Mondoubleau

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église Saint Denis - fête le 9 octobre

       

Dédiée à Saint-Denis, l’église actuelle succède à d’autres édifices religieux élevés à la même place. Faute d’indices, en se basant sur ce qui se passait ailleurs, on peut penser qu’une pauvre église de bois (IVe ou Ve siècle) fut remplacée par un édifice plus spacieux et solide.

Mais les Anglais saccagèrent la ville et l’église vers 1450.

En 1513, l’église est de nouveau détruite par les soldats de Hugon et ne pourra être reconstruite qu’un 1547.

De 1450 à 1547 au moins, le service spirituel fut assuré par le curé de Choué, dépendant de l’archidiaconné de Châteaudun et du diocèse de Chartres. Mais en 1697, le prieuré de Mondoubleau fut rattaché à l’Evéché de Blois nouvellement créé par le Roi Louis XIV et par le pape Clément XII. En 1765, la paroisse devint chef-lieu de doyenné et ce fut l’abbé de la Madeleine de Châteaudun qu’on nomma à cette cure.

Le monument

L’église n’a aucune forme géométrique régulière du fait de transformations successives. Sous François Ier, on construisit la nef centrale. En 1746, suivant une date inscrite à l’extérieur, au-dessus d’une fenêtre, on construit l’aile droite dite chapelle Saint-Joseph, remplaçant l’ancienne chapelle Saint-Michel.

En 1873, la municipalité décide la réfection de la charpente. Il faut aussi remplacer le clocher. En 1883, sur un nouveau porche, va s’élever un nouveau clocher de style néogothique aux belles proportions.

En 1898, d’autres travaux sont commencés. Dans le choeur, on abaisse une partie de la voûte, ce qui donne un air de jeunesse à cette partie du sanctuaire. Toutes les peintures sont refaites et la voûte de la nef se décore de motifs et de lignes aux couleurs assez vives. Les travaux sont terminés en 1903.

Les autels

Le maître-autel, en pierre de Chauvigny, remplace un autel en bois. Dans la chapelle de gauche, dite de la Vierge Marie, l’autel, également en pierre de Chauvigny, est surmonté d’un retable original : un bleu d’azur se détache, très joli, sur une ouverture ovale.

L’église par elle même n’a que peu de sculptures, sauf dans le choeur avec des colonnes de bon goût aux lignes corinthiennes. Les piliers primitifs en roussard ont été recouverts de plâtre.

En 1939, la municipalité fit installer quatre cloches portant une inscription commune : S.S. Pie XII. Mgr Audollent : Evêque de Blois. Abbé PEZIER : curé de Mondoubleau. Prosper VADE : Maire de Mondoubleau.

Les vitraux

En pénétrant dans la nef par le portail principal, nous rencontrons à droite un vitrail dessiné par Claudius Lavergne, mais exécuté après sa mort par son fils Noël, en 1891. Il représente Sainte Thérèse d’Avila, fondatrice et réformatrice du Carmel et la bienheureuse Louise de Marillac, fille de Louis XIII, qui fut plus tard canonisée, en 1934.

Plus à droite encore dans la chapelle Saint-Joseph, deux vitraux : belles images de l’enfance de Jésus au milieu de ses parents.

Devant nous, au dessus de l’autel, un vitrail : la fuite en Egypte, la Présentation au Temple et l’alliance de Marie et de Joseph, oeuvre de Jacquet du Mans, en 1886.

Dans le choeur de l’église, tout de suite à droite, on observe Saint Joseph et Saint Martin : vitrail de 1858, par Fialex de Mayet (Sarthe)

Au dessus du maître-autel, deux grandes verrières, oeuvres de la maison Lavergne de Paris. Celle de droite représente l’Apparition du Sacré-Coeur à Sainte Marguerite Marie, 1896. Celui de gauche, de la même époque, illustre la contemplation de Saint Thomas après la résurrection du Christ.

Toujours dans le choeur, mais à gauche, Saint Denis et la Vierge à l’enfant, vitrail de Fialex, 1858.

Dans la chapelle de la Vierge enfin, en partant de l’autel, on rencontre successivement deux vitraux : l’annonciation et Jésus Christ enseignant les enfants, par le verrier Lavergne, 1856. Au fond un Christ en Croix, 1860.

Au dessus des Fonts Baptismaux, on remarque le baptême de Jésus par Jean Baptiste, oeuvre moderne de 1957, par Foucault, d’Orléans.

En levant les yeux vers la tribune au dessus de l’entrée, un grand vitrail a été placé en 1958, c’est l’adoration des Rois Mages à la crèche, oeuvre de MMrs Vilette et Maumégean, de Paris. Endommagé par un orage en 1984, il a été restauré.

Les tableaux

Dans la nef centrale et à droite, une superbe copie représentant le couronnement d’épines, du Titien (XVe siècle).

En face, une copie aussi belle de l’Assomption de Marie, de Murillo (XVIIIe siècle).

Au dessus de la petite porte de la chapelle Saint Joseph, une oeuvre de Pierre Garnier : La Mise au Tombeau du Christ.

L’église possède aussi quelques statues en terre cuite et une en bois, toutes très belles.

Source : Notice historique dans l’église (1998)

Saisie : Christiane BIDAULT

Dernière modification : 16 Août 2011