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28e dimanche A - 15 octobre 2017

1ère lecture : Is 25, 6-9 Le Seigneur de l’univers préparera pour tous les peuples, sur sa montagne, un festin de viandes grasses et de vins capiteux, un festin de viandes succulentes et de vins décantés. Sur cette montagne, il fera disparaître le voile de deuil qui enveloppe tous les peuples et le linceul qui couvre toutes les nations. Il fera disparaître la mort pour toujours. Le Seigneur Dieu essuiera les larmes sur tous les visages, et par toute la terre il effacera l’humiliation de son peuple. Le Seigneur a parlé. Et ce jour-là, on dira : « Voici notre Dieu, en lui nous espérions, et il nous a sauvés ; c’est lui le Seigneur, en lui nous espérions ; exultons, réjouissons-nous : il nous a sauvés ! » Car la main du Seigneur reposera sur cette montagne. Commentaires : Ce passage du livre d’Isaïe date du retour de l’Exil. Le prophète décrit un merveilleux festin qui de déroulera sur la montagne de Sion à Jérusalem et qui rassemblera tous les peuples. Ce thème sera repris dans le Nouveau Testament (Mt 8,11 ; 22,2-10 ; Lc 14,15-24 ; Ap 19,9.) Pour les chrétiens, l’Eucharistie correspond aux arrhes de ce festin messianique de la fin des temps. N.B. Toutes les traductions parlent de viandes « grasses ». En fait, il s’agit de viandes d’animaux qui ont été engraissés dans de gras pâturages et non pas d’animaux parcourant les lieux désertiques et efflanqués. Dans notre culture, il vaudrait mieux traduire par « viandes tendres, juteuses ou persillées ! » François Brossier 2ème lecture : Ph 4, 12-14.19-20 Frères, je sais vivre de peu, je sais aussi être dans l’abondance. J’ai été formé à tout et pour tout : à être rassasié et à souffrir la faim, à être dans l’abondance et dans les privations. Je peux tout en celui qui me donne la force. Cependant, vous avez bien fait de vous montrer solidaires quand j’étais dans la gêne. Et mon Dieu comblera tous vos besoins selon sa richesse, magnifiquement, dans le Christ Jésus. Gloire à Dieu notre Père pour les siècles des siècles. Amen. Commentaires : À la fin de sa lettre aux Philippiens, Paul les remercie pour l’aide qu’ils lui ont apporté. Certes Paul sait vivre de peu et il a appris en toute situation à se suffire. Mais il apprécie l’aide chaleureuse de la communauté de Philippes, la première ville de Macédoine qu’il ait évangélisée. Paul se plait (dans les versets 15-18 omis par la lecture liturgique) à rappeler en quelles circonstances il a reçu cette aide. C’est Dieu lui-même qui saura récompenser leur générosité. François Brossier Evangile : Mt 22,1-14 En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à parler aux grands prêtres et aux pharisiens, et il leur dit en paraboles : « Le royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébra les noces de son fils. Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir. Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités : ‘Voilà : j’ai préparé mon banquet, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez à la noce.’ Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent. Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et incendia leur ville. Alors il dit à ses serviteurs : ‘Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes. Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce.’ Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives. Le roi entra pour examiner les convives, et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce. Il lui dit : ‘Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?’ L’autre garda le silence. Alors le roi dit aux serviteurs : ‘Jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.’ Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. » Commentaires : Il s’agit d’une allégorie où chaque personnage ou groupe de personnages ont une correspondance dans l’histoire du peuple de Dieu. Le roi, c’est Dieu ; le fils, c’est Jésus ; les invités qui refusent désignent les responsables du peuple qui n’ont pas voulu répondre à l’invitation de Dieu. Les serviteurs maltraités ou tués (rappelant ceux de la parabole des vignerons homicides lue dimanche dernier), ce sont les prophètes. L’invitation est alors portée aux quatre coins du monde. Tous sont invités, juifs ou païens, bons et méchants : la Bonne nouvelle est faite pour tous. La finale rappelle cependant qu’une fois entrés dans la salle des noces, chacun doit mener une vigne digne de l’appel qu’il a reçu ; c’est ce que désigne le vêtement de noce. Le fait d’être appelé n’est pas une assurance tous risques ! Il faut se montrer digne de cet appel. Il s’agit donc à la fois d’une Bonne nouvelle : personne n’est exclu de la salle des noces du Fils. Encore faut-il d’une part, répondre à l’invitation et d’autre part, mener une vie qui soit en accord avec le fait de faire partie des invités. François Brossier

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29e dimanche A - 22 octobre 2017

