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Diocèse de Blois

4e dimanche B – 28 janvier 2018

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1ère lecture Dt 18/ 15-20

Moïse disait au peuple : « Au milieu de vous, parmi vos frères, le Seigneur votre Dieu fera se lever un prophète comme moi, et vous l’écouterez. C’est bien ce que vous avez demandé au Seigneur votre Dieu, au mont Horeb, le jour de l’assemblée, quand vous disiez : “Je ne veux plus entendre la voix du Seigneur mon Dieu, je ne veux plus voir cette grande flamme, je ne veux pas mourir !” Et le Seigneur me dit alors : “Ils ont bien fait de dire cela. Je ferai se lever au milieu de leurs frères un prophète comme toi ; je mettrai dans sa bouche mes paroles, et il leur dira tout ce que je lui prescrirai. Si quelqu’un n’écoute pas les paroles que ce prophète prononcera en mon nom, moi-même je lui en demanderai compte. Mais un prophète qui aurait la présomption de dire en mon nom une parole que je ne lui aurais pas prescrite, ou qui parlerait au nom d’autres dieux, ce prophète-là mourra.” »

 

Commentaire :

Dans le Deutéronome, la fonction prophétique est clairement définie comme la seule voix qui puisse actualiser les paroles de Moïse, le prophète par excellence. La tradition chrétienne a identifié ce prophète attendu à Jésus Christ (cf. Ac 3,22-23). C’est lui qui porte à leur perfection les promesses divines : Je ferai se lever au milieu de leurs frères un prophète comme toi ; je mettrai dans sa bouche mes paroles, et il leur dira tout ce que je lui prescrirai.
François Brossier

 

2ème lecture : 1Co 7/32-35
Frères, j’aimerais vous voir libres de tout souci. Celui qui n’est pas marié a le souci des affaires du Seigneur, il cherche comment plaire au Seigneur. Celui qui est marié a le souci des affaires de ce monde, il cherche comment plaire à sa femme, et il se trouve divisé. La femme sans mari, ou celle qui reste vierge, a le souci des affaires du Seigneur, afin d’être sanctifiée dans son corps et son esprit. Celle qui est mariée a le souci des affaires de ce monde, elle cherche comment plaire à son mari. C’est dans votre intérêt que je dis cela ; ce n’est pas pour vous tendre un piège, mais pour vous proposer ce qui est bien, afin que vous soyez attachés au Seigneur sans partage.

 

Commentaire :

Rappelons que Paul a commencé par affirmer au verset 25 : Au sujet du célibat, je n'ai pas reçu d'ordre spécial du Seigneur, mais je donne mon avis, moi qui suis devenu digne de confiance grâce au pardon du Seigneur.

Paul souhaite pour tous un attachement sans faille au Seigneur. C’est en fonction de cet attachement qu’il dit sa préférence pour le célibat. Celui-ci est un signe fort qui annonce le Royaume à venir. Il est vécu en particulier par les religieux, les religieuses et, dans la partie latine de l’Église latine, par les prêtres. Il est possible d’avoir un avis différent de Paul concernant les gens mariés : une vie de couple menée dans la fidélité est aussi un signe, celui de l’amour du Christ pour l’Église. C’est ce qui sera développé dans la lettre aux Éphésiens (Ep 5,25-33).

François Brossier

 

Evangile : Mc 1/21-28
Jésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. » Jésus l’interpella vivement : « Tais-toi ! Sors de cet homme. » L’esprit impur le fit entrer en convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui. Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. » Sa renommée se répandit aussitôt partout, dans toute la région de la Galilée.

 

Commentaire :

Au début de son ministère en Galilée, Jésus enseigne, guérit les malades et chasse les démons. Cette dernière activité consiste à libérer quelqu’un qui ne s’appartient plus, qui est aliéné sous l’emprise de l’esprit du mal. Mais Jésus ne se présente pas comme un exorciste ordinaire. Il ne fait pas de gestes spectaculaires. Il parle avec autorité et cela suffit. Surtout, les exorcismes ne sont jamais séparés de l’enseignement car la guérison du possédé n’est que le signe visible de la véritable libération apportée par Jésus. Nous croyons qu’avec lui et en lui nous passons de la mort à la vie et nous redisons avec Jean-Baptiste : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. » Au début de l’évangile de Marc, les Galiléens n’en sont qu’au questionnement : « Qu'est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité ! Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent. » Il faudra aller jusqu’à la croix pour pouvoir proclamer avec le centurion : « Vraiment cet homme était le Fils de Dieu ! »

François Brossier