Saint-Léonard-en-Beauce : église Saint Léonard

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L'église de saint Léonard est en fête une fois par an, en principe le 5° dimanche de Pâques, pour la fête de son saint patron.

SAINT-LÉONARD de Dunois : sa vie, sa fête, le pèlerinage
Le saint ermite de la Beauce naquit vers la fin du Vème siècle. Il fut d’abord, pendant quelques années, moine de l’abbaye de Micy, près d’Orléans. Sur sa demande, il obtint de son supérieur la permission de vivre dans la solitude pour se consacrer à la prière et à la pénitence. C’est alors qu’il vint se fixer en “Sylvalonnie”, dans cette épaisse forêt de Marchenoir. Recevant des offrandes de pieux fidèles qui venaient vers lui, le saint religieux construisit près de sa cellule une chapelle dédiée à saint Étienne (la croix située à Bel Air en marque l’emplacement présumé).
La tradition rapporte que c’est un 8 décembre qu’il rendit son âme à Dieu, vers l’an 570. Son corps fut inhumé dans la chapelle Saint-Étienne. Le 10 mai 1226, l’évêque de Chartres fit ouvrir le tombeau du bienheureux. Ses précieux ossements retirés, il les déposa dans une châsse et la fit transporter dans l’église du bourg qui s’était construit près de là et qui fut appelé de ce fait “ Saint-Léonard-en-Beauce ”.
On le fête, comme habituellement les saints, au jour anniversaire de sa mort (= sa naissance au ciel), c'est à dire le 8 décembre. Mais ce jour là il est en « concurrence » avec une fête de la Vierge Marie (la fête de l'Immaculée Conception). Aussi dans le calendrier du diocèse de Blois (approuvé par la congrégation du culte divin le 11 avril 2012), sa mémoire est célébrée le 10 mai, au jour anniversaire du dépôt de ses ossements dans la châsse primitive. À Saint-Léonard-en-Beauce, depuis sa restauration au milieu du XIXème siècle, le pèlerinage marquant la fête patronale est situé au 4ème dimanche après Pâques (nommé depuis le Concile Vatican II 5ème dimanche de Pâques).

LA CHÂSSE
La châsse actuelle est la troisième. La première, dans laquelle l’évêque de Chartres avait fait déposer les reliques en 1226, fut remplacée par une autre, plus richement décorée en 1394. Cette seconde châsse, en forme d’église, selon la coutume de cette époque, était en cuivre doré ; elle fut remplacée en 1772 par un reliquaire au goût du jour. C’est cette troisième châsse qui se trouve actuellement dans l'église paroissiale.
A la révolution, les reliques furent profanées. La châsse fut vidée de son précieux contenu et emportée à Mer. Durant la nuit, un instituteur alla dans l’église et sauva ce qu’il put des reliques : un grand os ( le fémur ) et quatre vertèbres. Il les conserva fidèlement jusqu’en 1817. A cette date, il les rendit au curé de la paroisse. Deux prêtres, envoyés par Monseigneur de Sausin, évêque de Blois, vinrent faire la reconnaissance officielle de ces reliques. De son côté, Thomas Marteau, maire de la commune, découvrit la châsse chez un habitant de Mer qui voulut bien la céder. Enfin, en 1872, Mgr Pallu du Parc, évêque de Blois, permit à nouveau de retirer provisoirement les reliques pour permettre de renouveler entièrement la dorure du reliquaire. Elles furent replacées définitivement le 14 juillet 1872.
Sources : compléments biographiques inclus dans Liturgie des heures, propre du diocèse de Blois (approuvé par la congrégation du culte divin le 11 avril 2012) et abbé Mouzé, Vie de Saint Léonard de Dunois, approuvée par l'évêque de Blois le 19 février 1863.