1ère lecture : Is 45, 1-6 Ainsi parle le Seigneur à son messie, à Cyrus, qu’il a pris par la main pour lui soumettre les nations et désarmer les rois, pour lui ouvrir les portes à deux battants, car aucune porte ne restera fermée : « À cause de mon serviteur Jacob, d’Israël mon élu, je t’ai appelé par ton nom, je t’ai donné un titre, alors que tu ne me connaissais pas. Je suis le Seigneur, il n’en est pas d’autre : hors moi, pas de Dieu. Je t’ai rendu puissant, alors que tu ne me connaissais pas, pour que l’on sache, de l’orient à l’occident, qu’il n’y a rien en dehors de moi. Je suis le Seigneur, il n’en est pas d’autre. » Commentaires : En 538 avant J-C., le roi de Perse Cyrus qui vient de battre les Babyloniens autorise les juifs exilés à retourner à Jérusalem. Le prophète décerne à Cyrus le titre de « messie », signifiant par là que son geste en faveur des juifs est inspiré par le Seigneur, Dieu d’Israël. Bien qu’il ne connaisse pas ce Dieu, il en est l’instrument. Car le Dieu d’Israël est l’Unique et personne n’échappe à son pouvoir. Dans la stratégie des rois de Perse, les déplacements de populations ne sont plus de mise ; ils préfèrent laisser chaque pays avec ses coutumes, sa religion et ses lois à condition qu’ils payent leurs impôts et ne s’occupent pas de politique étrangère. François Brossier 2ème lecture : 1Th 1, 1-5b Paul, Silvain et Timothée, à l’Église de Thessalonique qui est en Dieu le Père et dans le Seigneur Jésus Christ. À vous, la grâce et la paix. À tout moment, nous rendons grâce à Dieu au sujet de vous tous, en faisant mémoire de vous dans nos prières. Sans cesse, nous nous souvenons que votre foi est active, que votre charité se donne de la peine, que votre espérance tient bon en notre Seigneur Jésus Christ, en présence de Dieu notre Père. Nous le savons, frères bien-aimés de Dieu, vous avez été choisis par lui. En effet, notre annonce de l’Évangile n’a pas été, chez vous, simple parole, mais puissance, action de l’Esprit Saint, pleine certitude. Commentaire : Après avoir salué l’Église de Thessalonique, Paul adresse à Dieu une action de grâce pour la foi, l’espérance et la charité vécues dans cette Église. Le peuple d’Israël est appelé dans l’A-T le peuple élu ; Paul peut attribuer cette élection à l’Église de Thessalonique comme à toutes les Églises ; cette élection a sa source dans l’amour gratuit de Dieu manifesté en Jésus Christ. François Brossier Evangile : Mt 22,15-21 En ce temps-là, les pharisiens allèrent tenir conseil pour prendre Jésus au piège en le faisant parler. Ils lui voient leurs disciples, accompagnés des partisans d’Hérode : « Maître, lui disent-ils, nous le savons : tu es toujours vrai et tu enseignes le chemin de Dieu en vérité ; tu ne te laisses influencer par personne, car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens. Alors, donne-nous ton avis : Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César, l’empereur ? » Connaissant leur perversité, Jésus dit : « Hypocrites ! pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ? Montrez-moi la monnaie de l’impôt. » Ils lui présentèrent une pièce d’un denier. Il leur dit : « Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ? » Ils répondirent : « De César. » Alors il leur dit : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Commentaires : Le piège est clair : si Jésus refuse l’impôt, il se met en rébellion avec le pouvoir romain ; s’il l’admet, il se compromet avec les païens. Jésus déplace le problème. Puisque la pièce romaine comporte une effigie de l’empereur avec la mention « Tibère César, fils du divin Auguste », les pharisiens qui l’ont dans leur poche se compromettent eux-mêmes ! Les fils d’Israël savent qu’ils ont été créés à l’image de Dieu et non à l’image de l’empereur : qu’ils rendent donc à César ce qui lui appartient mais qu’ils se souviennent qu’ils n’appartiennent qu’à Dieu. Il ne s’agit pas d’instaurer une cloison étanche entre la politique et la religion. Aussi longtemps qu’un pouvoir politique ne prend pas la place de Dieu en se faisant adorer ou en instituant des lois incompatibles avec l’Évangile, le chrétien a toute sa place dans la prise en charge de la cité. François Brossier

