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Diocèse de Blois

Sainte Marie, Mère de Dieu -1er janvier 2018

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1ère lecture : Nb 6/22-27
Le Seigneur parla à Moïse. Il dit : « Parle à Aaron et à ses fils. Tu leur diras : Voici en quels termes vous bénirez les fils d’Israël : “Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il te prenne en grâce ! Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix !” ls invoqueront mon nom sur les fils d’Israël, et moi, je vous bénirai. »

Commentaire
En ce 1er jour de l’année, cette bénédiction de Dieu prononcée par Aaron et ses fils vaut mieux que tous les vœux stéréotypés prononcés en ce début d’année.
« Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage » équivaut en français à « Que le Seigneur te montre un visage souriant, » et « Que le Seigneur tourne vers toi son visage » équivaut à « Que le Seigneur te regarde avec bienveillance. »
« Qu’il t’apporte la paix » : au sens fort, le mot hébreu « shalom » veut dire non seulement être en paix mais aussi accéder à la plénitude du bonheur.
François Brossier

 

2ème lecture : Gal 4/4-7
Frères, lorsqu’est venue la plénitude des temps, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme et soumis à la loi de Moïse, afin de racheter ceux qui étaient soumis à la Loi et pour que nous soyons adoptés comme fils. Et voici la preuve que vous êtes des fils : Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, et cet Esprit crie « Abba ! », c’est-à-dire : Père ! Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils, et puisque tu es fils, tu es aussi héritier : c’est l’œuvre de Dieu.

 

Commentaire
Dieu a préparé de longue date le salut des hommes. Celui-ci s’accomplit pleinement par la venue de Jésus. Étant né d’une femme, il a partagé pleinement notre humanité. Alors que l’humanité est vouée à la mort du fait qu’elle est incapable d’obéir à la loi de Moïse, Jésus est venu la racheter. La loi n’a plus d’emprise sur ceux qui sont devenus des fils. La preuve de cette filiation divine est donnée par l’Esprit qui nous donne l’audace de nous acresser à Dieu en l’appelant « Abba- Père. »
François Brossier

 

Evangile : Lc 2/16-21
En ce temps-là les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé. Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception.

 

Commentaires
Les bergers préfigurent tous les chrétiens qui iront témoigner de leur foi en Jésus le Fils de Dieu jusqu’aux extrémités de la terre. Et « Tout le monde s’étonnait de ce que racontaient les bergers » préfigure tous ceux qui au cours des siècles entendront cette Bonne nouvelle.
Quant à Marie qui « retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur », elle oriente notre lecture dans deux directions : d’une part, Marie est le modèle de la contemplation qui est aussi importante que la mission représentée par les bergers ; d’autre part, elle indique que le sens des événements de la naissance de Jésus ne révèleront leur plénitude de sens qu’à la fin de l’évangile, à la mort et à la résurrection de Jésus.
On notera le contraste entre Jean Baptiste et Jésus : l'évangéliste a longuement raconté sa circoncision et consacré deux versets seulement pour sa naissance ; pour Jésus, c'est l'inverse : à partir de sa venue, pour les chrétiens, le signe d'appartenance au peuple de Dieu n'est plus la circoncision mais le baptême.
François Brossier

On notera le contraste entre Jean Baptiste et Jésus : l'évangéliste a longuement raconté sa circoncision et consacré deux versets seulement pour sa naissance ; pour Jésus, c'est l'inverse : à partir de sa venue, pour les chrétiens, le signe d'appartenance au peuple de Dieu n'est plus la circoncision mais le baptême.
François Brossier

Les bergers préfigurent tous les chrétiens qui iront témoigner de leur foi en Jésus le Fils de Dieu jusqu’aux extrémités de la terre. Et « Tout le monde s’étonnait de ce que racontaient les bergers » préfigure tous ceux qui au cours des siècles entendront cette Bonne nouvelle.
Quant à Marie qui « retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur », elle oriente notre lecture dans deux directions : d’une part, Marie est le modèle de la contemplation qui est aussi importante que la mission représentée par les bergers ; d’autre part, elle indique que le sens des événements de la naissance de Jésus ne révèleront leur plénitude de sens qu’à la fin de l’évangile, à la mort et à la résurrection de Jésus.