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Diocèse de Blois

14e dimanche A - 9 juillet 2017

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1ère lecture : Za 9, 9-10

Ainsi parle le Seigneur : « Exulte de toutes tes forces, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici ton roi qui vient à toi : il est juste et victorieux, pauvre et monté sur un âne, un ânon, le petit d’une ânesse. Ce roi fera disparaître d’Éphraïm les chars de guerre, et de Jérusalem les chevaux de combat ; il brisera l’arc de guerre, et il proclamera la paix aux nations. Sa domination s’étendra d’une mer à l’autre, et de l’Euphrate à l’autre bout du pays. »

 

Commentaire :

Nous sommes à l’époque d’Alexandre le Grand qui vole de victoire en victoire. Les promesses faites par Dieu à David semblent bien loin. Pourtant le prophète n’hésite pas à annoncer la venue future d’un roi pacifique monté sur un ânon. L’âne est la monture qui permet de travailler aux champs alors que le cheval est un « instrument » de guerre.

Pour les chrétiens, l’entrée de Jésus à Jérusalem, monté sur un ânon, manifeste que Jésus est bien le fils de David attendu, le roi pacifique par excellence, doux et humble de cœur.

François Brossier

 

2ème lecture : Rm 8, 9.11-13

Frères, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous. Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas. Mais si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. Ainsi donc, frères, nous avons une dette, mais elle n’est pas envers la chair pour devoir vivre selon la chair. Car si vous vivez selon la chair, vous allez mourir ; mais si, par l’Esprit, vous tuez les agissements de l’homme pécheur, vous vivrez.

 

Commentaire :

Ce texte a déjà été en grande partie utilisé le 5ème dimanche de Carême. Attention ! Paul n’oppose pas le corps et l’esprit. Le mot chair désigne chez lui l’homme sous l’emprise du péché. On pourrait paraphraser ainsi : quand l’homme se laisse aller à ses instincts les plus bas, il est sous l’emprise de la chair, il est bestial. Sous l’emprise de l’Esprit, l’homme est appelé à la vie que nous a acquise Jésus par sa résurrection d’entre les morts. Bien sûr, cela ne supprime pas la mort physique qui est le lot de tout être vivant. Mais l’Esprit qui habite dans le croyant est déjà semence de vie éternelle. Revenir à la vie sous l’emprise du péché, cela conduit à la mort définitive, que l’Apocalypse appelle la seconde mort. Vivre selon l’Esprit, c’est déjà avoir un pied dans l’éternité.

François Brossier

 

Evangile : Mt 11,25-30

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

 

Commentaire :

La prière de Jésus qui loue le Père d’avoir révélé aux tout-petits ce qu’il a caché aux sages et aux savants n’est pas un dénigrement de l’intelligence humaine. Jésus souligne par là que la foi chrétienne n’est pas le fruit de la science ou d’un raisonnement philosophique. Il s’agit d’une Révélation qui suppose humilité et confiance. Comme Jean-Paul II l’a bien souligné dans son Encyclique « La Foi et la raison », l’Église ne peut qu’apprécier les efforts de la raison pour atteindre des objectifs qui rendent l’existence toujours plus digne et, en même temps, elle considère la philosophie comme une aide indispensable pour approfondir l’intelligence de la foi.

La deuxième partie de l’évangile de ce dimanche conduit à éviter toute lecture stoïcienne de l’évangile de Matthieu. Certes l’enseignement de Jésus est exigeant, la suite du Christ est une dure montée vers les sommets ; mais l’Évangile de Jésus Christ est avant tout, vie, lumière, pardon, espérance, communion. C’est pourquoi Jésus peut annoncer : « Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

François Brossier