29e dimanche A - 22 octobre 2017 - Lire la suite…

30e dimanche A - 29 octobre 2017

1ère lecture : Ex 22, 20-26 Ainsi parle le Seigneur : « Tu n’exploiteras pas l’immigré, tu ne l’opprimeras pas, car vous étiez vous-mêmes des immigrés au pays d’Égypte. Vous n’accablerez pas la veuve et l’orphelin. Si tu les accables et qu’ils crient vers moi, j’écouterai leur cri. Ma colère s’enflammera et je vous ferai périr par l’épée : vos femmes deviendront veuves, et vos fils, orphelins. Si tu prêtes de l’argent à quelqu’un de mon peuple, à un pauvre parmi tes frères, tu n’agiras pas envers lui comme un usurier : tu ne lui imposeras pas d’intérêts. Si tu prends en gage le manteau de ton prochain, tu le lui rendras avant le coucher du soleil. C’est tout ce qu’il a pour se couvrir ; c’est le manteau dont il s’enveloppe, la seule couverture qu’il ait pour dormir. S’il crie vers moi, je l’écouterai, car moi, je suis compatissant ! » Commentaires : Dans l’Ancien Testament, l’immigré, la veuve et l’orphelin représentent par excellence les faibles, les pauvres, ceux qui n’ont aucune protection. Le message de Dieu transmis par Moïse est clair : Dieu se fait le protecteur des faibles et des petits. L’amour du prochain est une nécessité inscrite dans la Loi de Dieu. Jésus le mettra particulièrement en relief lorsqu’il joindra les deux commandements : l’amour de Dieu et l’amour du prochain (Mt 22,34-40). François Brossier 2ème lecture : 1Th 1, 5c-10 Frères, vous savez comment nous nous sommes comportés chez vous pour votre bien. Et vous-mêmes, en fait, vous nous avez imités, nous et le Seigneur, en accueillant la Parole au milieu de bien des épreuves, avec la joie de l’Esprit Saint. Ainsi vous êtes devenus un modèle pour tous les croyants de Macédoine et de Grèce. Et ce n’est pas seulement en Macédoine et en Grèce qu’à partir de chez vous la parole du Seigneur a retenti, mais la nouvelle de votre foi en Dieu s’est si bien répandue partout que nous n’avons pas besoin d’en parler. En effet, les gens racontent, à notre sujet, l’accueil que nous avons reçu chez vous ; ils disent comment vous vous êtes convertis à Dieu en vous détournant des idoles, afin de servir le Dieu vivant et véritable, et afin d’attendre des cieux son Fils qu’il a ressuscité d’entre les morts, Jésus, qui nous délivre de la colère qui vient. Commentaires : Les Thessaloniciens ont imité les apôtres et le Seigneur, non pas parce qu’ils auraient cherché à reproduire leurs vertus morales mais parce qu’ils ont accepté dans leurs épreuves de rejoindre le Christ sur le chemin de la croix. L’action de grâce se poursuit en mettant en relief le cœur de la foi des Thessaloniciens : vous vous êtes convertis à Dieu en vous détournant des idoles, afin de servir le Dieu vivant et véritable, et afin d’attendre des cieux son Fils qu’il a ressuscité d’entre les morts, Jésus, qui nous délivre de la colère qui vient. La colère dont il est question ici, est celle qui se manifestera par la condamnation des pécheurs lors de la venue du Seigneur Jésus. François Brossier Evangile : Mt 22,34-40 En ce temps-là, les pharisiens, apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l’épreuve : « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? » Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. » Commentaires : La question du plus grand commandement était une question très débattue chez les maîtres juifs de l’époque. L’originalité de la réponse de Jésus vient de ce qu’il combine deux commandements. Le premier est récité chaque matin et chaque soir par les juifs et se trouve dans le livre du Deutéronome (6,5). Le second se trouve dans le livre du Lévitique (19,18). L’amour envers Dieu est sans limite : de tout ton cœur, de tout ton être et de toute ta force. L’amour du prochain se mesure à l’amour qu’on se porte à soi-même. Aimer Dieu et son prochain sont inséparables. Jésus manifestera dans sa passion qu’il incarne vraiment cet amour inséparable de l’amour de Dieu et du prochain. François Brossier

