Appel du Conseil permanent des évêques de France
"À l’heure où nous écrivons, notre pays n’est pas encore sorti de la crise dite « des gilets jaunes » : crise révélatrice d’un malaise très profond et très ancien, qui engendre une grave défiance envers les responsables politiques.
Il serait à coup sûr très dommageable que cette situation délétère se prolonge. Mais chacun sent, plus ou moins confusément, que la sortie de crise sera difficile car les enjeux sont tout autres que conjoncturels : il en va de notre capacité collective d’espérer et de bâtir l’avenir. Comme nous l’écrivions il y a deux ans, « il faudrait être sourds ou aveugles pour ne pas nous rendre compte de la lassitude, des frustrations, parfois des peurs et même de la colère, intensifiées par les attentats et les agressions, qui habitent une part importante des habitants de notre pays, et qui expriment ainsi des attentes et de profonds désirs de changements. Il faudrait être indifférents et insensibles pour ne pas être touchés par les situations de précarité et d’exclusion que vivent beaucoup sur le territoire national »
Lettre d'accompagnement de Mgr Batut aux fidèles du diocèse
Chers frères et sœurs,
En prenant connaissance de l’Appel aux catholiques de France et à nos concitoyens rédigé par le Conseil permanent de la CEF et joint à cet envoi, plusieurs objections se sont peut-être présentées à votre esprit : pourquoi, alors que les vacances scolaires approchent et que la préparation de Noël demande beaucoup de temps et d’énergie (spécialement dans les paroisses), lancer un appel à se mobiliser pour prendre part à un débat national qui va peutêtre tourner court ? Et pourquoi le faire alors que le gouvernement vient d’engager lui-même son « grand débat national » et a invité les mairies à ouvrir leurs portes aux citoyens pour ce débat ?

