc:date>2025-11-19T13:42:15Z</dc:date>
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  <item rdf:about="https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/commentaires-devangile/defunts-dimanche-2-novembre-2025">
    <title>Défunts : Dimanche 2 novembre 2025</title>
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    </description>
    
    <content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>Is 25,6-9</strong></em></p>

<p><em><strong>Ps 26</strong></em></p>

<p><em><strong>Rm 14,7-12</strong></em></p>

<p><em><strong>Evangile&nbsp;: Jn 14,1-6</strong></em></p>

<p>&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p><strong>Changer de place&nbsp;? De la mort à la vie.</strong></p>

<p><strong>«&nbsp;Je pars vous préparer une place.&nbsp;» Ainsi parle Jésus aux disciples dans notre évangile de ce jour, en leur demandant de ne pas être bouleversé par son départ, par sa mort et sa passion.</strong></p>

<p><strong>Et pourtant comment ne pas être bouleversé quand la personne aimée meure et disparait de notre vie&nbsp;?</strong></p>

<p><strong>Comme dit un hymne&nbsp;parlant du christ : Ta place reste marquée comme un grand vide, une blessure.</strong></p>

<p><strong>Le vide reste, même si on nous dit que cela disparaitra et qu’il sera comblé, la blessure ne s’en va pas, même si les autres ne la voit plus.</strong></p>

<p><strong>Comment faire disparaitre le voile de deuil qui nous enveloppe&nbsp;? Comment faire disparaître la mort pour toujours comme dit Isaïe&nbsp;?</strong></p>

<p><strong>Ta place reste marquée comme un grand vide une blessure et comme Thomas nous ne voyons pas trop quel est le chemin.</strong></p>

<p><strong>Peut-être faut-il accepter que ce vide et cette blessure resteront, leur faire une place dans notre vie mais pour mieux les habiter et en faire une place pour Dieu dans notre vie.</strong></p>

<p><strong>Saint Paul dit aux Romains&nbsp;: «&nbsp;Si le Christ a connu la mort puis la vie, c’est pour devenir le Seigneur des morts et des vivants. Si nous vivons, nous vivons pour le seigneur&nbsp;; si nous mourrons, nous mourrons pour le Seigneur.&nbsp;»</strong></p>

<p><strong>La mort puis la vie dit Paul et non la vie puis la mort comme nous le vivons lors du décès de la personne aimée. La place de Jésus, c’est la vie et non la mort. La demeure où nous sommes invités à demeurer, à festoyer avec lui dirait Isaïe, c’est la vie même de Dieu.</strong></p>

<p><strong>Si nous croyons en Dieu, nous croyons aussi que notre place est avec le Christ et que nous sommes appelés à être des vivants et non des morts. Notre place nous l’avons depuis notre baptême quand nous sommes passés de la mort à la vie éternelle.</strong></p>

<p><strong>Nous laisserons toujours un vide et une blessure dans la vie de ceux qui nous aiment, car ce vide et cette blessure sont réels et ne passeront pas mais notre place est ailleurs dit Jésus à ses disciples. Elle est de vivre en Dieu, avec Dieu, dit Paul.</strong></p>

<p><strong>Il y a un chemin à emprunter et il faut changer de place. Notre foi c’est de croire que Jésus nous a ouvert le chemin et fait une place où nous retrouverons ceux que nous avons aimés. Ils sont vivants mais à une autre place.</strong></p>

<p><strong>Pourquoi chercher parmi les morts celui qui est vivant&nbsp;? C’est ce qui est dit aux disciples après la résurrection et c’est ce qui nous a été dit hier lors de la fête de la Toussaint. Hier nous avons célébré tous ceux qui nous ont précédé sur le chemin de la vie et qui continuent de vivre en nous et avec nous. Leur place reste marquée dans nos vies, à la fois comme un vide mais aussi comme une vie nouvelle qui donnera sens à notre propre vie si nous suivant le chemin que Jésus nous montre chaque jour.</strong></p>

<p><strong>Notre Foi c’est que Dieu est le Dieu des Vivants et non des morts, que le voile de deuil qui nous enveloppe disparaitra, que la mort disparaitra et que notre place et celle de ceux que nous aimons sera d’être dans la Vie et non dans la mort.</strong></p>

<p>&nbsp;</p>

<p><strong>Nous avons à faire comme Thomas et les disciples à faire ce chemin de Foi et à trouver notre place au bout de ce chemin que nous avons commencé au jour de notre baptême.</strong></p>

<p><strong>Amen</strong></p>
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    <dc:publisher>No publisher</dc:publisher>
    <dc:creator>Margot Peigné</dc:creator>
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    <dc:date>2025-11-19T13:41:57Z</dc:date>
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