30e dimanche A - 29 octobre 2017 - Lire la suite…

31e dimanche A - 5 novembre 2017

1ère lecture : Ml 1, 14b ; 2, 2b.8-10 Je suis un grand roi – dit le Seigneur de l’univers –, et mon nom inspire la crainte parmi les nations. Maintenant, prêtres, à vous cet avertissement : Si vous n’écoutez pas, si vous ne prenez pas à cœur de glorifier mon nom – dit le Seigneur de l’univers –, j’enverrai sur vous la malédiction, je maudirai les bénédictions que vous prononcerez. Vous vous êtes écartés de la route, vous avez fait de la Loi une occasion de chute pour la multitude, vous avez détruit mon alliance avec mon serviteur Lévi, – dit le Seigneur de l’univers. À mon tour je vous ai méprisés, abaissés devant tout le peuple, puisque vous n’avez pas gardé mes chemins, mais agi avec partialité dans l’application de la Loi. Et nous, n’avons-nous pas tous un seul Père ? N’est-ce pas un seul Dieu qui nous a créés ? Pourquoi nous trahir les uns les autres, profanant ainsi l’Alliance de nos pères ? Commentaires : Rappelons que les prêtres dont il est question ici sont les desservants du Temple de Jérusalem, les « sacerdotes. » Au retour de l’Exil, ils vont prendre une grande importance puisqu’ils auront la responsabilité tant cultuelle que politique. (Attention : Dans l’église catholique romaine, en français, les prêtres sont des anciens, des « presbytres, » qui ont la responsabilité de la communauté.) Ce sont donc les prêtres du Temple de Jérusalem que vise Jésus en reprenant les critiques du prophète Malachie, en particulier dans la parabole des vignerons homicides (Mc 12,1-12). L’alliance dont il est question ici, est l’alliance conclue avec les prêtres ; dans la tradition sacerdotale, il y a l’alliance de Dieu avec Noé, c’est-à-dire toute l’humanité ; à l’intérieur de cette alliance, il y a l’alliance avec Abraham, c’est-à-dire avec Israël ; à l’intérieur de cette alliance, il y a une alliance particulière avec les prêtres (cf. Nb 25,10-13 ; Jr 33,19-21). François Brossier 2ème lecture : 1 Th 2, 7b-9.13 Frères, nous avons été pleins de douceur avec vous, comme une mère qui entoure de soins ses nourrissons. Ayant pour vous une telle affection, nous aurions voulu vous donner non seulement l’Évangile de Dieu, mais jusqu’à nos propres vies, car vous nous étiez devenus très chers. Vous vous rappelez, frères, nos peines et nos fatigues : c’est en travaillant nuit et jour, pour n’être à la charge d’aucun d’entre vous, que nous vous avons annoncé l’Évangile de Dieu. Et voici pourquoi nous ne cessons de rendre grâce à Dieu : quand vous avez reçu la parole de Dieu que nous vous faisions entendre, vous l’avez accueillie pour ce qu’elle est réellement, non pas une parole d’hommes, mais la parole de Dieu qui est à l’œuvre en vous, les croyants. Commentaires : Il est regrettable que les versets qui précèdent n’aient pas été retenus pour la lecture de ce dimanche : 05 Jamais, nous n’avons eu un mot de flatterie, vous le savez, jamais de motifs intéressés, Dieu en est témoin ; 06 jamais nous n’avons recherché la gloire qui vient des hommes, ni auprès de vous ni auprès d’autres personnes. 07 Alors que nous aurions pu nous imposer en qualité d’apôtres du Christ, au contraire, nous avons été pleins de douceur avec vous, comme une mère qui entoure de soins ses nourrissons. Jamais donc Paul n’a voulu s’imposer et encore moins être à charge des communautés qu’il fondait. On sait qu’il avait le métier de fabricant de tentes (Ac 18,3). Il a aussi été aidé par des communautés bien établies comme celle de Philippes (Ph 4,15-16). Une seule chose comptait pour lui : annoncer la parole de Dieu et faire en sorte qu’elle soit reçue comme telle et non comme sa propre parole dont il pourrait se glorifier. François Brossier Evangile : Mt 23,1-12 En ce temps-là, Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples, et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas. Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ; ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi. Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères. Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux. Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. » Commentaires : Jésus ne conteste pas aux scribes pharisiens la qualité d’interprète de Moïse. Ce qu’il leur reproche, c’est l’hypocrisie. Ils rappellent en permanence tous les préceptes de la Loi de Moïse, mais eux-mêmes ne les appliquent pas ou trouvent des astuces pour les contourner. Ils se présentent comme des modèles mais ne le sont qu’en façade ; les phylactères (boîtes de cuir qui se portent sur le front et au poignet pendant la prière et qui contiennent quelques versets de la Bible) qu’ils choisissent sont surdimensionnés pour être bien vus ; de même pour les franges. C’est pour éviter que les responsables d’Église tombent dans ces travers que l’évangéliste rapporte ces paroles où Jésus rappelle que nous n’avons qu’un seul maître, le Christ, qu’un seul Père, celui qui est aux cieux. Dans l’optique du Royaume de Dieu, le meilleur titre pour tout responsable est celui de « serviteur ». François Brossier

31e dimanche A - 5 novembre 2017 - Lire la suite…

32e dimanche A - 12 novembre 2017

1ère lecture :Sg 6, 12-16 La Sagesse est resplendissante, elle ne se flétrit pas. Elle se laisse aisément contempler par ceux qui l’aiment, elle se laisse trouver par ceux qui la cherchent. Elle devance leurs désirs en se faisant connaître la première. Celui qui la cherche dès l’aurore ne se fatiguera pas : il la trouvera assise à sa porte. Penser à elle est la perfection du discernement, et celui qui veille à cause d’elle sera bientôt délivré du souci. Elle va et vient à la recherche de ceux qui sont dignes d’elle ; au détour des sentiers, elle leur apparaît avec un visage souriant ; dans chacune de leurs pensées, elle vient à leur rencontre. Commentaires : La sagesse désigne, dans la Bible, la faculté de discernement. Elle est particulièrement précieuse pour ceux qui gouvernent, tel le roi Salomon réputé pour sa sagesse. Dans le passage que nous lisons en ce dimanche, la sagesse est une vertu divine et elle désigne Dieu lui-même dans ses rapports avec les hommes. François Brossier 2ème lecture : 1Th 4, 13-18 – brève 13-14 Frères, nous ne voulons pas vous laisser dans l’ignorance au sujet de ceux qui se sont endormis dans la mort ; il ne faut pas que vous soyez abattus comme les autres, qui n’ont pas d’espérance. Jésus, nous le croyons, est mort et ressuscité ; de même, nous le croyons aussi, ceux qui se sont endormis, Dieu, par Jésus, les emmènera avec lui. Car, sur la parole du Seigneur, nous vous déclarons ceci : nous les vivants, nous qui sommes encore là pour la venue du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui se sont endormis. Au signal donné par la voix de l’archange, et par la trompette divine, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts dans le Christ ressusciteront d’abord. Ensuite, nous les vivants, nous qui sommes encore là, nous serons emportés sur les nuées du ciel, en même temps qu’eux, à la rencontre du Seigneur. Ainsi, nous serons pour toujours avec le Seigneur. Réconfortez-vous donc les uns les autres avec ce que je viens de dire. Commentaires : Dans le judaïsme contemporain du N-T, il y avait plusieurs manières de se représenter la fin des temps. Paul reprend ici un modèle où les morts rejoignent les vivants pour être tous emportés sur les nuées du ciel à la rencontre du Seigneur. Paul veut rassurer les chrétiens qui s’inquiètent de voir un certain nombre de leurs proches déjà morts avant la Parousie. Ceux-ci ne seront pas défavorisés puisqu’ils ressusciteront pour rejoindre les vivants avant que tous soient conviés à demeurer pour toujours avec le Seigneur. L’expression « emportés sur les nuées du ciel » fait clairement allusion à la vision de Daniel (Dn 7,13) où le Fils d’homme arrive sur les nuées du ciel jusqu’à Dieu. Dans le texte de Paul, Jésus est ce Fils d’homme qui entraîne les fidèles à sa suite jusqu’au trône de Dieu. François Brossier Evangile : Mt 25,1-13 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « Le royaume des Cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux. Cinq d’entre elles étaient insouciantes, et cinq étaient prévoyantes : les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile, tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes, des flacons d’huile. Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent. Au milieu de la nuit, il y eut un cri : ‘Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.’ Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et se mirent à préparer leur lampe. Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes : ‘Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.’ Les prévoyantes leur répondirent : ‘Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands vous en acheter.’ Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent : ‘Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !’ Il leur répondit : ‘Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.’ Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. » Commentaires : Cette parabole fait partie d’un ensemble de paraboles qui évoquent la fin des temps. Il s’agit d’une allégorie, c’est-à-dire d’un récit où tous les éléments sont à traduire. Les noces évoquent les noces éternelles où Jésus (l’époux) viendra rassembler tous les hommes dans le Royaume de son Père ; les jeunes filles désignent les membres de la communauté chrétienne qui attendent cette venue de Jésus à la fin des temps. Qu’est-ce qui est reproché aux insensées ? C’est de vivre au jour le jour sans rien faire comme si cette fin des temps était imminente. Elles n’ont pas prévu la durée de l’attente. C’est déjà ce que reprochait St Paul à certains Thessaloniciens (2 Th 3,11) qui ne travaillaient pas du fait qu’ils croyaient la fin des temps imminente. Or attendre la venue de Jésus, c’est être actif, c’est travailler à l’établissement de son Règne, c’est faire fructifier les dons messianiques qu’il a confié à ses disciples. C’est ainsi qu’on se munit de sa réserve d’huile pour reprendre l’image de la Parabole. Attendre la venue de Jésus Christ, c’est donc tout à la fois être prêt pour cette venue qui sera soudaine et en même temps travailler dans la perspective d’une longue route où la quête de la Sagesse est au bout de la fidélité. François Brossier

32e dimanche A - 12 novembre 2017 - Lire la suite…

33e dimanche A - 19 novembre 2017

1ère lecture : Pr 31, 10-31 Une femme parfaite, qui la trouvera ? Elle est précieuse plus que les perles ! Son mari peut lui faire confiance : il ne manquera pas de ressources. Elle fait son bonheur, et non pas sa ruine, tous les jours de sa vie. Elle sait choisir la laine et le lin, et ses mains travaillent volontiers. Elle tend la main vers la quenouille, ses doigts dirigent le fuseau. Ses doigts s’ouvrent en faveur du pauvre, elle tend la main au malheureux. Le charme est trompeur et la beauté s’évanouit ; seule, la femme qui craint le Seigneur mérite la louange. Célébrez-la pour les fruits de son travail : et qu’aux portes de la ville, ses œuvres disent sa louange ! Commentaires : Le livre des Proverbes rassemble des réflexions des sages d’Israël de différentes époques. Il témoigne des efforts pour traduire dans la vie de tous les jours la fidélité au Seigneur, Dieu d’Israël. Certes, le portrait qui est fait de la femme vaillante qui fait fructifier ses talents est lié à une civilisation loin de la nôtre. Mais il montre que dans l’Ancienne Alliance déjà, la femme n’était pas considérée comme inférieure à l’homme. François Brossier 2ème Lecture : 1Th 5, 1-6 Pour ce qui est des temps et des moments de la venue du Seigneur, vous n’avez pas besoin, frères, que je vous en parle dans ma lettre. Vous savez très bien que le jour du Seigneur vient comme un voleur dans la nuit. Quand les gens diront : « Quelle paix ! quelle tranquillité ! », c’est alors que, tout à coup, la catastrophe s’abattra sur eux, comme les douleurs sur la femme enceinte : ils ne pourront pas y échapper. Mais vous, frères, comme vous n’êtes pas dans les ténèbres, ce jour ne vous surprendra pas comme un voleur. En effet, vous êtes tous des fils de la lumière, des fils du jour ; nous n’appartenons pas à la nuit et aux ténèbres. Alors, ne restons pas endormis comme les autres, mais soyons vigilants et restons sobres. Commentaires : De tous temps, les hommes ont cherché à connaître la date de la fin du monde. À chaque génération, il se trouve des illuminés pour annoncer la date exacte de cette fin. Paul a bien retenu l’enseignement de Jésus : il n’est pas question de spéculer sur les dates ou les délais. Ce qui est sûr, c’est que la fin des temps arrivera par surprise. Une seule solution pour être prêts quand la fin arrivera : être vigilants en menant une vie de fils de la lumière. François Brossier Evangile : Mt 25,14-30 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « C’est comme un homme qui partait en voyage : il appela ses serviteurs et leur confia ses biens. À l’un il remit une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul talent, à chacun selon ses capacités. Puis il partit. Aussitôt, celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla pour les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un alla creuser la terre et cacha l’argent de son maître. Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint et il leur demanda des comptes. Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha, présenta cinq autres talents et dit : ‘Seigneur, tu m’as confié cinq talents ; voilà, j’en ai gagné cinq autres.’ Son maître lui déclara : ‘Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.’ Celui qui avait reçu deux talents s’approcha aussi et dit : ‘Seigneur, tu m’as confié deux talents ; voilà, j’en ai gagné deux autres.’ Son maître lui déclara : ‘Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.’ Celui qui avait reçu un seul talent s’approcha aussi et dit : ‘Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain. J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient.’ Son maître lui répliqua : ‘Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. À celui qui a, on donnera encore, et il sera dans l’abondance ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dans les ténèbres extérieures ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents !’ » Commentaire : Il s’agit encore d’une allégorie où l’homme qui part en voyage désigne Jésus et les serviteurs, les disciples. Le départ correspond à sa glorification, son retour, à la fin des temps. Mais cette parabole est souvent lue de travers à cause du sens qu’a pris le mot « talent » en français : il équivaut à « ce pourquoi quelqu’un est doué ». Or, dans la parabole, il s’agit d’une somme d’argent représentant les biens confiés par le maître à ses serviteurs. Quels sont les biens que Jésus confie à ses disciples ? Les biens messianiques, la Bonne Nouvelle de l’Évangile. Le message de Jésus est clair : le disciple qui se contente de ranger dans sa bibliothèque sa Bible et son catéchisme n’est pas fidèle à son baptême. Seul celui qui prend des risques en allant porter la Bonne Nouvelle à ceux qui ne la connaissent pas, ou qui fait preuve de créativité pour dire de façon renouvelée cette Bonne Nouvelle, ou encore qui ne craint pas la persécution ou les sarcasmes, s’est montré digne des biens que le maître lui a confiés. Celui qui se contente de conserver ou de répéter, celui là a tout perdu, même ce qu’il croyait pouvoir conserver en ne l’utilisant pas ! François Brossier

33e dimanche A - 19 novembre 2017 - Lire la suite…

34e dimanche A Le Christ, Roi de l'Univers - 26 novembre 2017

1ère lecture : Ez 34, 11-17 Ainsi parle le Seigneur Dieu : Voici que moi-même, je m’occuperai de mes brebis, et je veillerai sur elles. Comme un berger veille sur les brebis de son troupeau quand elles sont dispersées, ainsi je veillerai sur mes brebis, et j’irai les délivrer dans tous les endroits où elles ont été dispersées un jour de nuages et de sombres nuées. C’est moi qui ferai paître mon troupeau, et c’est moi qui le ferai reposer, – oracle du Seigneur Dieu. La brebis perdue, je la chercherai ; l’égarée, je la ramènerai. Celle qui est blessée, je la panserai. Celle qui est malade, je lui rendrai des forces. Celle qui est grasse et vigoureuse, je la garderai, je la ferai paître selon le droit. Et toi, mon troupeau – ainsi parle le Seigneur Dieu –, voici que je vais juger entre brebis et brebis, entre les béliers et les boucs. Commentaires : Dans le chapitre 34 du livre d’Ézéchiel, Dieu s’adresse à son peuple pour dénoncer l’attitude des rois qui se sont montrés de très mauvais bergers. Il annonce que c’est lui-même qui va se faire le berger d’Israël. Comme un bon berger, il prendra soin en particulier de la brebis perdue ou blessée. Dans la parabole de Lc 15,1-7, Jésus se présentera lui-même comme le bon berger réalisant cette promesse de Dieu. François Brossier 2ème lecture : 1Co 15, 20-26.28 Frères, le Christ est ressuscité d’entre les morts, lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis. Car, la mort étant venue par un homme, c’est par un homme aussi que vient la résurrection des morts. En effet, de même que tous les hommes meurent en Adam, de même c’est dans le Christ que tous recevront la vie, mais chacun à son rang : en premier, le Christ, et ensuite, lors du retour du Christ, ceux qui lui appartiennent. Alors, tout sera achevé, quand le Christ remettra le pouvoir royal à Dieu son Père, après avoir anéanti, parmi les êtres célestes, toute Principauté, toute Souveraineté et Puissance. Car c’est lui qui doit régner jusqu’au jour où Dieu aura mis sous ses pieds tous ses ennemis. Et le dernier ennemi qui sera anéanti, c’est la mort. Et, quand tout sera mis sous le pouvoir du Fils, lui-même se mettra alors sous le pouvoir du Père qui lui aura tout soumis, et ainsi, Dieu sera tout en tous. Commentaires : N’oublions pas que tout le chapitre 15 de la lettre aux Corinthiens concerne la résurrection de Jésus et les conséquences de celle-ci pour les croyants. Il est bon de rappeler les versets qui précèdent : 19 Si nous avons mis notre espoir dans le Christ pour cette vie seulement, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes. 20 Mais non ! le Christ est ressuscité d’entre les morts, lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis. Dans la lettre aux Romains, Paul développera l’antithèse Adam-Christ : dans cette antithèse, ce qui est premier, c’est le Christ, source de vie pour tout homme. Pour Paul, la figure d’Adam n’est que l’antithèse de Jésus, symbolisant la solidarité de tous les hommes dans le mal. La résurrection de Jésus marque sa victoire définitive sur les puissances du mal et en tout dernier la mort. L’image retenue est celle que nous trouvons sur les stèles chantant la victoire d’un roi : celui-ci piétine ses ennemis en signe de victoire totale. Jésus ressuscité est désormais le roi serviteur remettant son pouvoir à Dieu son Père. François Brossier Evangile : Mt 25,31-46 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs : il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche. Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : ‘Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !’ Alors les justes lui répondront : ‘Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu...? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ? tu étais malade ou en prison... Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?’ Et le Roi leur répondra : ‘Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.’ Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : ‘Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges. Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.’ Alors ils répondront, eux aussi : ‘Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?’ Il leur répondra : ‘Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.’ Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. » Commentaires : À travers ce récit haut en couleurs, Jésus nous parle du jugement dernier. Celui-ci ne concerne pas seulement les chrétiens mais tous les êtres humains. Jésus nous dit : le critère ultime permettant de juger les êtres humains, ce sera le degré d’amour qu’ils auront manifesté pour les autres, spécialement les plus petits, c’est-à-dire ceux qui sont dans la détresse physique et morale. « Ce que vous aurez fait à l’un des plus petits, c’est à moi que vous l’avez fait ». Bien des passages des évangiles nous donnent l’exemple de Jésus se tournant vers les exclus, ceux qui sont dans la détresse physique ou morale. Jésus est le berger évoqué dans la première lecture et est chanté dans le Psaume ; il est ce berger qui prend le risque de quitter 99 brebis pour courir dans le désert à la recherche de la brebis égarée. Jésus est celui qui n’hésite pas à rentrer en contact avec un lépreux pour le guérir. Il est surtout celui qui va jusqu’à donner sa vie par amour de l’humanité. Jésus est donc à la fois le modèle et celui qui s’identifie aux plus « petits ». Mais attention : ceux qui ont faim, les étrangers, ceux qui sont en prison, les malades ne sont pas des tickets que l’on achète pour aller au ciel. S’ils ne sont pas aimés pour eux-mêmes, notre geste est vain. Seul le jugement du Christ ressuscité révèlera pleinement la portée et la solidarité en lui de nos actes en faveur de ceux qui sont dans la détresse. François Brossier

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Accès au portail Internet

Ce portail donne accès au catalogue des livres et revues de la bibliothèque et du Centre de Documentation et permet aux abonnés de réserver des ouvrages.

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Baptême

" Celui-ci est mon Fils Bien Aimé ; en lui j'ai mis tout mon amour " Mt 3,17 nous dit l'Evangile lors du baptême de Jésus. Chacun est unique et Dieu aime chacun comme il est, d'un amour infini.

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Charte de la laïcité

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Charte de la personne âgée

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Charte de la personne hospitalisée

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Journée des vocations

Rassemblement pour les vocations sacerdotales à la Ferté Saint Cyr les 6 et 7 Mai 2017, en présence de Mgr Jean Pierre Batut, du supérieur des Spiritains, des communautés de prêtres et de religieux, de séminaristes et de prêtres diocésains.

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L'Eglise vous accompagne

Consultez le site de la Pastorale de la famille

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L'Eglise vous accompagne

Consultez le site de la Pastorale de la santé

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La sédation en question

En cliquant sur le lien suivant vous trouverez un petit film produit par la télévision KTO :

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Le CIPH

Cette formation spécifique pour les aumôniers se déroule dans un cycle sur 2 ans à l'UCO,Université Catholique de l'Ouest. Suivez le petit lien (URL) ci-dessous pour accéder au programme.

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Les EHPAD du 41 - Liste ARS

L'Agence régionale de santé met à disposition une liste actualisée des Etablissements d'Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes. Celle-ci concerne le Loir et Cher.

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Lourdes jeunes

Pélérinage des jeunes de 12 à 17 ans (du dimanche 9 au vendredi 14 juillet 2017)

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Malades

Pris de pitié pour le lépreux, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit: «Je le veux, sois purifié.» Marc, 1, 41

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Mariage

" L’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! " Marc 10, 7-9

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Obsèques

Jésus lui dit : " Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais." Jean, 11-25

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Pardon

Jésus lui dit: «Moi non plus, je ne te condamne pas; vas-y et désormais ne pèche plus.» Jean 8, 1-11

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Pourquoi des soins palliatifs

En cliquant sur le lien suivant vous trouverez un petit film produit par la télévision KTO :

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Qu’est-ce que le sacrement de pénitence et de réconciliation ?

Ce sacrement est le signe de l´amour infini de Dieu. Le pardon de Dieu est toujours possible, si nous faisons une démarche vraiment sincère. En se reconnaissant pécheur, nous croyons que l´Amour infini de Dieu est toujours le plus fort. Le dialogue avec un prêtre est le signe efficace de la réconciliation avec Dieu et avec nos frères.

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Quel accompagnement spirituel ?

En cliquant sur le lien suivant vous trouverez un petit film produit par la télévision KTO :

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Rencontre avec un prêtre

Quelques lieux et horaires pour vivre le sacrement de réconciliation dans le diocèse.

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Se préprarer à vivre le sacrement de réconciliation

Cela signifie se placer déjà sous le regard d’amour de Dieu, en choisissant un passage de la Parole de Dieu pour y discerner son appel. C'est aussi regarder sa vie traversée d’amour et de péché, et se rapprocher du Seigneur pour qu’il nous aide à discerner.

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Site Santé de la CEF

Le lien est tout petit mais il vous conduit directement au site de la Conférence des Evêques de France (CEF)

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Tous les Saints A - 1er novembre 2017

1ère lecture : Ap 7, 2-14 Moi, Jean, j’ai vu un ange qui montait du côté où le soleil se lève, avec le sceau qui imprime la marque du Dieu vivant ; d’une voix forte, il cria aux quatre anges qui avaient reçu le pouvoir de faire du mal à la terre et à la mer : « Ne faites pas de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, avant que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu. » Et j’entendis le nombre de ceux qui étaient marqués du sceau : ils étaient cent quarante-quatre mille, de toutes les tribus des fils d’Israël. Après cela, j’ai vu : et voici une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main. Et ils s’écriaient d’une voix forte : « Le salut appartient à notre Dieu qui siège sur le Trône et à l’Agneau ! » Tous les anges se tenaient debout autour du Trône, autour des Anciens et des quatre Vivants ; se jetant devant le Trône, face contre terre, ils se prosternèrent devant Dieu. Et ils disaient : « Amen ! Louange, gloire, sagesse et action de grâce, honneur, puissance et force à notre Dieu, pour les siècles des siècles ! Amen ! » L’un des Anciens prit alors la parole et me dit : « Ces gens vêtus de robes blanches, qui sont-ils, et d’où viennent-ils ? » Je lui répondis : « Mon seigneur, toi, tu le sais. » Il me dit : « Ceux-là viennent de la grande épreuve ; ils ont lavé leurs robes, ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau. » Commentaires : L’Apocalypse de saint Jean donne aux chrétiens, sous forme de visions, la révélation de Jésus Christ et de ce que sa venue a changé pour l’humanité. Ce qui n’est pas perceptible par des yeux humains, le voyant le fait découvrir en transportant son lecteur au ciel. Dans le passage qui nous est donné pour cette fête de la Toussaint, le voyant nous fait découvrir la foule immense de ceux qui sont sauvés par la passion de Jésus, l’Agneau de Dieu. Il y a d’abord les fils d’Israël : leur nombre indique vraiment la multitude grâce au jeu des chiffres : 144000 soit 12 (les 12 tribus d’Israël) x 12 x 1000 (chiffre de la multitude). Il y a ensuite une multitude que personne ne peut dénombrer tant ils sont nombreux. C’est dire que le salut n’est pas réservé à quelques-uns seulement. Tous ces sauvés qui chantent devant le trône de Dieu porte des vêtements blancs ; c’est la couleur des vêtements de ceux qui appartiennent au monde de Dieu. Cela fait penser à la robe baptismale. L’origine de cette robe blanche n’est pas à prendre avec un esprit matérialiste : « car ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau. » François Brossier 2ème lecture : 1 Jn 3, 1-3 Bien-aimés, voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes. Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas : c’est qu’il n’a pas connu Dieu. Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est. Et quiconque met en lui une telle espérance se rend pur comme lui-même est pur. Commentaires : En Jésus Christ, nous sommes devenus par le baptême enfants de Dieu. Comme le monde n’a pas su reconnaître en Dieu le Père qui a manifesté son amour en Jésus Christ, il lui est impossible de reconnaître dans les chrétiens des enfants de Dieu. En ce jour de Toussaint, cette lettre révèle les deux étapes par lesquelles passent les croyants : ils deviennent enfants de Dieu dès le début de la vie chrétienne mais de façon masquée puis, à la fin, tout se dévoile dans la claire vision du Fils de Dieu. François Brossier Evangile : Mt 5, 1-12a En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait : « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! » Commentaires : Ce « Sermon sur la montagne » s’adresse aux disciples de Jésus, c’est-à-dire à ceux qui, déjà, ont été séduits par la personne de Jésus et son annonce du Règne de Dieu. Seuls ceux qui ont mis leurs pas dans ceux du Christ peuvent entendre ses exigences. Jésus leur annonce que le chemin qu’il propose conduit au bonheur dès maintenant. Le pauvre de cœur est celui qui se conduit comme tel face à Dieu et lui fait totalement confiance. Le doux est celui qui, à l’exemple de Jésus, refuse de s’imposer par la force et se fait serviteur de ses frères. Les disciples qui pleurent dans leurs épreuves misent sur le réconfort promis par Dieu tel qu’il s’exprimait déjà en Is 61,2 où l’oint du Seigneur est venu consoler les affligés. Avoir faim et soif de justice, c’est aspirer à la victoire des droits de Dieu en eux-mêmes et dans le monde. Le miséricordieux est celui qui sait pardonner comme Dieu lui pardonne. Quant l’évangile parle de cœur pur, il ne vise pas la sexualité (du moins pas directement) mais bien la droiture, la franchise et l’absence de duplicité. Le pacifique est celui travaille à réconcilier les hommes entre eux et favorise les relations humaines dénuées d’agressivité. Les attitudes prônées par les premières béatitudes suscitent une vive opposition de la part des violents et des dominateurs. Jésus a montré par sa mort et sa résurrection que le mal n’aura pas le dernier mot. François Brossier

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